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Petit traité d'éducation lubrique de Lydie Salvayre Ce Petit traité désopilant propose aux hommes comme aux femmes de peaufiner leur éducation des plaisirs charnels : étreinte préliminaire, positions, coutumes amoureuses, culturelles et religieuses... Jubilatoire !Cette quête du bonheur par la voie libidineuse est, de toutes les traditions philosophiques, la plus ancienne et la plus assurée. Avec un humour pince-sans-rire, Lydie Salvayre nous entraîne dans une joyeuse farandole de références (Schopenhauer, Sainte Thérèse d'Avila, Oscar Wilde, Rousseau...), et de situations cocasses. Ce Petit traité, par ses clins d'oeil malicieux, nous invite à jouir de la vie, et à vivre en jouissant.
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Petit Traité d'éducation lubrique Lydie Salvayre Lydie Salvayre est l'auteur d'une quinzaine de livres, dont La puissance des mouches Trois questions à Lydie Salvayre - Dans votre œuvre, vous abordez de préférence les sujets qui fâchent, pourquoi aujourd’hui le thème du sexe qui s’affiche partout et dont on parle abondamment, notamment dans le presse féminine? -Si j’aborde, dans la plupart de mes romans, des sujets sombres et parfois même tragiques, comme vous le remarquez, j’essaie en même temps de toujours y introduire une forme de comique. Ce que je cherche à faire en écrivant c’est, très précisément cela: mêler le léger au profond, le grave au joyeux, le sérieux au loufoque, le tragique au comique. Pour moi, cela s’appelle le baroque. Et c’est ce que j’ai cherché à faire, une fois encore, dans Le Petit Traité :mêler différents registres, lesquels ne se rejoignent que rarement ( l’érotique et le comique, l’érotique et le philo ou pseudophilosophique). - Citer écrivains et philosophes ne rend-il pas cet ouvrage trop intellectuel pour toucher le grand public? - Pensez-vous qu’une femme puisse s’intéresser à l’érotisme tout en échappant aux clichés masculins? Je ne sais pas bien si les femmes qui écrivent des textes érotiques peuvent échapper aux clichés masculins.
Extrait : Lorsque votre partenaire, haletant depuis quinze minutes, se rue sur vous, la bave aux lèvres et le corps agité de gestes convulsifs, ne vous effarez pas. Ces manifestations quelque peu surprenantes indiquent simplement que l'instant est venu, inéluctable, irréversible, impératif, d'agir (« Quod non agit, non existit » affirme Leibniz) et qu'il est temps de passer à la futution proprement dite.
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