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mise à jour le 4/12/07

La prostitution est elle immorale quand elle est revendiquée comme un droit?

 


Une récente émission de TV sur France 3 (21 Mars 2007 )a présenté des prostituées et des clients. Ces travailleurs du sexe, un homme et cinq femmes ont expliqué qu'ils avaient librement et consciemment décidé de faire ce métier. Une belle femme belge à la cinquantaine rayonnante a affirmé à maintes reprises qu'elle se sentait “faite pour ça”, deux autres âgées d’une trentaine d’années, ont précisé avoir abandonné leurs activités professionnelles pour devenir prostituées.
Franck Spengler, éditeur, et Claude Dubois, historien, ont dit qu'ils étaient depuis toujours des clients assidus des prostituées bien qu’étant mariés et satisfaits de leur vie de famille. Ils reconnaissent qu'ils aiment prendre du bon temps avec “les filles”, et que ces loisirs n'ont jamais menacé leur vie de famille.
Est-ce que tout est parfait dans ce tableau, où chacun joue bien gentiment son rôle ? Probablement pas. Selon les règles morales maximalistes, les prostituées sont toujours des victimes, quelque chose ou quelqu'un les a forcées à faire ce travail. Le consentement d'une prostituée n'est jamais un “vrai” consentement et il est facile d’en apporter la preuve en invoquant l’existence de traumatismes psychologiques, de viols ou d’autres blessures. Si le mal n’est déjà fait, le travail même détruit la dignité humaine de celui ou celle qui l’exerce. Selon des normes morales minimalistes, les gens peuvent choisir ce qu'ils estiment bon pour eux. S'ils décident de prostituer, on ne devrait pas les en empêcher et donc, toute répression de cette revendication serait une offense à leur dignité humaine puisqu’on leur dénierait le droit d’exercer un libre choix…

Voir aussi notre dossier de Septembre 2006 Les courtisanes