accueil
Google
mise à jour le 4/12/07

L'amour à l'abri: Préservatifs, condoms, capotes...


 

préservatif avec réservoir

 

Au 20e siècle
En 1901 apparaît le premier préservatif muni d’un réservoir, et dès 1914 l’objet fait partie du paquetage des soldats allemands, mais pas de celui des français...
Bien que la loi condamne les procédés anticonceptionnels et leur publicité, le préservatif, considéré comme un produit d’hygiène et de prophylaxie des maladies vénériennes, échappe à cette censure.
Une importante innovation a lieu en 1935: l’utilisation de latex liquide permet de fabriquer de meilleurs préservatifs. Les soldats américains qui débarquent en 1944 ont des préservatifs dans leur paquetage, présentés dans des boîtes rondes, on les surnomme ‘dollars”.
En 1950 la société Durex met en vente le premier préservatif lubrifié.
On trouve les préservatifs en vente dans les pharmacies, puis dès 1960 dans les sexshops. Mais en 1963, la première pilule contraceptive fait son entrée sur le marché français, ce qui va détrôner le préservatif.
Ce n’est qu’après l’apparition des premiers cas de sida dans les années 80 que, progressivement, le préservatif fait un retour en vogue soutenu par la plupart des pouvoirs publics à travers le monde.
Depuis 1985, les préservatifs sont soumis à des normes AFNOR plusieurs fois réactualisées, et les fabricants à l’affût d’innovations qui pourraient encore améliorer la qualité et la fiabilité du produit.
Depuis 1987 en France, de nombreuses campagnes publicitaires ont été menées par les pouvoirs publics afin de convaincre d’utiliser des préservatifs en prévention du sida. S’adressant notamment à un jeune public , les autorités religieuses n’ont pas manqué de dénoncer ces campagnes et de contester l’efficacité de la méthode.
Aujourd’hui, le Vatican reste farouchement opposé à l’utilisation du préservatif en raison de son rôle contraceptif. Cependant, dès 1995, les évêques de France publient un livre dans lequel ils reconnaissent l’utilité du préservatif pour se protéger du sida... La publication de la mortalité pour cause de Sida en Europe plaçait la France et surtout l’Espagne (respectivement 88,5 et 139 décès pour 1 million d’habitants) loin devant des pays comme le Royaume Uni ou l’Allemagne (20 à 30 décès pour 1 million d’habitants). Il était clair que l’utilisation du préservatif faisait la différence, ce qui n’a pas manqué d’influencer les avis des évêques français et espagnols