|
|
La
prostitution est elle immorale quand elle est revendiquée comme
un droit?
Une récente émission
de TV sur France 3 (21 Mars 2007 )a présenté des prostituées
et des clients. Ces travailleurs du sexe, un homme et cinq femmes ont
expliqué qu'ils avaient librement et consciemment décidé
de faire ce métier. Une belle femme belge à la cinquantaine
rayonnante a affirmé à maintes reprises qu'elle se sentait
“faite pour ça”, deux autres âgées d’une
trentaine d’années, ont précisé avoir abandonné
leurs activités professionnelles pour devenir prostituées.
Franck Spengler, éditeur, et Claude Dubois, historien, ont dit
qu'ils étaient depuis toujours des clients assidus des prostituées
bien qu’étant mariés et satisfaits de leur vie de
famille. Ils reconnaissent qu'ils aiment prendre du bon temps avec “les
filles”, et que ces loisirs n'ont jamais menacé leur vie
de famille.
Est-ce que tout est parfait dans ce tableau, où chacun joue bien
gentiment son rôle ? Probablement pas. Selon les règles morales
maximalistes, les prostituées sont toujours des victimes, quelque
chose ou quelqu'un les a forcées à faire ce travail. Le
consentement d'une prostituée n'est jamais un “vrai”
consentement et il est facile d’en apporter la preuve en invoquant
l’existence de traumatismes psychologiques, de viols ou d’autres
blessures. Si le mal n’est déjà fait, le travail même
détruit la dignité humaine de celui ou celle qui l’exerce.
Selon des normes morales minimalistes, les gens peuvent choisir ce qu'ils
estiment bon pour eux. S'ils décident de prostituer, on ne devrait
pas les en empêcher et donc, toute répression de cette revendication
serait une offense à leur dignité humaine puisqu’on
leur dénierait le droit d’exercer un libre choix…
Voir aussi notre dossier de
Septembre 2006 Les courtisanes

|