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Théorie
du corps amoureux : Pour une érotique solaire
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Cette
"théorie du corps amoureux" est , sans conteste, l'ouvrage
le plus personnel de Michel Onfray. Depuis l'Antiquité, l'amour
et le désir font l'objet de deux analyses rigoureusement antagonistes.
Pour les uns - les "judéo-chrétiens" -, de Platon
jusqu'à Freud..., l'amour et son expression "désirante"
signalent d'abord un manque, un vide, une nostalgie, que le sentiment
vient "remplir". Tel était le sens du "Banquet"
ou de l'analyse freudienne de l'Eros. Pour Onfray, cette métaphysique
qui pense l'amour et le désir comme des manques doit être
récusée - et, même, combattue puisque trop mortifère.
Il préfère, et de loin, se rattacher à une tradition
philosophique - celle, "anti-judéo-chrétienne",
qui va d'Epicure à Nietzsche - qui, elle, pense l'amour et le désir
comme des "excès", des surcroîts de plénitude,
des figures d'abondance. Contre la vie mutilée, ce livre invite à une érotique solaire entièrement indexée sur ses pulsions de vie et refuse radicalement les pulsions de mort. Il propose de répondre à la question : comment rester libre dans la relation amoureuse? et, pour ce faire, invite à déchristianiser l'éthique, à réaliser un féminisme libertin, à promouvoir un éros léger, ludique, et à formuler une physiologie des passions qui permette un art de rester soi dans le rapport à autrui. Une érotique vivante tournée vers le plaisir, voilà le thème de ce petit livre qui commence par une préface sur "l'heureuse volupté des libidos joyeuses", pour continuer par un manifeste pour la vie philosophique et le matérialisme hédoniste, en prenant des exemples sur la vie sexuelle des animaux. Ce que l'on en sait, du moins, ce que les grands philosophes de l'Antiquité en ont dit. Le lecteur se trouve amusé par les sirènes, les serpents hermaphrodites, le chien fidèle, l'éléphant monogame, le poisson masturbateur (!) sans oublier le hérisson amoureux. Un ouvrage drôle et érudit, comme tous les autres ouvrages de ce philosophe libertin et libertaire.
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