La dépendance amoureuse


Peut-on éviter la dépendance?
La dépendance amoureuse met en lumière une incapacité à assumer son autonomie, c’est donc dans cette direction qu’il faut chercher une solution. La personne dépendante se place dans la situation d’un bébé ou d’un jeune enfant, ce qui à terme interdit toute relation équilibrée avec l’être aimé. Quand on se sent devenir dépendant de son (sa) partenaire, il ne faut pas hésiter à demander un soutien psychologique, si l’amour doit triompher, cela n’est possible qu’entre égaux...

Un autre mécanisme chimique se met généralement en oeuvre spontanément et vient prendre le relais de la phényléthylamine, il s’agit de l’ocytocine et des endorphines. L’ocytocine est une hormone dont la production augmente quand nous sommes en contact tendre avec un être aimé, que nous lui prodiguons des caresses. L’ocytocine augmente également pendant l’orgasme et elle est très présente lors de l’accouchement et de l’allaitement. Cette hormone nous porte aussi à rechercher le contact, les couples où l’on se cajole semblent plus durables et maintiennent ainsi leur production d’ocytocine.
Les endorphines sont des substances que l’organisme produit naturellement, elles sont un effet apaisant, relaxant et permettent de lutter contre la douleur. Quand l’effet de la phényléthylamine s’atténue, la production d’endorphines se renforce, on est passé de la passion à l’attachement, la tendresse. Mais il existe aussi une dépendance aux endorphines! En effet, l’orgasme masculin s’accompagne d’un afflux d’endorphines qui procurent une bienfaisante sensation d’apaisement, et l’on confond la consommation de sexe réel ou virtuel qui accompagne la masturbation avec une dépendance aux endorphines.
Notre cerveau reflète en permanence nos perceptions, émotions, expériences, mais il reste encore bien des mystères et on ne peut pas expliquer tous les mécanismes. Il faut se souvenir que ce qui se passe en nous, et notamment quand naît l’attirance, le désir, l’amour, sont des phénomènes naturels. L’amour n’est pas une maladie!

Catherine Cudicio

 

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