| L’homosexualité
est-elle une perversion ?
Tout dépend du sens que vous donnez au mot perversion! La culture
façonne la sexualité humaine, et détourne nombre
des comportements. L’érotisme serait alors un détournement
de la fonction de reproduction, comme la gastronomie une perversion
de l’alimentation!
Tout dépend aussi de quel point de vue on se place. Jugez-en,
l’église catholique distingue deux types d’homosexuels
(les), les pervers, qui vivent leur tendance et les autres qui la répriment
et vivent dans la chasteté absolue... Ces derniers méritant
encore davantage que le pratiquant “lambda” puisqu’il
souffre davantage...
Qu'est-ce qu'un pervers?
Sur le plan psychologique, les véritables pervers sont des personnes
qui utilisent les autres dans le seul but de satisfaire leur propre
vision du monde. On peut être homosexuel sans être pervers,
pervers sans être homosexuel.
L’homosexualité a pourtant été longtemps
considérée comme un vice,une perversion, puis une maladie
et aujourd’hui comme un état. A l’époque d’Oscar
Wilde, homme de lettres britannique, pour parler d’homosexualité
on utilisait une périphrase : “ le vice qui n’ose
pas dire son nom”.
Havelock Ellis et Alfred Kinsey combattent
les idées reçues
Le psychologue et sexologue anglais Havelock Ellis (1859-1939), célèbre
auteur d’un volumineux traité en huit volumes, admet qu’il
n’a jamais considéré l’homosexualité
comme une maladie, mais il précise que le public n’était
pas apte à la considérer autrement, et que c’était
peut-être un moindre mal.
En 1948, Alfred Kinsey, universitaire américain, publie une étude
sur la vie sexuelle de ses contemporains. Selon lui, 10% de la population
masculine aurait eu une expérience homosexuelle à un moment
de sa vie. (voir l’échelle de Kinsey dans notre dossier
sur la bisexualité) Ce chiffre transforme radicalement la perception
des choses, et on imagine à présent qu’il y a des
homosexuels partout! Le sénateur Mac Carthy (qui était
probablement un homosexuel honteux et refoulé) associe l’homosexualité
avec le communisme et les désigne comme des ennemis sournois
et redoutables.
Pourtant, malgré les répressions l’homosexualité
finit pas être reconnue, bien des célébrités
sortent du placard et assument fièrement leur état.

Comment définir
le fétichisme ?
Quand une partie du corps, ou un objet qui l’évoque se
charge d’une symbolique amoureuse, et devient indispensable à
l'activité érotique, on parle alors de Fétichisme.
Dans L’enfance d’un chef, Jean-Paul Sartre écrivait : “Tout
peut être objet de désir sexuel, une machine à coudre,
une éprouvette, un cheval, un soulier.” Le fétichisme
nous renvoie au culte et à l’adulation.
Le fétichiste
sexuel transforme un objet en objet de culte, si celui-ci le renvoie
à une expérience érotique. Il y a différents
degrés dans le fétichisme, cela peut aller d’un
goût pour certains accessoires ou une préférence
érotique pour une partie du corps, à une sorte d’addiction,
dès lors, les relations sexuelles ne sont possibles qu’en
présence du fétiche, ou même prennent le fétiche
comme partenaire sexuel...

-Comment se caractérise
le fétichisme?
Le fétichisme semble donner plus d’importance à
l’objet de son culte qu’à la relation avec l’être
humain... Si votre partenaire adule votre chevelure, et seulement elle,
cela donne l’impression de ne pas exister totalement, on se sent
en quelque sorte morcelé, ou réduit à l’état
d’objet...
Le fétichisme nous renvoie aussi à des comportements d’enfant,
centré sur sa propre expérience, vivant dans un monde
un peu à part. Le “doudou”,ou le “nounours”
sont des fétiches, ils symbolisent une présence adulte
chaleureuse, affectueuse et rassurante.
Le fétiche permet de réduire l’objet de l’attachement,
qui devient ainsi aisément manipulable, tandis que l’être
aimé peut aussi indirectement engendrer de la peur: peur de ne
pas être à la hauteur de ses exigences, peut d’être
rejeté, etc...

-Pensez-vous que nous
ayons récemment assisté à une « libération
» fétichiste ? Être fétichiste est à
la mode, le fétichisme s’affiche aujourd’hui sans
honte dans les journaux, dans la rue, dans la mode…
Le monde de la mode comme celui des tribus dans les sociétés
post modernes font appel à des codes fétichistes. Il s’agit
de marquer son appartenance à un groupe. Toutefois, il y a aussi
beaucoup de conformisme dans cet engouement prétendument libéré.
En effet, seuls les fétichismes portant sur des objets à
la mode sont visibles, pour y avoir accès cela demande des moyens:
cuir, chaussures, lingerie fine, vêtements griffés. La
mode retient du fétichisme le désir de posséder
un objet , de préférence cher, à fort pouvoir d’identification.
Un fétichiste de la serpillière n’intéresse
pas le marketing et l’utilisation médiatique massive du
fétichisme vient en affadir l’attrait. Ce que la mode montre,
c’est une certaine idée du fétichisme réduit
à quelques expressions soigneusement sélectionnées.
Le véritable fétichisme se situe en dehors de ces normes.

-Le fétichisme
est-il nécessairement sexuel ?
Même si l’aspect
sexuel n’est pas directement explicite, le fétichisme apparaît
le plus souvent porteur d’une forte dimension érotique.
En effet, le fétichiste attribue à des objets les plus
divers une valeur érotique réelle. Le fétiche représente
alors un fantasme à l’état brut, puissant stimulant
du désir.

- L’homosexualité
serait-elle une forme de fétichisme ?
Le fétichisme peut être présent dans toute relation
érotique, homosexuelle ou non. Vivre son homosexualité
c’est assumer sa préférence érotique pour
des personnes du même sexe que soi, si on a pu souligner les aspects
narcissiques de l’homosexualité, cela n’implique
pas que les homosexuels soient à cause de cela plus fétichistes
que les hétéro ou les bisexuels.
Etre fétichiste, c’est choisir un “objet” du
désir, au sens propre du terme!
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Le corps
en tant qu'objet de culte et de désir. Ici, les vêtements
peuvent jouer un double rôle, fétiche visuel pour
le partenaire, fétiche tactile pour celui qui revêt
la parure... |

-Existe-t-il une forme
de fétichisme typiquement gay ? Quelle forme de fétichisme
est-elle typiquement gay ?
Il existe très certainement une “culture gay” avec
ses codes, ses valeurs, ses images. Les gays savent d’ailleurs
très bien mettre en scène cette culture en allant jusqu’à
la caricature si l’on en juge sur les manifestations “gay
pride”. Mais entre la sphère intime des relations érotiques
et l’image de soi que l’on montre, il existe un important
décalage. Le culte du corps comme body building, et body art,
sont très courants chez les gays comme chez les autres. Le fétichisme
de l’uniforme, celui du cuir et des muscles fait partie de la
culture “gay”, mais on les rencontre aussi chez les hétérosexuels.
Maintenant, la culture gay ne
doit pas être réduite à ces clichés.
http://www.media-g.net/
 |
La fascination
du corps frôlel'idolâtrie, ce calendrier est un exemple
assez caractéristique d'utilisation fétichiste du
corps. |

-Le fétichisme
est-il exclusivement une perversion hétérosexuelle comme
le suggèrent les travaux de Freud?
Au temps de Freud, la notion de perversion sexuelle recouvrait la plupart
des pratiques différentes de la norme judeo chrétienne
pour la sexualité. Ainsi, tout ce qui pouvait avoir trait au
plaisir érotique se trouvait rapidement classé comme perversion.
Freud s’est largement inspiré des travaux d’Alfred
Binet (1857-1911) qui mettait en exergue l’importance de la première
expérience investie d’érotisme, qui devient dès
lors une référence.
Il faut aussi faire la distinction entre la perversion qui interdit
tout autre forme d’expression érotique, et les comportements
fétichistes qui stimulent l’excitation mais n’excluent
pas les pratiques plus classiques.
Freud a souvent vu de l'homosexualité
refoulée dans de nombreux problèmes psychologiques...

-Le fétichisme
est-il exclusivement masculin ? Pourquoi les hommes sont-ils plus fétichistes
que les femmes ?
Selon Freud en effet, le fétichisme serait exclusivement masculin
et viendrait compenser l’effroi que suscite la découverte
du sexe féminin, il écrit:”« Il n'est
probablement épargné à aucun être masculin
de ressentir la terreur de la castration lorsqu'il voit l'organe génital
féminin. Pour quelles raisons cette impression conduit-elle certains
à devenir homosexuels et d'autres à se défendre
par la création d'un fétiche, tandis que l'énorme
majorité surmonte cet effroi cela, certes, nous ne pouvons pas
le dire. » Cette position doit être interprétée
dans son contexte car aujourd’hui, les “gender studies”
très en vogue dans les milieux intellectuels nord américains
apportent un éclairage différent sur le sexe et le genre.
Question de "niveau"
de la sexualité
Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que les hommes et les
femmes ne se situent pas toujours au même niveau de la sexualité
ce qui peut expliquer la différence des comportements et notamment
du fétichisme. Tandis que les hommes fonctionnent sur un plan
pulsionnel et compulsif de la sexualité, les femmes
cherchent davantage la fusion relationnelle. Le niveau pulsionnel
reflète un climat hormonal, le niveau compulsif cherche à
satisfaire un besoin, c’est la même démarche que
dans la masturbation. Beaucoup de gens n’atteignent pas le niveau
relationnel de la sexualité, l’acte sexuel entre partenaires
n’est qu’une forme de masturbation. Le désir peut
être déclenché par une image, un fantasme, mais
n’implique pas d’investissement amoureux. Le niveau relationnel
de la sexualité met en jeu des sentiments , son mécanisme
est plus complexe, et nécessite un climat d’amour et de
confiance.

Le fétichisme
est-il mieux accepté dans la communauté gay qu’hétérosexuelle
?
Tout dépend de quel fétichisme... Tant qu’on reste
dans des comportements relativement conformistes, et que les partenaires
sont des adultes consentants, le fétichisme ne pose pas de problème.
D’une façon très générale, le sexe
est à la mode, il faut être sexy et la société
établit des critères pour être reconnu comme tel.
Tout le monde est concerné. Une communauté représente
un ensemble de personnes qui partagent certains traits, tendance, ethnie,
appartenance... Les homosexuels ont longtemps été contraints
de se cacher, ils ont donc développé une sensibilité
particulière pour défendre leur différence. Dans
cette perspective, on peut en effet penser que le fétichisme
soit plus facilement accepté chez les gays.

Image publicitaire pour
la marque Calvin Klein, les références à l'homosexualité
y sont explicites, tant par les attitudes des modèles que par
les accessoires utilisés.

-Pourquoi être
homosexuel est-il de nos jours plus facile que d’avouer des
désirs fétichistes?
S’il est en effet plus facile de “sortir du placard”
aujourd’hui en France, c’est loin d’être le
cas partout dans le monde, dans de nombreux pays les homosexuels n’ont
pas le droit de vivre leur sexualité au grand jour. Si d’un
côté, le sexe est merchandisé à outrance,
de l’autre, l’hypocrisie règne, et il existe une
véritable misère sexuelle. Les gens savent très
bien que la sexualité dans la vie réelle est toute différente
des images que leur servent les médias. Beaucoup se contentent
d’une vie sexuelle relativement morne, dans laquelle la créativité
n’a pas sa place. Dans un tel contexte, on comprend qu’il
puisse être difficile d’exprimer une demande fétichiste.
Celui qui ose parler de ses désirs fétichistes doit surmonter
la peur d’être rejeté ou de passer pour anormal.
Celui qui reçoit la demande craint d’être réduit
à l’état d’objet et de ne plus être
aimé pour lui même, mais juste de servir de prétexte
à des jeux pour lesquels il ne partage pas l’intérêt
de l’autre.
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Le
secret de Brokeback Mountain, film réalisé par
Ang Lee, sorti en Janvier 2006, met en scène deux homosexuels
contraints à dissimuler douloureusement leur passion dans
un environnement psycho social plein de bonnes intentions... |

-On dit que le fétichisme
de l’uniforme est né dans des milieux très homophobes?
Le fétichisme de l’uniforme serait-il lié à
un fantasme sado-masochiste ?
C'est une idée très
largement répandue en effet qui provient sans doute de la chasse
impitoyable à laquelle se livraient les armées britanniques
et américaines pour "débusquer" les homosexuels.
Il est en effet connu de longue date, que les comportements homosexuels
sont courants entre gens contraints à vivre entre individus du
même sexe, comme c'est le cas dans l'armée, les pensionnats,
les monastères...

Carte postale représentant
un bal à bord d'un navire de guerre
Les uniformes exercent une fascination érotique intense sur certaines
personnes, hommes ou femmes. L’uniforme représente le pouvoir,
la force, la prestance quand il s’agit du costume d’un militaire,
d’un policier, d’un pompier, voire d’un ecclésiastique.
C’est en ce sens qu’il peut susciter un puissant stimulant
du désir sexuel. Mais l’uniforme ou la tenue professionnelle
permet aussi de jouer des rôles: infirmière, médecin,
mais aussi serveuse ou écolière. Vêtu de l’uniforme,
le fétichiste peut alors s’autoriser des comportements
qu’il s’interdit dans la vie réelle...
Il y a autant de fétichismes que d’uniformes. Si pendant
longtemps, les homosexuels ont été moqués comme
des hommes efféminés, cela n’a pas été
le cas à toutes les époques. Les corps musclés,
les uniformes, la virilité exacerbée n’appartient
pas nécessairement à des milieux homophobes, tout au contraire.
Le fétichisme de l’uniforme peut entrer dans des fantasmes
de domination et de soumission, ou de sadomasochisme, il offre alors
un moyen de transgression des règles sociales habituelles sur
un mode érotique.


-Quelle est la différence
entre fétichisme et sadomasochisme ?
Dans le fétichisme, c’est un objet ou une partie du corps
qui suscite l’excitation sexuelle. Dans le sadomasochisme ce sont
des sensations :comme la douleur, la contrainte, l’immobilisation,
la privation sensorielle qui conduisent à l’excitation
sexuelle. Il y a certainement une part de fétichisme dans le
sadomasochisme, liée aux accessoires utilisés et au décorum,
tandis que dans le fétichisme, il peut y avoir une part de soumission
à un partenaire idéalisé, déifié
rendu accessible par le fétiche.
Maintenant, il est un peu simpliste
d'associer sadisme et masochisme. Si on revient aux origines, c'est
à dire aux personnages, DAF de Sade a vécu la plus grande
partie de sa vie en prison, et était considéré
comme un criminel. Au XXème siècle, il a été
redécouvert et les milieux intellectuels lui ont attribué
une réputation de révolutionnaire des idées, de
grand maître de la contestation philosophique... Sacher Masoch
qui a donné son nom au masochisme était pour sa part un
homme parfaitement intégré socialement, marié,
père de famille, exerçant un métier. Il a vécu
ses particularités érotiques sans que cela fasse scandale.

Les objets du fétichisme
sont ils toujours associé à la femme, son corps, ses parures?
Une version masculine existe t-elle?
Bien entendu, par exemple, le fétichisme de l’uniforme
militaire renvoie davantage au corps masculin. N’importe quelle
partie du corps ou accessoire peut devenir un fétiche. Le sociologue
Francisco Alberoni dans son livre “Le choc amoureux” rapporte
que certaines femmes éprouvent du désir sexuel quand elles
repassent le linge de leur compagnon...
Il est assez caractéristique de voir qu’aujourd’hui
de nombreuses femmes choisissent d’offrir à leur “chéri”
des sous-vêtements sexy...

-Comment expliquez
vous qu'on puisse avoir du plaisir dans la douleur ?
Certaines personnes ont besoin de ressentir une sensation forte pour
être stimulées sexuellement, tout est une question de seuil.
La flagellation est connue depuis la plus lointaine Antiquité
comme un puissant stimulant de l’ardeur sexuelle, ce traitement
a fait partie du menu des bordels pendant des siècles... Mais
c’est une question de seuil personnel. Ce qui est voluptueux pour
certains est insupportable pour d’autres. Par ailleurs, il y a
un défi à surmonter la douleur, et cela renvoie une image
de puissance personnel, de courage...

Le corps ainsi livré
à la convoitise du partenaire devient un jouet entre ses mains,
les voies de la volupté sont variées et parfois insolites

-Quelles peuvent être
les origines du fétichisme?
Les origines du fétichisme s’enracinent dans l’histoire
personnelle, dans des expériences affectives. La plupart des
enfants privilégient un objet fétiche dont le contact
les rassure, mais ils ne deviennent pas fétichistes pour autant.
C’est davantage lors des premiers émois érotiques
que se construit un contexte mental dans lequel certains objets deviennent
des fétiches. Tout objet qui a été en contact avec
l’être aimé et désiré, ou qui le symbolise
parce qu’ils évoquent le désir est un fétiche
en puissance. Le fétiche joue un rôle d’ancrage,
il ramène à une sensation, à une excitation érotique,
et si la personne tend à se replier sur cette expérience,
le fétichisme se développe et prend plus ou moins d’importance.
Les déterminismes culturels jouent aussi un rôle important,
ce qui semble érotique pour certains en laisse d’autres
parfaitement indifférents.

-Existe t-il des programmes
de soins pour guérirdu fétichisme ?
En cherchant bien, on doit pouvoir en trouver. Il existe par exemple
des associations qui prétendent venir à bout de ce qu’on
nomme des “addictions au sexe”. Les êtres humains
se caractérisent par leur adaptabilité, et leur aptitude
à apprendre. Si on admet que le fétichisme est une tendance
qui s’acquiert et s’entretient, il est possible aussi de
s’en libérer...
-Faut-il soigner le fétichisme en général
ou bien seulement certaines formes? Comment savoir s'il faut traiter
le fétichisme? Est-ce une question de seuil?
Le fétichisme ne pose de problème que si la personne ne
peut s’en passer pour vivre sa sexualité. Ce sont généralement
des difficultés relationnelles qui amènent les gens à
vouloir se libérer de leur fétichisme. Dès cet
instant, le fétichisme sera interprété comme un
symptôme, tandis que jusqu’alors il a été
un comportement, un goût, une tendance. La sexologie ne guérit
pas de sa personnalité, mais peut aider à mieux s’accepter
et accéder à des relations équilibrées.
Le regard des autres, la peur de l’exclusion sont généralement
plus redoutables que le fétichisme...

Que pensez-vous de la récupération
commerciale du fétichisme?
Je ne suis pas sociologue, je constate simplement que la récupération
marchande banalise le sexe en le traitant comme un produit de consommation.
Cela ne date pas d'hier, la publicité de masse, dès ses
débuts a associé le corps des femmes à des objets
souvent d'ailleurs destinés aux hommes. Les automobiles par exempledeviennent
tout de suite plus attrayantes présentées par des femmes
conformes aux critères "sexy" en vogue...
Le gros avantage marchand du fétichisme
c’est de faire rêver. Nous vivons dans un monde qui, contrairement
à ce que l’on croit, ne facilite pas les relations, et
encore moins les rencontres amoureuses. Le fétiche joue alors
le rôle d’un objet de substitution... Tôt ou tard,
il faudra pourtant se confronter au réel.

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