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Le
livre noir de la psychanalyse : Vivre, penser et aller mieux sans
Freud
Collectif sous la
direction de Catherine Meyer, ancienne élève
de l'Ecole Normale Supérieure.
Mikkel
Borch-Jacobsen, philosophe, historien de la Psychanalyse,
professeur à l'université de Washington
Jean
Cottraux, Psychiatre des hôpitaux, Directeur de l'Unité
de traitement de l'anxiété à Lyon
Didier
Pleux, Docteur en Psychologie, Directeur de l'institut
français de thérapie cognitive
Jacques Van
Rillaer, Professeur de Psychologie à l'Université
de Louvain
Editions
Les Arènes, Paris, 2005
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Cet ouvrage rassemble les
témoignages de différents acteurs de la Psychanalyse qui,
ayant eu accès aux sources mêmes (correspondance de Freud,
archives) récemment disponibles, ont perdu la foi...
Celui qui a cru longtemps en une vérité révélée,
et se réveille un beau jour conscient de l’imposture, devient
à coup sûr l’un des plus virulents pour combattre ce
qu’il a adoré. Les auteurs de ce livre noir mettent donc
en exergue, preuves à l’appui, les falsifications, les trucages,
le cynisme absolu du bon docteur Freud. Au fil des pages, la psychanalyse
finira discréditée totalement en tant que science, et classée
en tant que secte.
Tout en effet est basé sur des croyances, par exemple, celle qui
consiste à établir un plan superficiel, celui des symptômes,
c’est à dire les manifestations observables des problèmes
(dépression, obsessions, et autres troubles) et un plan “profond”
celui où la psychanalyse a accès et serait seule capable
de générer de “vrais” changements. Autrement
dit, cela signifie que si vous êtes sorti de votre dépression
grâce à une thérapie cognitive et comportementale
associée à une prise en charge médicale, vous n’êtes
pas guéri pour autant...En effet, la psychanalyse ne s'inscrit
pas dans le schéma thérapeutique habituel de la médecine,
sa conception de la maladie mentale n'a rien à voir. Il n'est donc
pas question de guérir, mais de donner un éclairage spécifique
à l'expérience des analysants.
Freud reprend à son actif le péché originel et le
total mépris vis à vis de la femme qui caractérise
les religions monothéistes. Veut-elle acquérir une reconnaissance
sociale par son travail? C’est qu’inconsciemment elle voudrait
être un homme, et rêve de prendre sa place... Veut-elle être
mère? C’est pour mieux “dévorer” son enfant,
et satisfaire son “envie de pénis”. Veut-elle vivre
pleinement sa sexualité? C’est encore pour assouvir son “envie
de pénis” . Est-elle amoureuse, un tantinet jalouse? C’est
une ignoble “castratrice”!
Les hommes ne sont guère mieux considérés, Freud
manipule ses patients et ourdit des plans machiavéliques. Certains,
grâce à ces bons soins deviennent dépendants de drogues
dures ( comme Freud lui-même, tabagique et cocaïnomane), d’autres
vont briser leur vie de famille et celle de leurs proches, d’autres
enfin ne voient d’autre issue que dans le suicide.
Toutes celles et tous ceux qui se sentent coupables, ou défaillants
dans leurs rôles professionnels et personnels devraient lire ce
texte...
Cependant, nous devons prendre du recul vis à vis de ce tableau
accablant, et comprendre la véhémence des auteurs. Ce serait
peu réaliste de rejeter en bloc ce que la psychanalyse a voulu
transmettre: l’exploration de l’expérience, des émotions,
des relations et de leurs enjeux; mais, il convient d’élargir
les grilles de lecture en intégrant les données scientifiques
actuelles, ce que Freud lui-même n'aurait pas manqué de faire
le premier!
Sofia
Hudic
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