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mise à jour le 4/12/07

L'amour à l'abri: Préservatifs, condoms, capotes...

 


Gabriele Fallopio

 

Marquise de Sévigné

 

Le préservatif du Moyen âge au 17e siècle
Au moyen âge, la religion entretient l’ignorance et la culpabilité à propos de tout ce qui concerne la sexualité. L’acte sexuel qui n’aboutit pas à la procréation est condamné, et la contraception considérée comme un crime. Dans un ouvrage intitulé: the fight for acceptance : a history of contraception (Publisher: Medical and Technical Publishing Co, Aylesbury, Bucks, UK Date Published: 1970) , les auteurs Wood, Clive et Beryl Suitters affirment que les méthodes romaines ont été redécouvertes à cette époque.
Au 16e siècle, Gabriele Fallopio, (1523-1562) anatomiste et chirurgien italien imagine un dispositif destiné à protéger les soldats de la syphilis encore appelée “mal français” ou “mal napolitain”. Il s’agit d’un fourreau de tissu imprégné d’une décoction d’herbes. Mais, il semble cependant que le médecin préconisait de s’en servir après avoir eu des rapports comme une sorte de désinfectant, et non avant pour prévenir la contamination. Le procédé de Fallopio sera repris en 1640 par un professeur de la faculté de médecine de Montpellier.
Au 17e siècle, le mot “condom” fait son apparition en Angleterre pour désigner le préservatif, de nombreuses histoires plus ou moins fantaisistes circulent à propos de l’origine de ce mot. En France, la possession ou la vente de cet objet toujours fabriqué en boyau animal sont interdites. Le roi Louis XIV l’aurait utilisé malgré son inconfort et son manque de sécurité . La Marquise de Sévigné, dans une lettre à sa fille la Comtesse de Grignan écrivait : "c'est une cuirasse contre le plaisir, une toile d'araignée contre le danger ", Cet aphorisme sera attribué un siècle plus tard, à la baronne de Staël, fille de Necker.

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