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mise
à jour le 4/12/07 |
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Un livre de Michel Onfray paru en 1996
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Par tradition,
on n'aime pas le corps dans l'histoire de la philosophie. Cette méfiance
immémoriale semble, de surcroît, privilégier deux
appendices qui disent la parenté de l'homme et de l'animal : le
nez et le phallus. Afin de conjurer une telle proximité, l'Occident
a inventé des corps purs et séraphiques, mis en forme par
des machines à faire des anges : de la castration au mariage bourgeois,
en passant par toutes les techniques de l'idéal ascétique.
Pour Michel Onfray, un tel état de fait ne saurait durer. Et au
fil d'analyses enjouées, qui ne manquent jamais ni de précision
ni de clarté, il rappelle que souvent les philosophes ont découvert
leurs intuitions essentielles à la suite de crises qui mettaient
en jeu la machine corporelle. Ce qui revient à montrer que l'histoire
de la philosophie ne se réduit pas à une pure histoire de
l'esprit. Puis, poursuivant sa réflexion, il propose de dépasser
la lignée morale, qui va de Platon à nos modernes contempteurs
du corps, pour réhabiliter une pensée hédoniste dont
l'époque éprouve le plus grand besoin. Des cyrénaïques
aux enragés de Mai 68, en passant par les gnostiques licencieux,
les Frères du Libre-Esprit, les libertins érudits et quelques
autres, dont Sade, Fourier ou La Mettrie - lequel, en son temps, écrivit
aussi un Art de jouir. |