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mise à jour le 4/12/07
Notes de lecture

 

 

Le livre noir de la psychanalyse : Vivre, penser et aller mieux sans Freud

Collectif sous la direction de Catherine Meyer, ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure.

Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe, historien de la Psychanalyse, professeur à l'université de Washington

Jean Cottraux, Psychiatre des hôpitaux, Directeur de l'Unité de traitement de l'anxiété à Lyon

Didier Pleux, Docteur en Psychologie, Directeur de l'institut français de thérapie cognitive

Jacques Van Rillaer, Professeur de Psychologie à l'Université de Louvain

Editions Les Arènes, Paris, 2005

Cet ouvrage rassemble les témoignages de différents acteurs de la Psychanalyse qui, ayant eu accès aux sources mêmes (correspondance de Freud, archives) récemment disponibles, ont perdu la foi...
Celui qui a cru longtemps en une vérité révélée, et se réveille un beau jour conscient de l’imposture, devient à coup sûr l’un des plus virulents pour combattre ce qu’il a adoré. Les auteurs de ce livre noir mettent donc en exergue, preuves à l’appui, les falsifications, les trucages, le cynisme absolu du bon docteur Freud. Au fil des pages, la psychanalyse finira discréditée totalement en tant que science, et classée en tant que secte.


Tout en effet est basé sur des croyances, par exemple, celle qui consiste à établir un plan superficiel, celui des symptômes, c’est à dire les manifestations observables des problèmes (dépression, obsessions, et autres troubles) et un plan “profond” celui où la psychanalyse a accès et serait seule capable de générer de “vrais” changements. Autrement dit, cela signifie que si vous êtes sorti de votre dépression grâce à une thérapie cognitive et comportementale associée à une prise en charge médicale, vous n’êtes pas guéri pour autant...En effet, la psychanalyse ne s'inscrit pas dans le schéma thérapeutique habituel de la médecine, sa conception de la maladie mentale n'a rien à voir. Il n'est donc pas question de guérir, mais de donner un éclairage spécifique à l'expérience des analysants.


Freud reprend à son actif le péché originel et le total mépris vis à vis de la femme qui caractérise les religions monothéistes. Veut-elle acquérir une reconnaissance sociale par son travail? C’est qu’inconsciemment elle voudrait être un homme, et rêve de prendre sa place... Veut-elle être mère? C’est pour mieux “dévorer” son enfant, et satisfaire son “envie de pénis”. Veut-elle vivre pleinement sa sexualité? C’est encore pour assouvir son “envie de pénis” . Est-elle amoureuse, un tantinet jalouse? C’est une ignoble “castratrice”!


Les hommes ne sont guère mieux considérés, Freud manipule ses patients et ourdit des plans machiavéliques. Certains, grâce à ces bons soins deviennent dépendants de drogues dures ( comme Freud lui-même, tabagique et cocaïnomane), d’autres vont briser leur vie de famille et celle de leurs proches, d’autres enfin ne voient d’autre issue que dans le suicide.
Toutes celles et tous ceux qui se sentent coupables, ou défaillants dans leurs rôles professionnels et personnels devraient lire ce texte...


Cependant, nous devons prendre du recul vis à vis de ce tableau accablant, et comprendre la véhémence des auteurs. Ce serait peu réaliste de rejeter en bloc ce que la psychanalyse a voulu transmettre: l’exploration de l’expérience, des émotions, des relations et de leurs enjeux; mais, il convient d’élargir les grilles de lecture en intégrant les données scientifiques actuelles, ce que Freud lui-même n'aurait pas manqué de faire le premier!

Sofia Hudic

 

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