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mise à jour le 4/12/07

 

Homosexualité et Modernité

 

Je n’ai rien - mais alors : absolument rien – contre les homosexuels. Certains hommes ont partagé mon lit, dans une vie antérieure, qu’ils fussent homosexuels ou bisexuels. J’ai quand même toujours préféré que cela se passe devant ou avec une femme, mais c’est affaire de goût personnel.

Je me pose néanmoins quelques questions.
- Pourquoi donc les homosexuels sont-ils autant à la mode ?

- Pourquoi occupent-ils une telle place dans le débat politique ?

- Pourquoi donc est-ce à propos de leurs revendications que sont posées des questions aussi importantes socialement, culturellement, symboliquement, que celles du couple et du mariage, de la filiation générationnelle, de l’héritage, des figures du masculin et du féminin ?

- Pourquoi y a-t-il une « question homosexuelle » en politique, alors que la sexualité est une affaire privée ? Logiquement, ne devrait-il pas suffire pour réguler les problèmes qui se posent (agressions homophobes, discrimination dans le travail, etc.) de faire respecter la loi commune et le principe de séparation entre vie publique et vie privée.

Je propose une réponse à ces questions :
- Parce que les homosexuels sont emblématique de la modernité : dans l’autre, ils aiment le même.
- Leur partenaire est un autre qui n’est pas tout à fait un autre. Ce qu’ils cherchent en lui, c’est le même.
Ainsi, les homosexuels participent bien de la pensée moderne du Grand Tout universaliste, en s’attaquant au cœur, à la racine, de la différence masculin/féminin – l’une des différences que l’égalitarisme universaliste ne peut pas faire disparaître.
Il ne s’agit pas, dans le débat public sur les homosexuels, de défendre le droit à la vie privée de personnes particulières (ce qui est tout à fait respectable en démocratie) :

Il s’agit de présenter l’homosexualité comme un modèle de référence de l’universalisme.
Eux, les homosexuels, ne sont pas comme ces attardés hétérosexuels qui croient encore que la différence est ce qui enclenche la machine désirante. Au fond, ce sont peut-être bien les hétéros qui sont désormais des pervers ! Eux qui fétichisent la différence sexuelle pour en faire l’objet de leur désir.
Un homme – ou une femme – qui se désire en son miroir : métaphore de l’humanité amoureuse d’elle-même.

Jean-Claude Baboulin

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Vénus au Miroir , une oeuvre de Velasquez


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