S’inspirant d’une interprétation de
Lao Tse, un mouvement se dessine qui rassemble aujourd’hui de
plus en plus d’adeptes : le polyamour ou polyamorisme.
Il ne s’agit pas d’avoir de multiples partenaires un peu
n’importe comment, au gré de la fantaisie d’un moment,
encore moins de se livrer à l’orgie, mais bien d’afficher
clairement ses relations amoureuses ou sexuelles avec l’approbation
de chaque partenaire… Ainsi, en pratiquant le polyamour, on adopte
du même coup la polyfidélité.
Un récent article paru dans Le Monde sous la plume d’Eric
Nunès, relate l’intervention remarquée du Dr Meg
Barker à la Société britannique de Psychologie
(avril 2005). Le Psychologue, soutenue par son amante et collaboratrice
Ani Ritchie explique placidement « J’ai quatre partenaires…Deux
principaux et deux que je rencontre chaque semaine, deux hommes et deux
femmes… »

Réveiller et stimuler les ardeurs des couples
déçus de l’échangisme et autres partagismes…
Le site http://www.polyamour.org
propose une série de définitions, et de principes qui
permettront au néophyte de s’y retrouver, et qui sait,
de rejoindre la voie… On y trouve en outre une rubrique questions
et réponses qui traduit les doutes, les solutions, les déceptions,
et présente quelques témoignages significatifs.
Le Polyamour se fonde sur l’idée que le couple qu’il
soit hétéro ou homosexuel ne suffit pas et loin s’en
faut comme cadre d’épanouissement de la sexualité.
Il convient donc de s’en débarrasser et de valoriser
l’individualisme. Ce qui compte désormais, c’est
l’accomplissement de soi, et comme nul ne saurait prétendre
satisfaire toutes les aspirations de l’autre comme on tente de
le faire croire dans un couple monogame, autant cesser d’être
hypocrite et adopter un mode de vie différent. Les pratiquants
du polyamour sont généralement célibataires, mais
se retrouvent régulièrement entre partenaires attitrés.

L’amour
s’additionne, il ne se soustrait ni se divise,
pour soutenir cette position, les auteurs prennent pour exemple l’amour
qu’on porte à ses enfants, quel qu’en soit le nombre,
on les aime tous autant. Pourquoi en serait-il autrement dans les relations
amoureuses ? Les auteurs expliquent toutefois que, certaines civilisations
sont plus propices que d’autres à l’avènement
du polyamour, notamment celles où la femme est reconnue en tant
qu’être humain à part entière… «
La civilisation se caractérise par la façon dont un peuple
partage la même conception de Dieu, de la politique, de l'économie,
des sentiments, et des relations sexuelles. Chaque civilisation se croit
universelle. Par définition aucune ne l'est. Les civilisations
occidentales, confucéennes, et boudhistes se prêtent au
polyamorisme, pas les autres. Aussi séduisant soit-il le polyamorisme
a ses limites ».
Voilà donc de quoi secouer nos vieilles certitudes et dépoussiérer
nos romantiques conduites amoureuses placées sous le signe du
Pigeon. Le monogame volatile, symbole de fidélité absolue
à un seul et unique partenaire a vécu, place à
présent au «Perroquet » signe de ralliement de pratiquants
du Polyamour… 

Pour
en savoir plus
http://fr.wikipedia.org/wiki/Polyamour
..... http://1libertaire.free.fr/PolyAmour03.html.....http://www.polyamour.net


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