La belle espionne
La Comtesse de Castiglione
(1837-1899), était réputée pour sa grande
beauté, issue de la noblesse italienne, elle fut entre
autres la maîtresse de Napoléon III de 1856 à
1857, afin pense-t-on de servir les renseignements de Victor
Emmanuel II. Cette liaison fait scandale, la contraint à
divorcer mais lui ouvre les portes des cours européennes.
Elle joua encore un rôle d’intermédiaire
pendant la guerre qui opposa la France à la Prusse, mais
à partir des années 1880, la plus belle femme
de son siècle se retire chez elle, en son hôtel
alors situé Place Vendôme, en proie à la
dépression.
La tragédienne
Sarah Bernardt
(1844-1923)Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il
y a des imprécisions dans la biographie de ses origines
et le déroulement de son enfance. On sait cependant que
sa mère et sa tante, des “lionnes” étaient
des demi mondaines réputées et que Sarah, avant
de devenir la célèbre tragédienne que l’on
sait, a suivi quelque temps la voie de celles-ci. La mère
de Sarah comptait au nombre de ses amants le Duc de Morny, le
baron Larrey (fils du chirurgien de Napoléon 1er), Camille
Doucet, Directeur des Beaux Arts, Rossini, Alexandre Dumas père.
C’est grâce à ce puissant carnet d’adresses
que Sarah pourra entrer au théâtre Français,
ses débuts sont calamiteux, le public la hue et la siffle,
mais elle triomphe à l’Odéon en 1869. Elle
passe pour être la maîtresse de Napoléon
III. Le succès ne se démentira plus désormais,
elle a de nombreuses liaisons avec des hommes célèbres
et notamment avec Victor Hugo qui la “révèle
à elle-même”. Sarah Bernhardt est une grande
amoureuse, et ne fait rien à moitié, en se voyant
attribuer le rôle de la Reine dans Ruy Blaz, elle confie
à une amie qui s’étonne de son épanouissement:
“Mais ma chère, je viens de recevoir le baiser
de Dieu!”