Cora pearl
Cora Pearl
, de son vrai nom Emma Crouch, 1835-1886 est née an Angleterre
dans une famille de musiciens, son père, compositeur
et violoniste est connu sous le nom de Frédéric
Nicolls. Cora possède une jolie voix et des connaissances
suffisamment étendues pour tenir le rôle de Cupidon
dans l’Orphée aux Enfers de Jacques Offenbach.
C’est à Cora Pearls qu’on doit l’expression
“la grande horizontale”, souvent citée à
propos des demi mondaines de cette époque. Elle se vantait
d’avoir été la maîtresse de Napoléon
III qui régna de 1852 à 1871, mais ce fait demeure
hypothétique. Cora Pearl avait fait l’acquisition
en 1875 du château de Beauséjour situé à
une dizaine de kilomètres d’Orléans. Elle
y recevait fastueusement des hommes exclusivement, une bonne
quinzaine, selon des témoignages. Sous Napoléon
III, elle figurait au tout premier rang des courtisanes de haut
vol. Les hommes les plus puissants du monde politique et économique
la convoitaient!
Le Duc de Masséna, Achille Miourat, Demidoff, son beau
russe, le prince Khalil-Bey, le Prince d’Orange, le duc
de Morny, le propre frère de l’Empereur, le Prince
Jérôme Bonaparte… Tous furent ses amants.
Les extravagances de Cora Pearl ne se comptaient plus, elle
s’illustra entre autres facéties en prenant un
bain de champagne dans un tub d’argent, en faisant teindre
son caniche en bleu pour qu’il fût assorti à
la couleur de sa robe, mais son coup de maître fut un
défi qu’elle lança à ses admirateurs.
Elle se fit servir nue, sur un grand plat, entourée de
persil et défia quiconque de découper la belle
rousse! Une petite dizaines de courtisanes de haut vol se partageait
les hommes les plus puissants de l’époque et une
compétition sauvage régnait entre elle. Cora Pearl
était réputée pour séduire qui elle
voulait et le pousser à la ruine pour satisfaire ses
caprices, folle des perles et des diamants, elle s’en
faisait offrir par ses amants. Mais elle avait aussi un faible
pour les chevaux, les écuries de son château en
abritaient environ une soixantaine choisis parmi les meilleurs
représentants de l’espèce équine,
Cora conduisait elle-même son attelage à la promenade
au Bois et une foule d’admirateurs se pressait à
son passage.
Son heure de gloire passa, la défaite des troupes françaises
à Sedan et la fin du règne de Napoléon
III marquèrent le début de son déclin.
Elle fut considérée comme responsable du suicide
et de la ruine d’un de ses amants, Le jeune Duval, fils
d’un richissime industriel, et dut s’exiler. Elle
tenta de se refaire en Angleterre, mais en vain, ses protecteurs
avaient disparu. Cora Pearl mourut ruinée.