Enquête sur l'échangisme, du fantasme à la pratique

 

Enquête sur l’échangisme

Echangisme, triolisme et autres mélangismes sont autant de formes d’une sexualité de groupe encore peu étudiée peut-on lire sur le site de l’ifop (Institut français de l’opinion publique). Pour explorer ces pratiques autrefois taboues, mais toujours jugées sulfureuses l’Ifop a mené la première grande enquête sur les sexualités collectives en France. Il n’existait que fort peu de données dans ce domaine, le sondage de l’Ifop permet enfin de dresser un tableau exhaustif des différentes formes de multi-sexualité. Cette étude a été réalisée pour le compte de netechangisme.com, numéro 1 français des sites de libertinage et d'échangisme, elle révèle que ces pratiques sortent peu à peu de l'ombre et tendent à se démocratiser.
Effectuée du 4 au 7 juin 2010, l’enquête a porté sur un échantillon de 1020 personnes, représentatif de la population française de 18 à 69 ans. L’institut de sondage a choisi de pratiquer les entretiens sous forme de questionnaire auto-administré en ligne afin de garantir l’anonymat et d’éviter la gêne qu’aurait pu provoquer l’entretien en direct avec un enquêteur. (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing).

Les résultats de l’enquête:

L’échangisme représente une transgression des codes de la sexualité et tient une place prépondérante dans les fantasmes, parmi les différentes pratiques, c’est le triolisme qui arrive en tête pour la production de fantasmes.
L'échangisme au sens strict est un fantasme plus répandu qu'il n'y paraît si l’on considère que 58 % des personnes interrogées envisagent de faire l’amour avec une autre personne que leur partenaire habituel.
La sexualité en groupe avec plusieurs couples au cours de soirées échangistes, autrement dit l’orgie sexuelle, ne recueille que 18 % d’intentions de réalisation.

Dans la réalité, l'échangisme reste pratiqué par une minorité de Français pour lesquels cette forme de multi-sexualité est occasionnelle mais plutôt bénéfique à la vie de couple. En effet, seuls 7 % de français admettent avoir déjà réalisé un fantasme échangiste, bien que 80 % des échangistes reconnaissent que ce fantasme enrichit leur vie sexuelle notamment en stimulant le désir.

Mais où trouver des partenaires? Les participants à l’enquête citent en premier les soirées privées (49%), les clubs ou boîtes de nuit, ainsi que les sites internet sont au coude à coude: 44% pour les premiers et 43 % pour les seconds. L’accès à l'échangisme se démocratise via le web et ne reste plus un loisir réservé aux catégories les plus aisées de la population comme on avait coutume de l’observer.
Il est difficile de prouver que les pratiques échangistes progressent, si l’on en juge par le manque d’informations sur ce thème comme l’indique l’Ifop. Comment et avec quoi comparer, surtout quand on sait que nombre de réponses peuvent être biaisées, surtout quand les questions portent sur des points sensibles.
La vision de la sexualité de couple demeure selon l’institut de sondage plutôt traditionnelle, s’appuyant sur le fait que les hommes semblent plus demandeurs que les femmes, qui utilisent la pratique comme une opportunité de changer de partenaire et satisfaire le côté pulsionnel de leur sexualité. Le désir de faire plaisir et de renforcer l'attachement de leur partenaire pourrait bien être la principale motivation des femmes chez qui prédomine le côté relationnel de la sexualité.

C’est peut-être seulement le fait d’en parler plus ouvertement qui change.

Voir tous les résultats de l'enquête

publicité