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Contrefaçons, usurpations, l'imposture n'a pas de limite |
La sexologie comme tout ce qui peut se vendre d’une façon ou d’une autre n’échappe ni à la contrefaçon ni à l’usurpation d’identité ou d’efficacité.
Qui ne reçoit pas quotidiennement des «spams» sur des copies de Viagra®, Cialis® ou Levitra®.
Un médicament acheté en pharmacie sur prescription médicale offre plusieurs garanties: d’abord l’efficacité et la sûreté, il s’agit de produits ayant subi de nombreux tests avant d’être mis sur le marché, et fabriqués avec des substances parfaitement identifiées selon les normes strictes. Il existe aussi une garantie légale en cas d’incident ou d’accident qui serait dû à la prise du médicament.
Acheter sur internet des «copies» de ces médicaments, c’est prendre des risques pour sa santé. S’agit-il de la même molécule, du même dosage que l’original? Contient-il des substances dangereuses? Il n’existe aucune garantie d’ innocuité, la provenance, la composition, la fabrication demeurent inconnues autant pour l’utilisateur que pour les services de santé qui devraient intervenir en cas d’empoisonnement. En cas d’accident, aucune indemnisation n’est possible.
Quant à ces substances miraculeuses à base de plantes sensées guérir d’un trouble de l’érection ou d’une éjaculation prématurée, quand ce n’est pas d’une absence de désir, ce ne sont que de vastes fumisteries à caractère commercial.
Aucun de ces produits n’a une réelle efficacité sur ces troubles et s’ils en avaient éventuellement, cela signifierait qu’ils contiennent certaines substances dangereuses pour la santé, d’ailleurs, les marchands le reconnaissent en écrivant en petits caractères au bas d’une page de leur site que ces produits ne sont pas des médicaments, ne sauraient s’y substituer, et que l’utilisateur les consomme à ses risques et périls. Il s’agit véritablement d’usurpation d’efficacité. quant aux soi-disants médecins ou sexologues qui en garantissent l’efficacité, ils n’existent que dans l’imagination des marchands et ni figurent dans aucun annuaire!
Mais l’usurpation ne s’arrête pas là: certaines personnes ou groupe de presse étranger utilisent indûment le nom même de Sexologie Magazine, votre magazine de sexologie qui est devenu grâce à vous le premier magazine en ligne de sexologie grand public en France. Ces imposteurs vantent ainsi les prétendus mérites de leurs produits et vendent des méthodes ou des recettes pour résoudre des difficultés sexuelles. Il s’agit de véritables escroqueries réalisées par des personnes sans aucune compétence ni qualification professionnelle, mais bardés de diplômes qu’ils sont évidemment les seuls à posséder!
En France il existe depuis plusieurs années un Diplôme Inter-Universitaire de Sexologie, il s’agit d’un diplôme national qui permet en toute légalité aux médecins le possédant d’exercer la Sexologie (la liste de ces médecins peut-être obtenue auprès du conseil de l’Ordre des Médecins). Quant aux Psychologues, Sage-femmes et autres professions libérales para-médicales, ils doivent d’abord être titulaires de leur diplôme universitaire national respectif pour suivre ce même enseignement universitaire de sexologie. Il leur sera ensuite délivré, du moins pour le moment un diplôme universitaire régional de sexologie qui deviendra prochainement un Diplôme National de Sexualité humaine.
Il faut rester très vigilant pour ne pas se faire abuser: les examens cliniques corporels ne peuvent être réalisé que par des médecins.
Il est possible d’obtenir les coordonnées des personnes titulaires du DIU de Sexologie auprès de l’AHIUS (association inter-universitaire de sexologie).
Patrice Cudicio
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