Troubles
du désir
Alice:
J’ai 42 ans et j’ai 4 enfants, je vous écris car
je suis très malheureuse, en effet, mon mari ne veut plus faire
l’amour avec moi, il faut vraiment que je le sollicite, sinon,
il ne fait pas attention à moi…Est-ce normal ? Que faire
?
Aussi bien chez l’homme que chez la femme, l’absence de
désir sexuel, a de multiples causes, souvent associées
ce qui rend la situation toujours complexe. Les aspects physiques et
psychologiques sont mêlés, et ils agissent sur la relation
entre l’homme et la femme. Une maladie, le surmenage, l’anxiété,
la dépression et certains médicaments peuvent supprimer
tout désir sexuel. Selon les cas, cela se soigne par des traitements
adaptés, du repos, et la résolution des difficultés
personnelles. Deux conditions sont nécessaires, mais non suffisantes
pour que le désir puisse s’exprimer : la détente
et la disponibilité.
La mésentente, la routine, entraînent aussi un manque de
motivation et une dégradation de la vie sexuelle. Le ou la partenaire
perd alors de son attrait aux yeux de l’autre.
Des difficultés professionnelles ou financières peuvent
aussi devenir tellement préoccupantes qu’elles font disparaître
tout désir sexuel. Et il ne faut jamais oublier qu’un homme
ayant des difficultés érectiles va avoir tendance à
éviter le rapport afin de ne pas être confronté
à sa difficulté 
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L’impuissance,
c’est souvent dans la tête
José:
À la suite de grosses difficultés dans mon travail, je
n’arrive plus à avoir une érection suffisante pour
faire l’amour jusqu’au bout. J’ai eu des analyses
hormonales normales, et un bilan de santé, puis un traitement,
mais sans résultats. À 50 ans, ma vie sexuelle est-elle
terminée ? Que dois-je faire ?
L’impuissance que nous appelons maintenant dysérection
peut avoir différentes causes. Les causes physiques sont de loin
les moins fréquentes, elles comprennent notamment les problèmes
d’insuffisance artérielle, la dégénérescence
ou fibrose des corps érectiles, les troubles neurologiques comme
les atteintes de fibres nerveuses, et enfin les perturbations endocriniennes
(déséquilibre hormonal).
Il faut aussi penser aux effets iatrogènes (effets secondaires
de certains médicaments sur la sexualité) qui jouent un
rôle dans l’apparition des troubles. (se renseigner auprès
de son médecin)
Mais, en majorité, les causes de l’impuissance sont d’origine
psychique : l’anxiété, la dépression, la
mésentente au sein du couple et de la famille, les difficultés
d’ordre socioprofessionnel, le chômage provoquent une situation
de stress qui affecte profondément la qualité de la vie
sexuelle. Il faut savoir que la sexualité ne peut bien fonctionner
chez l’homme comme chez la femme que lorsque la sécrétion
d’adrénaline (l’hormone de la vigilance et du stress)
est diminuée ce qui va se manifester par une sensation de détente
physique et psychique.
Dans votre cas, vos difficultés semblent en rapport avec vos
problèmes professionnels car vos différents examens de
santé ne font pas apparaître d’anomalie. Dès
que ces problèmes seront résolus, vous retrouverez la
qualité de votre vie sexuelle. D’ici là, prenez
un peu de temps pour vous même et séparez au mieux votre
vie privée et votre vie professionnelle 
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Agressivité
et manque de désir
Fabienne:
J’ai 38 ans, deux enfants, mon compagnon, âgé de
42 ans, devient de plus en plus agressif, surtout quand nous sommes
sur le point de faire l’amour. Il rentre de plus en plus tard,
il crie, dit des grossièretés, provoque sans cesse des
incidents, me dit d’aller « voir ailleurs » puis il
a du mal à bander….Que faire ?
Il est possible que votre ami souffre de difficultés d’érection,
et que, si vous le sollicitez pour faire l’amour, cela le frustre,
l’angoisse et le renvoie à son incapacité de vous
satisfaire ce qui déclenche son agressivité. Cela explique
qu’il cherche par tous les moyens à fuir la situation d’intimité
en créant des incidents, en rentrant tard. Il cherche à
aussi à se punir en agissant ainsi ce qui est fréquent
chez les impuissants et traduit un certain degré de masochisme.
La seule solution serait qu’il accepte de parler de ses difficultés,
de se confier, de consulter un spécialiste, mais son orgueil
de « mâle » ne lui facilitera pas la démarche.
Votre ami éprouve certainement une grande souffrance, mais son
comportement risque de détériorer votre relation de couple
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Parlez
lui franchement de vos désirs
Suzanne : Mon mari et moi vivons très mal notre sexualité
depuis dix ans. Nous ne dialoguons plus et il n’y a plus de désir
ni d’appétit sexuel. La naissance de nos deux enfants n’a
fait qu’aggraver les choses. Il est toujours stressé, énervé,
il cherche à cacher son éjaculation précoce, mais
en vain, cela le perturbe beaucoup. Je n’ose pas exprimer ma frustration,
et encore moins mon insatisfaction. Or, récemment, j’ai
eu une expérience merveilleuse sur le plan sexuel avec un homme
plus jeune. Je crois que c’est enfin le grand amour… Je
pense au divorce, que me conseillez-vous ?
Votre situation est malheureusement très fréquente, le
manque de communication dans le couple peut aller jusqu’à
sa rupture. Pourtant, même si c’est difficile, il vaut mieux
être franc et dire la vérité. Si vous êtes
insatisfaite de votre vie sexuelle avec votre mari, il faut le lui dire
gentiment et sincèrement et l’aider à chercher des
solutions. Vous devez savoir que l’éjaculation prématurée
peut se soigner rapidement en quelques semaines. Votre mari est certainement
conscient de vos difficultés ce qui ajoute encore à son
angoisse.
Par ailleurs, votre aventure extra conjugale n’est pas nécessairement
un grand amour, mais une parfaite entente sexuelle, vous en jugerez
vous-même. Peut-être faut-il envisager des efforts partagés
pour améliorer votre vie de couple avant de penser directement
au divorce. L’aide d’une tierce personne vous sera certainement
nécessaire. En français, le mot aimer signifie à
la fois l’affection, le désir et la passion, ce qui ajoute
à la confusion lorsqu’il s’agit d’exprimer
ses sentiments. Il existe un petit test amusant et significatif à
réaliser en couple : chacun prend une feuille de papier, trace
un cercle et divise ce cercle en 3 parts ; à chaque part doit
correspondre un des trois sentiments en tenant compte de l’importance
affectée à chacun. Vous verrez qu’il existe souvent
des différences importantes selon son sexe 
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Soyez
d’accord avant de chercher à réaliser vos fantasmes
Jenny
: Mon mari rêve jusqu’à en être obsédé
de me faire l’amour en présence d’une autre femme
qui me caresserait. Est-ce normal ?
Les fantasmes sont très utiles pour donner un peu de piment à
une vie sexuelle qui pourrait tourner à la routine, ils permettent
d’entretenir le jeu amoureux. Mais il n’est pas toujours
nécessaire de réaliser ses fantasmes. Un fantasme réalisé
n’est plus un fantasme et perd rapidement de son attrait et de
son intérêt. Si tout est possible et stimulant au niveau
imaginaire, la réalité peut décevoir et même
frustrer. Il arrive ainsi que l’un des partenaires entre dans
une démarche de surenchère fantasmatique… Le fantasme
peut ainsi garder son statut et demeurer inaccessible.
Cependant, si vous êtes d’accord l’un et l’autre,
rien ne vous interdit de faire quelques expériences libertines.
Votre complicité et votre respect mutuel doivent aller dans le
sens d’un plaisir partagé. Dès que l’un accepte
« pour faire plaisir », cela peut poser par la suite des
problèmes, il ne faut ni forcer la main, si se soumettre contre
son gré aux volontés de l’autre 
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Faire plaisir et se faire plaisir
Anne
: Je suis mariée depuis dix ans et j’ai toujours autant
de mal à faire l’amour : manque de désir, et surtout
insensibilité vaginale. Mon mari a une nouvelle lubie depuis
quelque temps : il fantasme sur les porte jarretelles, les mini-jupes
. Il va jusqu’à m’en offrir, il voudrait aussi que
mon sexe soit entièrement épilé…Moi, j’ai
du mal à le suivre, pour tout dire, je préfère
les câlins à cette débauche torride. En plus, je
suis fatiguée, entre les enfants et le travail, le soir, j’ai
envie de dormir. Comment sortir de cette situation, surtout que je ne
lui en veux pas et je voudrais quand même lui faire plaisir ?
En fait, on a le sentiment en lisant votre témoignage que vous
avez surtout le souci de ne pas déplaire à votre mari.
Ses fantasmes n’ont rien d’anormal, mais il ne doit pas
vous les imposer, car au lieu d’être un stimulant, ils auraient
l’effet contraire. Votre épanouissement sexuel passe aussi
par « oser dire non ». Vous devez lui expliquer que pour
vous sentir à l’aise et en confiance, vous avez besoin
qu’il vous prodigue beaucoup de tendresse et d’affection.
Le manque de disponibilité (travail, famille) représente
aussi un obstacle à la vie érotique ; il faut savoir que
le désir sexuel a besoin, au moins, de ces deux conditions que
sont la disponibilité, physique et psychique et la détente.
Seul un dialogue sincère vous permettra de trouver un équilibre
dans votre vie de couple, vous trouverez certainement un terrain d’entente
pour votre plus grand plaisir.
Quant à l’insensibilité vaginale, c’est une
autre histoire ; sachez, et il ne s’agit pas de vous rassurer,
que la majorité des femmes éprouvent peu de sensations
vaginales, quant à l’orgasme à point de départ
vaginal, il est encore plus rare. La première chose à
faire, qui n’est pas aussi évidente qu’il n’y
paraît et d’apprendre à ressentir votre vagin avec
le sexe de votre partenaire et non de continuer à sentir son
pénis dans votre vagin. Essayez de vous représenter cela
sous forme d’images mentales et vous comprendrez rapidement la
différence. Enfin, essayez également de vous représenter
le rapport, non pas comme une pénétration, mais plutôt
comme si vous preniez son sexe avec votre vagin et que vous amusiez
avec lui ; sans doute découvrirez-vous quelque chose de nouveau,
de différent 
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Quarantaine…La
crise ?
Edwidge : J’ai 41 ans et mon mari 45, nous avons deux enfants.
À 35 ans, mon mari a commencé à perdre ses cheveux
et sa virilité en a pris un coup. Il n’a plus de désir
pour moi et il souffre d’éjaculation prématurée.
J’ai tout essayé pour le stimuler, lingerie coquine, porte-jarretelles,
mais rien n’y fait. Moi, je me sens jeune, en pleine forme, je
plais aux autres hommes. Lui, il se prend pour un « vieux ».
J’ai eu deux amants, et je culpabilise beaucoup. Que dois-je faire
à mon mari encore jeune qui se conduit comme un vieux ?
Après l’euphorie des premiers temps, le couple s’installe
dans des habitudes, la passion amoureuse faiblit, des problèmes
sexuels apparaissent. La naissance des enfants, les soucis de la vie
professionnelle, les tracas du quotidien ont vite fait de reléguer
la vie sexuelle au second plan. On se donne encore quelques illusions
comme pour éviter de faire face à ses frustrations. Et
un jour on se réveille en pensant que l’amour doit avoir
une autre saveur que ce quotidien routinier, le désir de plaire,
de séduire resurgit et s’actualise dans des relations extra
conjugales, la passion amoureuse revient, mais elle s’accompagne
de sentiments contradictoires : culpabilité, confusion. Dans
votre cas, il semble que votre mari souffre surtout d’un manque
d’élan vital global, une sorte de déprime, voire
une dépression qui lui fait perdre confiance en lui et qui nécessite
sans doute un traitement médicamenteux et psychologique. S’il
est possible de soigner son éjaculation prématurée,
cela ne suffira probablement à résoudre toutes ses difficultés
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Donner
du plaisir à mon amie
Maxime : j’ai 22 ans, et je suis complètement découragé
car je n’arrive pas à donner du plaisir à mon amie,
ni à celles que j’ai eues avant. Existe-t-il une solution,
un médicament, une thérapie ?
La jouissance de la femme dépend de trois données essentielles
: elle-même, son partenaire, et la relation qui s’est établie
entre eux.
Pour pouvoir répondre aux stimulations érotiques et parvenir
à la jouissance, il faut que la femme connaisse son corps, son
sexe, ses zones érogènes, ses points sensibles, et il
faut surtout qu’elle les accepte et les vive positivement. C’est
une condition incontournable pour qu’elle puisse éprouver
agréablement ses sensations, avoir confiance en elle et se laisser
aller à la jouissance.
Le partenaire doit savoir quant à lui qu’une femme a besoin
d’un environnement sécurisant pour pouvoir s’abandonner
au plaisir. Il doit lui prodiguer des marques d’attention, de
tendresse, se montrer patient, lui offrir des préludes câlins
et non se précipiter sur ses seins ou son sexe. Cette façon
de prendre son temps lui apprendra par la même occasion à
maîtriser sa propre excitation.
Enfin la qualité de la relation est essentielle ; l’amour
et le désir sont les ingrédients indispensables du plaisir
partagé. Le désir de la femme dépend de l’attrait
que l’homme exerce sur elle, il doit donc faire des efforts, soigner
son corps, sa silhouette, se montrer courtois disponible et amoureux.
Enfin, il faut savoir qu’aucun homme n’a le pouvoir de donner
du plaisir à une femme, même s’il y contribue ; c’est
en fait la femme qui prend du plaisir avec l’homme qu’elle
a choisi
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Après
une agression
Nadia : J’ai été victime d’un viol lorsque
j’avais 16 ans, aujourd’hui, j’ai 18 ans, mais il
m’est impossible d’envisager de faire l’amour avec
mon ami. Rien que d’y penser, je panique…Y a-t-il une solution
?
Un viol a d’abord des conséquences immédiates :
lésions et blessures vulvo vaginales, anales ou rectales, coups,
ecchymoses. Puis des conséquences à moyen terme : MST,
risque vital dans le cas du Sida, mais aussi une grossesse.
Les conséquences psychologiques peuvent laisser des traces durables
et compromettre gravement la qualité de la vie, et des relations.
En général, une inhibition s’installe immédiatement,
et si la confusion ou l’obnubilation peuvent disparaître
assez rapidement, ce sentiment de honte, d’humiliation, voire
même de culpabilité peut durer, surtout si l’entourage
se montre hostile, voire condamne ou exclut la victime. C’est
souvent la raison pour laquelle, beaucoup de femmes victimes de viol
n’arrivent pas à consulter.
Le processus de réparation psychologique doit être entrepris
au plus tôt si on veut éviter que les conséquences
psychologiques s’installent à très long terme, entraînant
un réel handicap à l’épanouissement sexuel.
La démarche thérapeutique consiste à dissocier
le sexe de l’acte traumatique de façon à désaffecter
le sexe du sentiment ou de l’émotion négative
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Répondre
à ses attentes mais rester soi-même
Nadine : Mon mari et moi avons 45 ans ; depuis quelques années,
il m’explique que cela ne lui dit plus rien de faire l’amour
de façon classique, normale je pense. Il voudrait qu’on
fasse des choses plus érotiques, des préparatifs, des
surprises, il a des fantasmes qu’il aimerait réaliser.
Nous avons entrepris une psychothérapie de couple parce que nous
étions malheureux et qu’il devenait aigri et agressif.
Cette thérapie a fait tomber l’agressivité, mais
ne nous a pas rendu le bonheur sexuel.
Je ne veux pas que notre relation se détériore, je suis
prête à m’investir, mais que faire ? Je me sens humiliée
et déprimée parce que je n’arrive pas à répondre
à ses attentes…En situation intime, je n’arrive pas
à m’exprimer ni à me laisser aller, j’ai le
sentiment que mes attentes ou mes désirs sont trop simples, pas
assez érotiques, et cela me laisse une impression de frustration
et d’incapacité.
Sans aucun doute, la sexualité a besoin de nouveauté pour
s’épanouir, et les fantasmes sont un des moyens de rompre
avec la routine, ils stimulent l’imaginaire et donc la créativité.
À l’âge de 25 /30 ans, la sexualité d’un
couple peut se contenter d’être « pulsionnelle »,
cela ne demande pas beaucoup d’effort, correspond à des
instincts basiques tout à fait naturels. Mais passé cette
étape, le couple doit évoluer vers une sexualité
« relationnelle », avec des aspects ludiques, érotiques,
des fantasmes.
La difficulté c’est qu’il y a souvent un décalage
entre l’un et l’autre. L’un fantasme et l’autre
moins, et, les fantasmes masculins sont différents des féminins.
C’est la raison pour laquelle, beaucoup de femmes affirment qu’elles
n’ont pas de fantasmes et, partant de là, se sentent dévalorisées.
Il faut comprendre aussi que les fantasmes les plus médiatisés
sont des fantasmes masculins, et que les femmes ne s’y retrouvent
pas. Souvent, les hommes ne comprennent pas l’univers imaginaire
des femmes, et donc ont tendance à sous estimer leur fantasmes.
Comme les fantasmes féminins ne sont pas « aux normes »
les hommes les rejettent, ce qui a pour conséquence d’inhiber
encore plus la femme.
Trop souvent, à la notion de féminité s’associe
la passivité : la femme a tendance à attendre l’expression
du désir de son partenaire, alors que son fantasme est une projection
active vers le futur de sa féminité ; plus simplement,
la femme doit affirmer sa féminité avec tous ce que cela
représente pour elle.
La solution est particulière à chaque couple, ce n’est
que par un dialogue basé sur l’amour et la confiance, que
vous parviendrez à trouver un nouveau souffle à votre
vie sexuelle. 
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Je
n’ai plus envie de faire l’amour
Chantal : J’ai 40 ans, et je vis avec mon compagnon depuis 8 ans.
J’ai deux filles adolescentes de mon premier mariage et un garçon
de 6 ans. Tous mes enfants sont nés par césarienne, et,
pour le dernier, j’ai très mal vécu cela. J’ai
eu également une ligature des trompes. Depuis lors, je n’ai
plus envie de faire l’amour, ni même d’être
en contact avec mon compagnon, cela m’énerve. Ses caresses
m’énervent, je ne supporte plus qu’il s’approche
de moi ! J’ai peur qu’il me quitte, je me sens coupable
de ne pas être normale ; avant mon troisième enfant tout
allait bien. Que faire ?
D’abord, vous devez savoir qu’une ligature des trompes n’a
aucun effet sur l’aspect physique de votre sexualité. Votre
absence de désir est certainement d’origine psychologique.
Les causes en sont complexes, elles concernent votre propre expérience,
celle de votre partenaire, et votre relation.
Il faut savoir que c’est l’envie de jouer avec son partenaire
qui motive une sexualité épanouissante. Or, les conditions
de vie, les responsabilités, le stress, les horaires, la fatigue,
les difficultés professionnelles ou matérielle, empêchent
de rester disponible pour mener une vie sexuelle satisfaisante. Toutes
ces contraintes gênent ou bloquent le processus érotique
: le désir diminue, puis disparaît.
Il y a encore quelques décennies, beaucoup de femmes mobilisaient
leur désir sexuel par le désir de grossesse, mais ce n’est
plus le cas aujourd’hui…
Déjà, il serait urgent de dédramatiser la situation,
c’est le manque de disponibilité qui perturbe votre vie
sexuelle, il faut y remédier en prenant plus de temps pour penser
à vous, et à votre couple… Se retrouver dans un
cadre différent du quotidien, un week end, une petite escapade
à deux, sans les enfants, peut vous faire retrouver l’ambiance
ludique et décontractée qui vous manque actuellement.
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Fétichisme
des pieds nus.
Emilio nous écrit: "Je vous écris pour vous faire
part de mes impressions sur l'article que vous avez publié sur
votre site web 'Comprendre le Fétichisme'.
Je voulais vous dire que j'ai moi-même un fétichisme (celui
des pieds...) et que j'ai trouvé votre article très intéressant
et m'a beaucoup informé sur l'origine de mon fétichisme.
Toutefois j'ai été un peu déçu de l'analyse
concernant mon fétichisme à moi. J'espère pouvoir
vous donner quelques informations qui pourraient vous aider à
compléter votre article un maximum.
En fait, je pense que vous ne vous êtes pas assez axés
sur le fétichisme des pieds nus. Vous vous êtes exclusivement
basé sur des exemples de fétichisme d'objet qui sont en
relation avec les pieds. Mais moi, une botte, un talon aiguille ou quoi,
bof quoi... Mon dada, c'est le pied nu, ou limite en chaussette. D'accord
j'ai parfois un petit penchant pour les baskettes, mais c'est surtout
à cause de l'odeur...
Je n'ai pas beaucoup cherché à m'informer au sujet de
mon fétichisme si ce n'est par Internet... Il m'arrive de parcourir
des forums où les gens parlent de fétichismes pour mieux
me situer par rapport aux autres. J'ai eu besoin de savoir en quoi j’étais
différent des autres... Mais en réalité, j’ai
surtout été très heureux de constater que je n'étais
pas le seul à avoir ce genre de fétichisme.
Malgré la lecture de Freud et de différents auteurs, je
ne connais pas l’origine de mon fétichisme. En tous cas,
je suis peut-être fétichiste des pieds (féminins
bien sûr), mais cela ne m'empêche pas d'apprécier
le reste du corps féminin et les pratiques sexuelles usuelles
.
Quoi qu'il en soit, je suis très discret concernant ce fétichisme
car j'aurais trop honte d’être découvert. Et pourtant,
j'en suis heureux, car c'est un plaisir supplémentaire que m'a
apporté la nature me dis-je finalement. En effet, je n'ai vu
que très peu de gens souffrir de ce fétichisme."
Réponse de Sexologie Magazine,
Merci d'apporter votre témoignage, c'est en effet grâce
aux avis de nos visiteurs que nous pouvons progresser.
Vous avez raison de signaler que notre dossier sur le fétichisme
n’a pas traité le vôtre, pas plus d’ailleurs
que ceux portant sur d’autres parties du corps.
Le sujet est très vaste, et nous avons privilégié
l’aspect vestimentaire, les costumes et les chaussures. Nous n’excluons
pas de publier un autre dossier, spécifique aux fétichismes
du corps ou de parties du corps…
Le livre de Jean
Streff que nous citons en référence contient quant
à lui des informations sur TOUS les fétichismes.
Vous n’avez pas à avoir honte de votre originalité,
c’est au contraire un « plus » qui vient pimenter
votre vie érotique, et ne vous empêche aucunement d’apprécier
ses aspects les plus « classiques »…
Nous n’avons, pour notre part, jamais encore recueilli de témoignages
hostiles à cette pratique, au contraire, il semble que beaucoup
de femmes apprécient cette attention particulière pour
leurs pieds nus…
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Triolisme
Jane
écrit: J'ai depuis plusieurs mois une relation avec un amant
marié. Une certaine affection nous lie en dehors de l'attirance
sexuelle. Nous commençons à un peu mieux nous connaître.
Sexuellement nous nous entendons bien, mais mon ami aimerait mettre
du piment dans notre relation. Il est assez fantasque et voudrait qu'on
fasse l'amour avec une troisième personne (une femme). Il m'a
demandé de "chercher quelqu'un" sur un site spécialisé.
Je suis d'accord même si je serai difficile sur le choix de la
personne, d'autant que je n'ai jamais pratiqué cette expérience.
Malgré tout cela n'entre pas totalement dans mes cadres, et je
me demande si je dois accepter sa demande, d'autant que je regrette
souvent son manque d'attention vis-à-vis de moi, voire sa négligence.
Je crains que sa demande ne soit pas manifestement le signe qu'il n'a
pas de sentiments amoureux pour moi et qu'il ne s'agisse que de désir
et de fun.
Réponse de Sexologie
Magazine,
Je pense que votre intuition
est bonne et qu'il se sert de vous ou de votre complaisance pour réaliser
ses fantasmes. Il faut savoir dire non, ce qui n'est pas toujours évident.
Quant à pratiquer le triolisme?
Pourquoi pas si cela correspond à un désir ou fantasme
partagé se réalisant dans la connivence et la complicité.
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Questions
de confiance
Voici
mon problème, j'ai 40ans, je suis mariée depuis 22 ans
avec l\'homme que j'aime et ai quatre enfants de lui. Notre couple fonctionnait
très bien jusqu'à récemment.
Depuis quelques mois mon mari se sent très mal moralement, nerveusement
et j'ai réussi à en connaitre la raison avec beaucoup
de doigté et d'amour.
Lors de notre rencontre il y a plus de vingt ans, je ne lui ai pas tout
dit sur mon passé amoureux et sexuel, j'en ai caché une
partie qui aurait pu l'effrayer et probablement le faire fuir,
je ne voulais pas qu'il me quitte pour cela, et lui ai menti par ommission.
Tout allais fort bien jusqu'à ce que il me dise qu'il ne supportait
plus vingt ans de mensonge de ma part, que c'était trop dur à
porter, qu'il fallait que cela sorte avant de l'étouffer...
Je lui ai expliqué qu'avant lui il n'y avait rien eu de mystérieux,
rien qui ne puisse le choquer et que je lui avais tout dit dans les
grandes lignes.
Je ne l'ai pas persuadé et il me semble que depuis tant d'années
il en sais plus long que je ne le supposais, et qu'il souffre terriblement
de mes silences et de mes propos édulcorés.
Que faire, si je lui dit tout, j'en souffrirais car je ne suis pas fière
de mes actes, si je ne lui dit que partiellement, il comprendra peut-être
que je tente de le berner à nouveau, et je ne sais pas exactement
la nature de ce qu'il sait, de ce qu'il doute.
Mon couple est en danger à cause de mes mensonges qui maintenant
me rattrapent tels un boomerang.
Je suis sûr qu'il m'aime très fort et que c'est pour cela
qu'il souffre de mon manque de confiance pour ne pas tout lui dire.
Que faire? Merci d'avance de me donner votre avis.
Réponse
de Sexologie Magazine
Vous n'avez pas à vous
sentir coupable de votre passé; vous ne vous connaissiez pas
à cette époque et votre vie vous appartient.
Vous vous êtes choisi pour ce que vous étiez et non pour
ce que vous aviez été.
Votre histoire, dont votre passé vous a permis d'être ce
que vous êtes aujourd'hui!
Mais réfléchissez aux raisons qui déterminent aujourd'hui,
20 ans après, la jalousie de votre mari et son malaise.
Il est toujours plus facile d'en attribuez la justification à
une cause extérieure; cela évite sa propre remise en question.
Les arguments qu'il utilise masquent sans doute
autre chose.
Vous pouvez lui raconter votre passé, mais comment sera-t-il
plus sûr aujourd'hui que vous lui dites toute la vérité.
C'est mettre le doigt dans un engrenage et risquer d'entretenir sa suspicion.
Il doit vous faire confiance comme il a pu le faire pendant 20 ans.
La solution de Béatrice
Maintenant,
je vais vous informer des suites de cette affaire dans ma vie conjugale.
Hier soir, tendrement enlacée dans ses bras, je lui ai expliqué
que si j'avais été discrète sur mon passé
c'est que je n'en voyais pas l'intérêt pour lui que j'expose
ma vie d'avant avec d'autres. Il m'a expliqué que son mal-être
était généré par le fait qu'il assimilait
mes silences et dérobades à un mensonge et que notre couple
s'était bâti sur des choses cachées, qu'il pensait
que cela n'aurait pas d'importance, "c'était avant",
mais qu'au fil des années "ce cadavre dans le placard"
avait ressurgit sans qu'il sache pourquoi. Il m'adit que, depuis longtemps
des personnes y compris de sa famille l'avait informé de vilaines
choses sur moi, qu'il ne les avait pas cru, mais que cela avait semé
une vilaine graine qui avait germé pendant des années
avant de fleurir dans sa tête actuellement sans raisons apparentes.
Nous nous aimons très fort, de ce fait nous nous faisons confiance
et jamais il n'a douté de ma fidélité à
son égard. je travaille, je sors avec des copines, parfois rentre
tard et jamais il n'a douté, ni fait de remarques.
Je me suis donc confiée à lui sur mon passé franchement
mais sans détails scabreux, et là cela a été
une délivrance pour lui. Il m'a dit qu'enfin je lui faisais confiance,
qu'il avait épousé une femme et en découvrait une
autre qu'il ne connaissait pas. Bien qu'il regrette ces vingts ans de
silence, il va beaucoup mieux et manifestement, c'était cela
qui le perturbait de ne pas savoir, de ne
pas être digne de savoir, que je ne lui fasse suffisamment confiance.
J'ai eu raison d'être honnête et franche, notre couple,
j'en suis sûre repart sur des bases plus saines, sur la confiance
et le respect. Pour ma part ce qu'il a vécu avant m'importe peu,
je sais que
si le le lui demande il m'en parlera, mais moi , à contrario,
je ne souhaite pas savoir.
Merci pour votre aide, car si je n'avais pas eu le courage de vous écrire
je n'aurais pas pu lui parler tel que je l'ai fait, ce courrier m'a
donné le courage et la confiance en moi.
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