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Les religions monothéistes: un horizon dépassé?
Un article inédit de Laurent Perrin
Laurent Perrin, auteur du livre Vertige de l'Amour Complice, explique l'apparition des religions et décrit les bases des grands monothéismes. Les mythes semblent se répéter à travers les siècles sans vraiment apporter d'élément nouveau, les sources historiques sont très minces, voire inexistantes. Les religions rassemblent des foules,et dictent la conduite des hommes et des femmes jusque dans les moindres détails, en échange de paroles qui rassurent et rendent les choses plus simples, mais pas nécessairement plus faciles... Naissance, évolution et comparaison des religions Le triple combat de l'Humanisme
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| Les religions monothéistes : un horizon dépassé ?
Ces informations sont tirées du livre «Jésus et les Zélotes» de l’historien SGF Brandon La vie de Jésus nous est connue par les évangiles qui ont été écrits quelques décennies après sa mort (de l’an 75 à 90 pour les 3 premiers) par des personnes qui ne l’ont sans doute pas connu. L’historien juif Flavius Josephe, issue d’une famille pharisienne, ne s’est pas laissé emporter par le fanatisme religieux qui précipita ses compatriotes dans la révolte. Il passa dans le camp romain pendant la guerre de 70 qui détruisit Jérusalem, Il est le témoin le plus direct de cette période. Il assista à l’agonie de son peuple et à la destruction de Jérusalem et de son Temple. Il en parle par deux fois dans «La guerre des juifs». Le premier passage, qui décrit le Christ comme «un homme sage... Tant ses œuvres étaient admirables... C’était le Christ...... ressuscité au 3ème jour... etc...» à forcément été falsifié, car Flavius Josephe ne pouvait se le permettre face à son protecteur romain, il ne pouvait en parler que dans un sens péjoratif. Tout comme il raconta l’histoire des 3 autres messies avant Jésus qu’il décrivit comme des charlatans «faiseur de miracles». Dans un deuxième passage, il parle de Jacques en précisant «le frère de Jésus». S’il ne présente pas Jésus, c’est qu’il l’a sans doute déjà fait dans le premier passage, bien que falsifié. L’existence de Jésus ne peut donc être remis en cause. Jésus a vécu dans une période trouble de l’histoire de Jérusalem. En guerre contre les romains, tous les juifs attendaient le messie libérateur promis par Dieu. Ils avaient un esprit millénariste surexcité car il croyait en la fin du monde et en la profanation prochaine du Temple, demeure de Dieu. Le messie devait être de descendance royal (David et Salomon). Seul Judas le Galiléen, fondateur en l’an 6, du parti Zélote pouvait s’en prévaloir. Il tenta de faire passer à tour de rôle ses deux fils, Jacob et Simon, comme messie libérateur selon la tradition de succession dynastique. Mais ils furent capturés par les romains et crucifiés sur ordre de Tibère. Les Zélotes sont un courant du judaïsme très pieux et orthodoxe, mais aussi très violent par leurs attentats anti-romains. L’historien Flavius Josèphe parle de Judas comme d’un savant connaisseur de la Thora. Il concevait Israël comme une théocratie divine. Il était le descendant du prophète Pinhas également zélote qui châtiait avec la même sévérité ceux qui transgressaient la Thora. À cette époque, avec son allié, le Pharisien Saddoq, ils suscitèrent une révolte contre le recensement des juifs qui devait permettre le paiement de l’impôt romain, que tout bon juif devait se faire un devoir sacré de refuser. Il tenta d’imposer le mouvement Zélotes au sein du temple contre les 3 autres courants du Judaïsme, les Pharisiens, les Sadducéens et les Esséniens en professant « qu’il n’y a que Dieu seul que l’on doive reconnaître pour seigneur et pour roi ». Sans aucune compromission avec les romains, comme le faisait les 3 autres courants qui avaient déjà accepté l’impôt. Les Zélotes opposèrent une résistance violente à l’occupant romain, mais aussi aux juifs qui soutenaient ces derniers. Ils firent assassiné le grand prêtre Jonathan. Judas et Saddoq échouèrent dans leur tentative de révolte contre l’impôt. Judas le Galiléen périt au cours de cette révolte, les Galiléens vénéraient sa mémoire en qui ils voyaient un martyr mort pour la cause sacrée d’Israël. D’autant que cette révolte avortée avait fait comprendre aux romains qu’ils avaient affaire à un peuple farouchement attaché à ses idées religieuses, si étranges qu’elles pussent paraître. Jésus avait alors une dizaine d’année, comme tous les Galiléens de son âge, il avait sûrement fait des héros de ces martyrs mort pour la patrie et originaires de son village. Il était issu d’une famille très religieuse et pratiquante et quelque vingt ans plus tard, il enseignera au Temple en compagnie de Jacques, son frère aîné. Enfant, il assiste à l’apparition d’un autre Messie qu’on appelle Theudas, membre des Zélotes. Celui-ci persuade la foule de juifs de prendre leurs affaires et de le suivre jusqu’au Jourdan pour accomplir un miracle en partageant en deux les eaux du fleuve. Tel Moïse, il conduirait son peuple dans le désert pour le sauver des romains. Il sera capturé et décapité. Encore un autre messie nommé le « juif Egyptien » par Flavius Josèphe, tente de libérer le peuple juif en le rassemblant sur le mont des Oliviers et promettant, comme Josué, que les murs de Jérusalem s’effondreraient à son seul commandement. Ses partisans étaient des zélotes, et après de violents combats, il disparaîtra rapidement avant de se faire arrêter. À la même époque une secte juive, probablement des Esséniens, situé au bord de la mer morte de -4 à leur destruction par les romains en l’an 68, vénère leur messie, qu’ils appellent « Le maître de Justice » qui fut mis à mort par un méchant prêtre. Une secte sans doute très proche des Zélotes. Une histoire découverte avec les fameux manuscrits de la mer morte. La légende laisse entendre que les Zélotes possédaient le manuscrit de cuivre contenant les informations sur l’endroit où était enseveli le trésor du Temple. Devenu adulte, Jésus voit l’étau romain se resserrer de plus en plus et le peuple juif, dans un état de surexcitation extrême, était persuadé de l’arrivée du messie libérateur. Jésus devait participer à l’agitation du peuple juif, la plupart des Zélotes étaient originaires de Galilée, tout comme lui et s’il critiqua les trois grands courants du judaïsme, il ne le fit pas pour les zélotes. Il prêchait avec ses disciples auprès du peuple dans toute la Judée, mais aussi dans le Temple où son frère Jacques faisait sans doute déjà partie des grands prêtres. Il avait réussi, semble t-il quelques « guérisons » ou « miracles » et commençait à être très populaire. Pour la population, les miracles de Jésus étaient considérés comme des « signes » attestant son caractère messianique, que ses disciples mentionnaient dans leur enseignement pour convaincre leurs compatriotes que Jésus était bien le messie promis. Difficile de dire dans quelles conditions Jésus s’est décidé à être le « Libérateur ». Il se disait « fils de l’homme », difficile à interpréter... Mais se considérait-il comme le messie ? L’Évangile ne nous permet pas de savoir l’idée qu’il se faisait de sa propre mission. Il préparait ses compatriotes spirituellement à la venue toute proche du royaume de Dieu. Son association avec Jean le Baptiste qui prédisait, comme beaucoup d’autres, l’arrivée imminente du Libérateur nous fait penser qu’il voulait qu’il soit reconnu comme tel, sans jamais le dire. Mais pourquoi une telle attitude ? Les romains faisaient la chasse à tout messie libérateur capable de soulever les foules, ils étaient crucifiés sans autre forme de procès. Les zélotes notamment donnaient beaucoup de mal aux romains par leurs attaques suicides. Il s’agissait donc pour Jésus d’une simple prudence face aux risques encourus. Jésus désavoua en public le rôle messianique que lui prêtait la foule dans son enthousiasme et il est impossible de déterminer dans quelle mesure il devint la victime de cet enthousiasme. D’autant que pour les dangereux zélotes, le messie ne pouvait qu’être issu de la famille de Judas le Galiléen. En outre, le véritable messie ne devait pas mourir, mais libérer le peuple de l’occupant romain. Sans doute sous l’influence des traditions zélotes, Jésus demanda à ses disciples de se charger de leur croix. La croix était l’emblème du sacrifice pour les zélotes avant de devenir pour les chrétiens le symbole du salut. Il semble que, fort de sa popularité, Jésus ai voulu s’attaquer au pouvoir sacerdotal du Temple qu’il considérait avec les zélotes, comme compromis avec l’occupant. Après l’arrestation de Jean-Baptiste, Jésus se rendit en Galilée sa ville natale et ville zélote, où il prêcha la Bonne Nouvelle en ces termes « Les temps sont accomplis et le royaume de Dieu est tout proche : Repentez-vous ! » Cette déclaration prend tout son sens à la lumière des traditions apocalyptiques juives de l’époque. Une révolte contre le paiement de l’impôt est organisée par les zélotes à Jérusalem au moment de la Pâques juive. Jésus en profite pour passer à l’action. Son entrée sur un âne dans Jérusalem fut l’occasion d’exprimer publiquement ses prétentions au titre de messie. Ce n’est pas un hasard, mais un plan soigneusement élaboré par lui pour correspondre à la prophétie de Zacharie de l’arrivé du roi messianique sur un âne. C’est en sortant du Temple qu’il y aura l’épisode avec les marchands. Aucun homme, si dynamique fut-il, n’aurait pu réussir sans aucune aide, comme le racontent les évangiles, à chasser de leur commerce toute une compagnie de marchants occupés avec leurs clients qui avaient besoin de leurs services pour accomplir leurs devoirs religieux, surtout au moment de la fête pascale. Jésus était accompagné de ses disciples et bénéficiait de l’appui considérable de la foule. Cette vigoureuse intervention lui aura valu une grande notoriété à travers toute la Palestine et chez les Zélotes, alors qu’il n’était jusque-là qu’un prédicateur Galiléen formé à l’école de Jean le Baptiste. La garnison romaine qui surveillait le Temple n’avait pu intervenir, car occupé à réprimer dans le sang la rébellion dans la ville où ils arrêtèrent plusieurs activistes zélotes dont Barabbas. Jésus entreprit ces actions dans le dessein de montrer aux autorités juives et romaines qu’il était le chef d’un mouvement subversif. Tout comme les zélotes, Jésus s’est montré étroitement solidaire des pauvres et des nécessiteux et, parallèlement très hostiles aux riches juifs et aux trois grands courants du judaïsme qu’il critiquait pour leur collaboration avec les romains. Jésus était donc très proche des idées zélotes et cette sympathie lui fit choisir Simon le Zélote comme disciple. Jésus demeurait à Jérusalem en journée où il bénéficiait du soutien de la foule, mais quittait la ville à la tombé de la nuit, de peur d’une arrestation. Il commençait sans doute à comprendre qu’il se trouvait dans une situation critique. Après le repas Pascal, il décida d’aller à Gethsémani avec ses disciples pour y demeurer un certain temps et leur demanda d’être armé. L’un d’eux, Judas Iscarioth en informa les autorités juives qui vinrent l’arrêter. Jésus n’opposa pas de résistance, peut-être réalisa-t-il que tout était perdu d’avance. Mais cet épisode montre qu’il n’avait pas l’intention de se rendre volontairement à ses ennemis et de s’offrir en holocauste. Jésus fut arrêté par les autorités du Temple puis crucifié pour sédition par les romains vers l’an 33, en compagnie de 2 autres zélotes arrêtés pour insurrection. Nous n’avons aucune raison sérieuse de penser que Pilate tenait réellement Jésus pour innocent et ne le condamna à mort que sous la contrainte, comme le rapporte les évangélistes. Il avait jugé les divers faits et arguments produits contre lui par les autorités juives de nature à justifier la peine de mort. Les romains connaissaient sans doute déjà les activités de Jésus et devaient le percevoir comme un activiste zélote se faisant passer pour le « roi des juifs » tout comme les précédents « faiseur de miracles » déjà crucifiés. Jamais les autorités juives n’avaient livré d’autres prétendants au titre de messie et réglaient eux-mêmes les problèmes de blasphème comme avec Etienne qui mourut lapidé selon la Loi juive. C’est donc que Jésus menaçait trop gravement l’ordre public et leur propre sécurité au sein du Temple. L’organisation du Temple, de son culte et de son entretien constituaient une immense « affaire » nécessitant d’énormes investissements et l’engagement d’un personnel important. De fait, lors de la « purification du temple », en chassant les marchands, c’est l’aristocratie sacerdotale, qui percevait de grosses sommes par cette activité, que brava Jésus. Contester l’autorité du Grand prêtre nommé par les romains, c’était en réalité contester Rome. Pour le prendre au piège de ses paroles, ils lui demandèrent « Est-il permis ou non de payer l’impôt à César », sa réponse ambigu « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » s’interprète pour un juif religieux comme une réponse négative, puisque Jérusalem est la cité de Dieu. Après sa crucifixion, et selon la tradition de succession dynastique, son frère aîné Jacques assure naturellement la continuité du message, alors que lui-même n’a jamais été du nombre de ses disciples, bien plus, si l’on en croit Marc, la famille de Jésus essaya de le retenir, pensant « qu’il avait perdu le sens ». Jacques forma un triumvirat avec Pierre et Jean les deux apôtres les plus proches de Jésus, au sein même du temple dont ils faisaient partie avec les grands prêtres. Mais Jésus n’est pas de descendance royale. Il n’est pas issu de David comme le veut la tradition, car le judaïsme est une religion ethnique. Seul Judas le Galiléen, fondateur des Zélotes, avait cette prétention et les zélotes devaient tout faire pour réduire l’influence de Jacques et du Triumvirat au sein du temple. Jacques tient bon, il est convaincu que la parousie est proche « En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera pas, que tout cela ne soit arrivé » et que la vérité éclatera aux yeux du monde. Contrairement aux trois autres faux messies, morts sans avoir accompli leur mission divine « Il reviendra dans les nuées avec une puissance surnaturelle pour restaurer la royauté d’Israël ». Ils avaient acquis la conviction si forte que Dieu l’avait ressuscité des morts (mais bizarrement pas pour reprendre sa vie sur terre comme Lazare) qu’ils réussirent à la communiquer à d’autres. Si la foi en la résurrection ne s’était pas établie et organisée, il n’y aurait pas eu de christianisme. Pilate disparaît de l’histoire après la mort de l’empereur Tibère en 36. En l’an 40, le nouvel empereur Caïus souhaite ériger dans l’enceinte du Temple une statue dorée de Zeus. Les juifs se rebellèrent pour empêcher cela, ils étaient prêts à payer le prix d’un massacre général. Heureusement pour eux, Caïus mourut avant que l’ordre ne soit exécuté et les juifs l’interprétèrent comme une intervention divine. C’était la croyance fondamentale Zélote « Dieu viendra en aide à ceux qui risquent sa vie pour Lui» . Jacques prépare le retour de Jésus, au côté de Jean et Pierre qui sont les témoins directs de sa résurrection « Dieu l’a ressuscité des morts, nous en sommes témoins. Il est mort pour nos péchés. Victime de la haine romaine et de l’aristocratie sacerdotale qui a fait échouer sa mission ». Ils respectent scrupuleusement la Loi juive. On se souvient dans Marc, de l’épisode où Jésus refuse de guérir l’enfant d’une femme païenne, en lui disant que ses frères juifs passent en premiers. Il finit par exaucer la prière de cette femme devant ses lamentations. Aussi en l’an 51, Jacques convoque à Jérusalem le prédicateur Paul qui n’a pas connu Jésus, qui a écrit les Epîtres pour évangéliser à Rome des «Gentils», des non-juifs, sans le respect de la tradition ni surtout de la circoncision qui est le symbole du pacte avec Dieu. Dans les écrits de Paul, Jésus n’est plus le messie qui doit restaurer la royauté d’Israël, mais un être de nature divine, qui par son sacrifice, a sauvé leur âme, il devient le Sauveur de tout le genre humain. Fini le peuple élu ! Les circonstances historiques de sa vie et de sa mort n’ont pas d’importance. Pour lui, Jésus est mort à cause des forces obscures pour accomplir sa mission divine auprès de tous les hommes. Son enseignement est fortement contesté et Paul doit prouver qu’il est réellement un bon juif. Paul fut arrêté dans le temple et destitué de ses fonctions pastorales et évangéliques. Pour sa défense, il répéta sans doute ce qu’il avait déjà écrit : il dit avoir reçu une révélation de Dieu « C’était le bon plaisir de Dieu de me révéler son fils, afin que je puisse le prêcher parmi les païens. Je suis chargé de l’évangile des incirconcis, tandis que Pierre a été chargé de l’évangile des circoncis ». Il tente de les persuader que son évangile est d’origine divine. La sortie du temple fut mouvementée car le peuple en colère voulait le lyncher et il ne doit la vie sauve qu’à l’intervention d’une troupe romaine. Jacques se signalait par une ardeur sans borne à pratiquer le judaïsme. Il avait prononcé ses vœux, on pouvait le trouver à toute heure dans le Temple et il avait obtenu le privilège unique de pénétrer dans le sanctuaire. Les Judéo-Chrétiens pratiquaient la religion juive avec dévotion et insistaient sur la nécessité absolue de la circoncision. Et jacques jouissait d’un très grand prestige en raison de son assiduité au culte. Mais la Parousie tarde à arriver, et les évènements politiques s’accélèrent. Jacques (fils de Zébédée) et Pierre sont arrêtés en l’an 45 sur ordre d’Agrippa. L’un sera exécuté et l’autre libéré quelques années plus tard. Pierre s’enfuira sans doute vers Alexandrie où résident la plus grande communauté juive après Jérusalem. À la suite d’un complot du grand prêtre Anan, Jacques sera arrêté à son tour en l’an 62 durant son interrogatoire, les dirigeants juifs le prirent violemment à partie et le précipitèrent du haut de la terrasse du Temple, provoquant ainsi sa mort. C’est Siméon, un autre parent de Jésus qui prendra la suite comme le veut la tradition. Les Zélotes redoublent d’attentats et de complot pour prendre le pouvoir au temple. Ménahem, le fils de Judas le Galiléen reprend le flambeau du messie Libérateur. Avec ses hommes, il prend le contrôle de la forteresse romaine et dépôt d’armes de « Massada », puis le contrôle du Temple par la force. Nous sommes en l’an 66, 4 ans avant la destruction de Jérusalem. Ménahem meurt au combat, il est remplacé par Eléazar un autre membre de la famille. C’était quasiment la guerre civile à Jérusalem entre les différents clans sacerdotaux. Eléazar fut en mesure d’occuper le Temple et de s’emparer de la ville haute. Au cours de ces rebellions, ils mirent le feu au palais d’Agrippa ainsi qu’aux archives publiques. Désormais le procurateur Florus n’était plus à même de venir à bout de la situation. Il fit appel au légat de Syrie, Cestius Gallus pour rétablir l’ordre. Celui-ci rassembla ses troupes et attaqua Jérusalem trois mois plus tard. Il était sur le point de remporter la victoire, quand tout à coup, pour quelque raison inexplicable, il ordonna à ses troupes d’interrompre l’assaut et de se retirer sur le mont Scopus, au nord de Jérusalem. Sans doute pour des raisons tactiques, ou pour attendre des renforts, il abandonna le siège. Pour les Zélotes c’était un signe divin. Comme promis par Yahvé à Judas le Galiléen, Il venait en aide à son peuple s’il défendait sa foi et tenait tête aux païens. Plein d’exultation devant ce témoignage de la Providence divine, les zélotes virent grossir leurs rangs sous la direction d’Eléazar et rejetèrent l’autorité du grand prêtre Anan en le tuant avec ses partisans avant de se retrancher dans le Temple. À ce moment, l’historien juif Flavius Josèphe trahi les siens pour passer à l’ennemi portant ainsi atteinte au prestige du parti auquel il appartenait. Il décrira plus tard dans « La guerre des juifs » toutes les atrocités commises par les zélotes. Titus chargea Flavius Josèphe de les engager à se rendre, moyennant certaines conditions, mais les Juifs de plus en plus sûrs d’eux-mêmes et de l’aide divine rejetèrent la proposition du « renégat ». La ville fut pourtant prise le 29 août 70, les légionnaires romains prirent d’assaut le Temple et y mirent le feu, en proie à la haine et dans l’exaltation de la victoire, ils massacrèrent au sein même du Temple les prêtres et le peuple du Dieu d’Israël. Le Temple qui avait été l’orgueil et la gloire du peuple juif devint le tombeau de milliers de patriotes, près d’un million selon Joseph qui raconte en détail l’horreur de cette guerre. Trois ans plus tard, les romains mettent fin au dernier bastion de la résistance zélote à Massada, forteresse aux fortifications presque imprenables. Le commandant en chef des Zélotes, Eléazar, descendant de Judas le Galiléen, persuada ses compagnons, près de mille, à se suicider en masse avec femmes et enfants. Que firent les judéo-chrétien dans cette révolte ? Sans doute cause commune avec leurs frères pour tenter de libérer Israël du joug des païens, acte religieux par excellence, ils partagèrent le même sort que les patriotes zélotes. Il ne reste plus rien de l’église de Jérusalem, ni documents, ni représentant. Pas la moindre trace de «l’Évangile des circoncis» tel qu’elle avait du être écrite dès l’origine, peut-être par le triumvirat Jacques, Pierre et Jean. Si la destruction n’avait pas eu lieu, la version paulinienne du Christianisme serait sûrement tombée dans l’oubli, quant au parti fondé par Jésus de Nazareth, il serait resté une petite secte juive au sein du judaïsme. Les Epîtres de Paul reste à ce jour les documents les plus anciens concernant Jésus et qui reprendront du poil de la bête avec la fin de Jérusalem et l’appui de plusieurs autres évangiles. Celui de Marc vers 75, celui de Luc en 80, celui de Matthieu en 85, et le dernier, celui de Jean. Les Actes des apôtres sont écrits vers l’an 90 ou 100. Par la suite, une dizaine d’autres évangiles apparaîtront, dont les auteurs anonymes ont repris les noms des apôtres de Jésus. En 367, l'Eglise sélectionna et présenta comme véridiques seulement 4 premiers évangiles et les autres disparaîtront. Au siècle dernier, nous avons découvert en Egypte l’évangile de Judas. Désormais ce sont les Églises des grandes villes de l’empire, Rome, Antioche et Alexandrie qui détiennent les rênes de l’ancienne Église de Jérusalem. En 75, l’Évangile de Marc, sans doute d’origine romaine, devait répondre à une nécessité. Après la destruction totale de Jérusalem, il fallait raconter une histoire de Jésus valable pour les non-juifs de Rome, déjà convertis du paganisme par les Epîtres de Paul. Il repousse le délai de parousie « Il faut d’abord que la bonne nouvelle soit proclamée à toutes les nations ». Il fait savoir que la fin de Jérusalem en 70 est la punition divine, le châtiment infligé aux juifs coupables d’avoir fait mourir Jésus. En effet, s’il disait qu’il avait été crucifié pour sédition en compagnie d’autres Zélotes, comment expliquer sa mort comme le moyen choisi par Dieu pour sauver tous les hommes ? Il rejette la faute sur les prêtres juifs qui l’auraient d’abord condamné à mort pour blasphème en s’auto proclamant Messie et en prédisant la destruction du Temple. Ne pouvant l’exécuter eux-mêmes, ils le livrèrent aux romains pour sédition. Aujourd’hui tous les historiens s’accordent à dire que les prêtres avaient le pouvoir d’exécuter pour blasphème. Ils l’avaient déjà fait pour Etienne condamné à la lapidation pour blasphème. D’autant qu’en le livrant aux romains, ils en faisaient un martyr populaire de la cause juive, tel un Zélote. Dans cette époque d’agitation politico-religieuse, les romains avaient déjà crucifié au moins trois faux messies qui excitaient le peuple et le poussaient à la révolte. Pourquoi en auraient-ils fait autrement avec Jésus ? Ou pourquoi, les prêtres juifs n’avaient pas arrêté et questionné ces faux messies avant de les livrer aux romains comme avec Jésus ? Mais cette version qui blanchissait les romains de l’exécution du Christ facilitait également les rapports avec l’autorité romaine. En effet, Pilate s’étant rendu compte de l’innocence de Jésus a cherché à le sauver sans succès. Marc cite les douze apôtres en omettant de dire que l’un d’eux, Simon, est membre du parti zélote extrémiste. Un fait qu’il essaie de cacher à ses lecteurs romains car il veut montrer que Jésus n’était pas impliqué dans la cause nationaliste juive. N’oublions pas que 2 ans auparavant Titus fêtait en grande pompe à Rome sa victoire sur les juifs, en compagnie de son père Vespasien en exhibant dans les rues de Rome le Trésor du Temple. Marc tente d’affirmer que Jésus avait prédit ce désastre terrible pour le peuple juif, mais encore que ce désastre est l’un des signes avant-coureurs de son retour. Marc fit là œuvre de pionnier, et ce fut son Évangile qui servit de modèle aux autres Évangélistes. Il est très probable qu’il existait déjà avant lui, un récit suivi des évènements qui conduisirent à la crucifixion, et que ce récit provenait de l’Église de Jérusalem disparue. Il laisse entendre que les premiers apôtres, et en particulier Pierre, n’avaient vu en Jésus que le Messie d’Israël, puisqu’ils l’abandonnent sur sa croix comme un faux messie, sans comprendre qu’il devait souffrir, mourir et ressusciter avant de devenir le Sauveur de tous les hommes. La crucifixion de Jésus cessa d’être un problème politique pour devenir un problème métaphysique. Marc fait le contraire de ce qu’avait fait Paul à Rome, en resituant Jésus dans son contexte historique. Qu’est devenu Paul ? Est-il mort dans la destruction de Jérusalem ? Nous ne le savons pas. L’évangile de Matthieu est le plus juif des 4, sans doute originaire d’Alexandrie, ou nous pensons que Pierre a trouvé refuge après sa libération de prison. Le christianisme de l’église de Jérusalem fut sans doute enseigné à Alexandrie. Des émeutes y éclatèrent en 66 en même temps qu’à Jérusalem, les juifs subirent de lourdes pertes. Selon Josèphe, vers l’an 73, l’empereur Vespasien qui se méfiait de l’incorrigible penchant des juifs à la révolte donna l’ordre au gouverneur d’Egypte de détruire le temple juif de Léontopolis. Un édifice construit en l’an 170 avant notre ère par le grand prêtre Onias et aménagé sur le modèle du Temple de Jérusalem. Vespasien prit la décision de le détruire par crainte que ce temple ne vienne remplacer l’ancien temple de Jérusalem. Sans doute pour les mêmes raisons de prudence face aux romains, les évangiles de Luc et Matthieu agréèrent le portrait de Jésus par Marc qui montrait un innocent victime de la méchanceté juive. Mais s’adressant à un public différent d’Alexandrie et d’Achaïe, ils suivirent des traditions que l’on ne retrouvent pas dans l’évangile de Marc. Ils furent sans doute rédigés en des lieux éloignés l’un de l’autre, car Matthieu situe l’apparition du Christ ressuscité en Galilée alors que Luc situe cet épisode à Jérusalem sur le Mont des Oliviers. L’évangile de Matthieu est le seul à rapporter qu’enfant, Jésus fut emmené en Egypte par ses parents pour y trouver refuge. Un voyage ordonné par Dieu à Joseph qui permettait que s’accomplisse l’ancienne prophétie « D’Egypte, j’ai appelé mon fils ». Les Egyptiens étaient familiarisés avec l’idée d’une Sainte mère et de son fils que nous retrouvons dans les récits d’Isis et de son fils Horus. Il faut noter, en particulier, l’extraordinaire glorification de Pierre qui caractérise cet ouvrage, contrairement à Marc qui le discrédite en ne reconnaissant pas Jésus comme le messie. Chez Matthieu, Pierre perçoit parfaitement la nature divine de Jésus « Tu es le Christ, fils du Dieu vivant », Jésus lui répond : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église... Je te donnerai les clefs du royaume des cieux ». Il présente Pierre comme l’apôtre fondateur de l’église, souvenons-nous qu’il s’était sans doute réfugié à Alexandrie après sa libération vers l’an 50 et avait sans doute beaucoup travaillé à la fondation de l’église d’Alexandrie. L’évangile de Thomas récemment découvert en haute Egypte datant probablement du 2ème siècle, révèle également une connaissance approfondie de l’évangile de Matthieu et reste fidèle au souvenir de Jacques le frère du Seigneur. Cet évangile répond aux problèmes d’une population judéo-chrétienne, bien différents de ceux des chrétiens de Rome d’origine païenne auxquels s’adressait l’Évangile de Marc. Matthieu souhaite faire renoncé à la violence les judéo-chrétiens d’Alexandrie et ouvrir le christianisme à tous les hommes. Il fait dire à Jésus « Tous ceux qui prennent le glaive, périront par le glaive... Comment alors s’accompliraient les Écritures d’après lesquelles il doit en être ainsi ? », Notons la contradiction avec d’autres paroles de Jésus qu’il rapporte « N’allez pas croire que je suis venu apporter la paix sur terre. Je n’apporte pas la paix, mais le glaive ». Les conséquences de la révolte juive avaient été fatales à Jérusalem et sa destruction associée à une punition divine, ce qu’il fallait à tout prix éviter à Alexandrie menacée, dont le Grand Temple venait d’être détruit. «Aimez vos ennemis et priez pour vos persécuteurs», «Aussi, je vous le dit : le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire ses fruits» il devenait donc impossible de croire que Jésus ressuscité reviendrait investi d’une puissance surnaturelle, pour restaurer la royauté d’Israël. De ce travail d’élaboration sortit la figure du Christ pacifique, qui avait renoncé à toute forme de violence. Il fallait également régler le problème récurrent du paiement de l’impôt que la plupart des juifs et notamment les zélotes refusaient de payer aux romains. À ce propos, il rapporte les paroles de Jésus « Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », Or nous savons que pour les juifs, Jérusalem est la patrie de Dieu et le Temple sa demeure. S’il avait proclamé qu’il était légitime de payer l’impôt aux romains, jamais les foules n’auraient salué en lui le messie. Au fur est à mesure que Marc développe son thème, Jésus apparaît comme le fils de Dieu fait homme, victime des autorités juives, repoussé par la foule de Jérusalem, incompris par sa famille et ses disciples et enfin trahi par l’un d’eux puis abandonné sur la croix par les autres. L’évangile de Luc (en 85) semble être le plus grec des 4 évangiles, sans doute rédigé en Achaïe. Il est également l’auteur des « Actes des apôtres ». Il avait à cœur de faire passer le christianisme pour une religion que les païens agréaient et que les magistrats romains protégeaient contre la malignité des juifs. Il suggère également le caractère pacifique de Jésus. Pourtant, écrivant plus tard et plus loin de Jérusalem que ses deux prédécesseurs, Luc pouvait se permettre de rapporter qu’un des disciples de Jésus était Zélote ou que Jésus avait ordonné à ses disciples de se procurer des armes avant d’aller à Gethsémani où il fut arrêté. Dans le quatrième évangile, celui de Jean, sans doute le plus mystique et le plus anti-sémite, on voit Jésus répondre à la question de Pilate « Es-tu le roi des juifs ? »... «Mon royaume n’est pas de ce monde, sinon mes gens auraient combattu pour que je ne fusse pas livré aux juifs » Jésus devenu le verbe incarné, explique soigneusement au gouverneur romain que son royaume n’est pas de ce monde et ne s’oppose pas en rival de l’empire. Ces évangiles ont sans doute puisé dans les récits et légendes en vogue à l'époque pour fabriquer une réalité " historique " au mythique Jésus-Christ. Ils devinrent un puissant instrument de conversion et de prise du pouvoir que l'Église n'aura de cesse de perfectionner au cours des siècles. Ces textes " sacrés " ont pétri nos inconscients durant des millénaires, nous retrouvons leurs sources à travers une mythologie plus ancienne. Trois légendes principales sont à la base de celle de Jésus : La Légende de Krishna vers -1400 avant JC est sans doute la plus proche. Le culte de Krishna, huitième incarnation de Visnu : (Krishnaïsme) des Védas hindous donnera son nom à Jésus-Christ (Jezeus Krishna) : Krishna est l’incarnation de l'amour. Le mot Krish veut dire attirant, ou incarnation de l'amour. Krishna est celui qui détruit le mal. Son épithète personnelle était, " le fils éternel ", sa naissance était attendue par des sages, et des bergers, il se présenta avec de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Il fut persécuté par le tyran Kamsa qui ordonna le meurtre de milliers d'enfants en bas âge, il était de naissance royale. Il fut baptisé dans un fleuve (le Gange), effectua miracles et merveilles, ressuscita les morts et guéri les lépreux, les sourds et les aveugles. Il utilisait des paraboles pour enseigner au peuple la charité et l'amour. Il fut transfiguré devant ses disciples, ressuscita d'entre les morts et monta au ciel. Il était considéré comme " le rédempteur, le premier-né, le Libérateur, le Mot Universel ". Jeune homme, Krishna persuade son beau-père et ses fidèles de ne plus vénérer le dieu Indra, divinité védique ancienne, manifestant orgueil et colère, mais en lieu et place, de faire puja à la colline Govardhana ; lois nouvelles et conformes à la Bhakti, et donc compassionnelles. Le dieu, irrité de ne plus être prié, déclencha un déluge, mais Krishna souleva la colline et dit aux habitants du village de se réfugier sous elle où ils seront à l'abri et où tous leurs besoins seront satisfaits. La Tri-Mûrti ou Trinité hindoue Brahmâ, Vishnu/Shiva (une seule personne avec deux faces) et Shakti forment une triade : une trinité de trois divinités, (ou tri-mûrti) qui sont les trois éléments fondamentaux de l'Hindouisme comparable à la Trinité chrétienne. Le culte de Mithra, Dieu-Soleil, bat son plein en Perse en -600 avant JC. Les prêtres célébraient l'office par le pain et le vin " Celui qui avale ma chair et avale mon sang demeure en moi et je demeure en lui ". Le prêtre de Mithra plaçait du miel sur la langue de l'adepte. Son culte comprend un repas et un baptême. Il est né d'une vierge le 25 décembre, il était considéré comme " la Voie, la Vérité et la Lumière ". Mais aussi comme " le Rédempteur, le Sauveur, le Messie ". Il était identifié à la fois au Lion et à l'Agneau. Son jour sacré était le dimanche, le " jour du Seigneur ". Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection. Il avait 12 compagnons ou disciples. Il effectuait des miracles, il a été enterré dans un tombeau, et après trois jours, il s'est relevé. Sa résurrection était célébrée chaque année. Sa religion comportait une eucharistie ou " dîner du Seigneur ". Les paroles de la Cène sont empruntées à celle des sectateurs de Mithra. Le culte de Mithra connut son apogée à Rome vers le troisième siècle de notre ère. Le mithraïsme était alors une religion concurrente du christianisme. Son culte était surtout très populaire dans les armées, ce qui engagea une rivalité farouche entre les croyants des deux religions, à tel point que l'Église dut faire de nombreuses concessions au culte païen de Mithra. On sait par exemple aujourd'hui que c'est parce que le culte de Mithra se situait aux alentours de l'actuel solstice d'hiver que l'on fête Noël le 25 décembre. Il semble que le rite principal de la religion Mithraïque ait été un banquet rituel, que l'on peut rapprocher d'une certaine manière de l'eucharistie du christianisme. Les aliments offerts durant le banquet étaient du pain et du vin, comme dans le rite chrétien. Les adeptes de Mithra louaient également le dimanche, jour du Soleil. Le mithraïsme était une religion de salut : le sacrifice de Mithra avait comme fin la rédemption du genre humain. Le mithraïsme eut un rôle important dans le développement du Manichéisme, religion qui fut également en forte compétition avec le christianisme. Le christianisme supplanta le mithraïsme pendant le IVe siècle, et devint la religion officielle de l'Empire avec Théodose (379-394). Le Maître de justice, en -65 avant JC, de la secte des Esséniens a douze disciples, il passe pour le Messie descendant de David. Il est persécuté, torturé et exécuté comme martyr de la foi et devait ressusciter. Il fonda une Église dont les fidèles attendent son retour On trouve encore dans d’autres légendes : « Ce pain est mon corps » : une légende recopié d'Horus/Osiris et Dyonisos/Bacchus. Il a ressuscité Lazarus (Lazare en français) : recopié mot à mot de la légende d'Osiris (El Azar'us), ici, les rédacteurs de la Bible n'ont même pas pris la peine de changer le nom. Il a marché sur l'eau : une histoire recopiée de la légende des disciples de Bouddha entrés en transe méditative pour traverser un fleuve. Il a multiplié les pains : recopié sur la légende de Bouddha qui a multiplié les petits gâteaux. Les auteurs des évangiles manquent d'imagination : Si l'on enlève au récit les emprunts à l'Ancien Testament, Krishna, Horus, Mithra, Bouddha et au Maître de justice, il ne reste à peu près rien de la rédaction des évangiles ! Pour masquer tous ces emprunts, de nombreux livres historiques ont été falsifiés au cours des siècles, tel le témoignage de l’historien Flavius Josèphe, d'autant plus facilement que l'imprimerie n'existait pas et l’on recopiait les livres un par un pour en faire des doubles, une tâche dévolue au clergé ! En 312, l'empereur Constantin prend le pouvoir, il se convertit et, grâce à son âme damnée Eusèbe de Césarée " Le faussaire " (qui inventa les 12 premiers papes), donne à l'Église chrétienne de nouvelles structures. Puis, progressivement seul le culte du Dieu chrétien est autorisé. Il fait détruire les œuvres païennes et hérétiques et finance la fabrication de nouveaux exemplaires de la Bible. Il donne aux gardiens du dogme l'occasion de réviser et corriger les textes : C'est à ce moment-là que la rédaction du Nouveau Testament est " définitive ". La femme, relativement libre et émancipée sous l'empire romain verra progressivement son statut se transformer : L'Église considère, jusqu’au Concile de Trente en 1542, que les femmes n’ont pas d’âme, elles peuvent être battues, torturées, violées ou mises en esclavage. En 529, fermeture de l'académie de Platon à Athènes. Le savoir antique, violemment critiqué par les Pères de l'Église tel Saint Augustin, disparaît des esprits. Un voile tombe sur les sciences. En 532, l'empereur Justinien fait fermer l'école de philosophie d'Athènes, considérée comme le dernier bastion du paganisme. Désormais, l'obscurantisme et l'ignorance règnent en maîtres dans tout le bassin méditerranéen.
On peut trouver de façon assez exhaustive l’ensemble de ces correspondances entre les récits mythologiques des différentes civilisations sur le site : http://www.bible.chez-alice.fr
Les religions monothéistes
: un horizon dépassé ?
Les névroses et les tendances fascistes sont des conséquences de cette même répression sexuelle. C'est ce qui a été démontré par le psychanalyste Wilhelm Reich qui disait : « La suppression de l'activité sexuelle des enfants et des adolescents est le mécanisme de base qui produit les structures caractérielles adaptées à l'asservissement politique, idéologique, économique. La répression de la sexualité naturelle chez l'enfant, particulièrement de la génitalité, rend l'enfant appréhensif, timide, obéissant, craintif devant l'autorité, elle paralyse ses tendances rebelles, parce que la rébellion est associée avec l'angoisse ; elle provoque, en inhibant la curiosité sexuelle de l'enfant, un obscurcissement général de son sens critique et de ses facultés mentales. » Ces individus, incapables de dissiper totalement leur énergie dans un orgasme pleinement réalisé, sont dits «impuissants orgastiques ». Ces blocages sont appelés « cuirasses caractérielles », ils se manifestent aussi bien sur le plan corporel, par des rigidités musculaires, que sur le plan psychique, par des traits de caractères névrotiques. Ne pouvant être totalement dissipée par le biais d'une activité sexuelle pleinement satisfaisante, l'énergie sexuelle est alors dissipée via des dérivatifs, notamment le mysticisme (« l'extase mystique » ou la recherche de la « Pureté ») ou des perversions sexuelles (la propension à se complaire dans des blagues salaces est un symptôme d'impuissance orgastique) ou sadiques.
Laurent Perrin - Essayiste
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