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Clarisse Mérigeot, journaliste
pour le magazine gay masculin
PREF s'entretient avec Patrice Cudicio, responsable de l'information
scientifique pour Sexologie Magazine
Quelle
est la différence entre bisexualité et ambiguïté
sexuelle ?
Cela n’a rien à voir, vous pouvez avoir des relations sexuelles
et sentimentales avec des partenaires des deux sexes, sans douter de votre
propre identité sexuelle. L’ambiguité sexuelle révèle
une problématique d’identité ou de genre, elle se
révèle quand la personne a le sentiment d’un décalage
ou d’un conflit entre son sexe biologique et son genre.
La bisexualité est-elle une modalité
de pratique sexuelle ou constitue-t-elle une identité sexuelle
à part entière ?
Cette question n’est pas simple car on peut envisager au moins deux
cas de figure. Dans un premier, votre sexe biologique et votre genre sont
en harmonie, les éléments masculins et féminins sont
parfaitement intégrés, le choix bisexuel reflète
alors une recherche de plaisirs, un parcours hédoniste. Dans d’autre
cas, les éléments masculins et féminins qui composent
votre genre ne sont pas intégrés et s’expriment par
des conflits intérieurs, vous ne savez pas qui vous êtes
et vous vous cherchez auprès de partenaires des deux sexes.
Vous pouvez lire sur certaines professions de foi que les bissexuels revendiquent
une identité sexuelle propre, différente de celle des hétérosexuels
ou des homosexuels.
Pour ma part j’ai tendance à penser qu’il s’agit
d’un choix comportemental ; la bisexualité a toujours existé
dans de nombreuses cultures depuis l’Antiquité, mais a généralement
été réprimée au même titre que l’homosexualité.
La bisexualité est-elle une perversion
?
La médecine sexuelle ne retient que les perversions comportementales
qu’elle nomme paraphilies, il s’agit de l’exhibitionnisme,
de la pédophilie, du sadisme sexuel et du fétichisme.
La bisexualité ne fait pas partie des perversions sexuelles, on
peut, tout au plus la considérer comme une tendance. Les choix
sexuels demeurent étroitement liés à la culture,
Un climat culturel qui permet le développement de toutes vos facettes
représente un terreau favorable à la bisexualité.
La bisexualité est-elle un trouble
de la sexualité ?
Oui, si la personne souffre de sa bisexualité, mais en examinant
le problème, on trouve généralement des conflits
sur le plan des sentiments qui ont des répercussions sur la sexualité.
Dire que la bisexualité est un trouble me semble un peu exagéré.
De quelle guérison, de quelle normalité
pouvons nous parler ici ? La bisexualité est-elle anormale ?
Le modèle hétérosexuel représente la normalité
pour les relations sexuelles, il s’agit d’un coït avec
pénétration intravaginale et éjaculation dont la
durée normale n’excède pas 5minutes et 40 secondes.
Cela suffit en regard de critères purement médicaux à
qualifier de normale cette relation. Mais l’amour et les sentiments
ne se plient pas à des normes, l’épanouissement de
la sexualité exige plus. C’est dans ce « plus »
que la pudibonderie place « l’anormal », le «
déviant »…
Quelles sont en chacun de nous les racines
de la bisexualité ?
Nous avons tous en nous des aspects psychologiques des deux sexes que
l’éducation et la culture s’appliquent souvent à
réprimer. Ce ne sont pas les mêmes aspects selon les cultures.
Autrefois, la répartition des rôles entre les sexes était
très claire, les femmes assuraient la totalité des soins
à apporter aux enfants, et des travaux de la maison. Aujourd’hui,
hommes et femmes travaillent à l’extérieur du foyer,
et les travaux ménagers sont donc partagés (dans la plupart
des cas).
Pendant des siècles, on a voulu imposer aux femmes un modèle
de passivité pour la sexualité, et d’activité
pour l’homme. La psychanalyse s’est toujours accommodée
de ce schéma simpliste. Par exemple en attribuant aux femmes l’envie
d’avoir un pénis, et en présentant la mère
comme toujours fautive. Le péché originel s’est donc
maintenu…
On sait aujourd’hui que l’embryon humain est porteur à
la fois des potentiels féminins et masculins, la différenciation
sexuelle s’effectue seulement à partir de la 5ème
semaine de vie embryonnaire… Il ne faut pas y voir nécessairement
de « racines » à la bisexualité, qui, par ailleurs
ne peut s’exprimer que dans des conditions favorables.
La bisexualité est-elle plus facilement
acceptable que l’homosexualité dans la société
actuelle ? La bisexualité est-elle une sexualité taboue
?Plus taboue que l’homosexualité ?
Dans les cultures où elle est réprimée, la bisexualité
n’est pas moins tabou que l’homosexualité. Ces deux
choix détournent la sexualité du projet de reproduction
ce qui semble inacceptable au regard des religions occupant une place
prépondérante dans les mentalités.
Dans la société actuelle du moins dans de nombreux pays
d’Europe, la bisexualité ne pose de problème que dans
le cercle relationnel des gens concernés, famille traditionnelle
(mais il y en a de moins en moins !) voisins médisants (à
propos de tout et pas seulement de la sexualité). Les comportements
de type homophobe sont plus à craindre, mais il ne faut rien exagérer,
en France, on peut être ouvertement homosexuel ou bisexuel sans
risquer de se faire agresser ou jeter en prison… Ce ne sont ni des
délits ni des maladies…
Les individus qui se disent ouvertement
bisexuels sont-ils rares ?
Dans ma pratique je rencontre de plus en plus de gens qui expriment ouvertement
leur tendance bisexuelle, ainsi que leurs fantasmes… S’exhiber
ou s’exprimer ? La sexualité appartient à la sphère
intime de chacun, faut-il nécessairement en parler ? A qui doit-on
en parler, en quels termes, dans quelle intention ?
La bisexualité est-elle moins taboue
pour une femme que pour un homme ?
Beaucoup d’hommes fantasment sur les amours lesbiennes, ou sur le
triolisme. Il faut plutôt s’interroger sur la façon
particulière dont les femmes éprouvent et expriment l’amour.
La sexualité lesbienne est plus fondée sur une dimension
relationnelle que purement sexuelle… Par ailleurs, il ne faut pas
perdre de vue que les femmes ont été pendant des siècles
considérées dans la Chrétienté comme des créatures
dépourvues d’âme. La femme par nature, était
supposée posséder une sexualité animale, guidée
par le plaisir et porteuse de péché. Les « dérives
» sexuelles d’une femme sont donc moins déviantes,
et plus prévisibles que celles d’un homme.
La
bisexualité est-elle une solution de facilité quand on a
du mal à faire un choix entre homosexualité et hétérosexualité
?
Exprimer sa bisexualité n’est pas une solution de facilité,
cela peut traduire une ambiguïté, un état de recherche
de soi. Par ailleurs, on peut être bisexuel à certaines époques
de sa vie, et pas à d’autres.
La bisexualité est-elle une simple
étape entre hétérosexualité et homosexualité
? La bisexualité est-elle un état transitoire ? La bisexualité
n’est-elle qu’une étape vers l’homosexualité
?
La bisexualité peut en effet se situer comme un étape sur
un parcours d’épanouissement sexuel, mais cela ne signifie
pas qu’une fois franchie, la personne ne puisse y revenir…Il
faut cesser d’étiqueter les gens, en tant qu’être
humains nous sommes déterminés à nous adapter en
permanence à notre environnement. Si vous pensez que vous pouvez
tomber amoureux, vous ne savez pas nécessairement à l’avance
de qui vous le serez à quel sera son sexe et son genre…
La
bisexualité masque t-elle le plus souvent un désir homosexuel
non assumé ?
Un désir homosexuel non assumé se manifeste aussi par un
refus de la sexualité, ou des prises de positions extrêmes
à l’encontre de ce qu’on cherche à nier. La
personne souffre d’un conflit intérieur.
La bisexualité résulte t-elle
seulement de doutes concernant son orientation sexuelle ?
On peut être parfaitement à l’aise dans son identité
sexuelle et choisir des partenaires des deux sexes. C’est un fantasme
hétérosexuel que de croire que dans un couple homosexuel
il y en a un qui « fait l’homme » et l’autre la
« femme ». La plupart du temps, les homosexuels (lles) assument
parfaitement leur sexe biologique et leur genre, c’est cela précisément
qui construit une identité homosexuelle.Les bisexuels seraient-ils
des adolescents retardés ?
Ce n’est pas parce que les adolescents ont souvent des relations
homosexuelles avant de se déterminer vers d’autres choix
qu’ils sont bisexuels. Les bisexuels ne sont pas des adolescents
attardés, mais s’ils assument pleinement leur tendance, cela
prouve au contraire une grande maturité.
La bisexualité est-elle une troisième
sexualité ?
C’est en effet une alternative à l’hétérosexualité
ou l’homosexualité strictes et exclusives.
De quoi résulte la bisexualité
si l’on aborde Freud ? Résulte t-elle de quelque complexe,
de quelque angoisse ? Que dit Freud de tout ça?
Ce que dit Freud est intéressant d’un point de vue historique
et philosophique, mais doit être mis en perspective dans l’époque
qui a vu émerger ses travaux. Freud avait tendance à interpréter
la majorité des difficultés de ses patients comme des symptômes
d’homosexualité refoulée, et celles de ses patientes
à des problèmes hystériques. Il analysait les faits
avec les outils conceptuels de son époque…
Etre exclusivement homosexuel ou hétérosexuel
ne revient-il pas à se priver de certaines expériences de
vie ? La bisexualité dans ce sens est-elle la sexualité
idéale ?
C’est ce que conjecturaient Masters et Johnson dans leurs derniers
travaux. Il me semble toutefois que le choix bisexuel restera encore longtemps
minoritaire, non pas tant en raison de tabous que parce qu’il nécessite
un véritable engagement dans une voie hédoniste.
Pourquoi
est-il si facile d’admettre la « bisexualité psychique
» quand il est si difficile de reconnaître l’orientation
sexuelle bisexuelle ? Qu’est ce que la «bisexualité
psychique » ?
C’est tout à fait normal dans un monde qui sépare
« l’âme » et « le corps ». La bisexualité
psychique reste un concept un peu flou, commode pour justifier des fantasmes…
Pourquoi
la bisexualité est-elle vécue de façon si souterraine
?
Pas si souterraine que cela, la mouvance bisexuelle possède des
associations, des sites, des liens à l’échelon national
et européen. Par ailleurs, qu’auraient à gagner les
bisexuels dans une hypermédiatisation de leurs choix privés
?
Les bisexuels ne s’affichent-ils pas
de peur d’être taxés d’homosexuels ?
Les bisexuels ne sont ni des homosexuels ni des hétérosexuels,
et encore moins des chimères représentant la somme des deux.
Ce sont des êtres humains qui font des choix personnels. La bisexualité
n’est pas exhibitionniste. La plupart des bisexuels sont plutôt
épanouis, n’est-ce pas cela qui dérange le plus ?
La bisexualité souffre-t-elle de
son invisibilité ?
Cette invisibilité est toute relative. Quels sont les enjeux d’une
mise en avant de la bisexualité. Par exemple, voteriez-vous pour
un(e) candidat(e) à une élection parce qu’il(elle)
est bisexuel(le) ou parce que son programme emporte votre adhésion
?
La bisexualité est-elle à
la mode ? Se démocratise t-elle du moins ?
Aussi paradoxal que cela puisse sembler, j’ai le sentiment que la
mode est davantage à la répression sexuelle. Il y a au moins
deux façons de s’y prendre : en taisant toute allusion sexuelle
ou en déversant des avalanches d’allusions sexuelles soigneusement
formatées…
Il est vrai que le choix bisexuel a souvent été le privilège
de classes sociales dirigeantes ou du moins placées à l’abri
des foudres de la morale et de la religion. Aujourd’hui, en France,
les bisexuels peuvent vivre leur sexualité, ce n’est pas
le cas dans d’autres pays d’Europe où les persécutions
à l’encontre des « gays » sont monnaie courante.
Peut-on parler de « cycles »
homosexuels et hétérosexuels dans le cadre de la bisexualité
?
Ce serait sans doute trop rigide, pourquoi ne pas évoquer plutôt
des fluctuations de choix, des adaptations ? Les circonstances de la vie
modèlent nos orientations.
La bisexualité ne résulterait-elle
pas d’une abolition totale du sexe, qui conduirait à ne regarder
que l’âme de la personne aimée ?
Un de mes patients s’est considéré comme homosexuel
jusqu’à l’âge de cinquante six ans, bien qu’il
ait été marié et père de famille. Divorcé
à trente cinq ans, il a vécu un amour passionnel pendant
plus de vingt d’ans pour un homme qui n’a jamais répondu
à ses sentiments ni à ses désirs. Il a fini par rompre
ce lien douloureux, aujourd’hui, il se sent capable de tomber amoureux,
d’un homme ou d’une femme, c’est en effet pour lui les
sentiments qui prédominent. Cela ne signifie pas abolition du sexe…
Est-ce qu’être bi est une torture
émotionnelle ?
Cela peut l’être tant qu’on n’a pas trouvé
la solution personnalisée pour assumer ses choix.
Les bisexuels : trop homos pour les hétéros
et trop hétéros pour les homos ?
Il existe bien des préjugés à l’encontre des
bisexuels, cela provient d’un mélange de méconnaissance
et de fantasmes, les définitions que vous proposez illustrent parfaitement
ce dilemme. Quand vous vous reconnaissez dans les codes et les valeurs
d’une communauté, cela vous rend plus conscient des différences,
et conduit à exclure les gens qui ne répondent pas à
ces critères. Les bisexuels ne sont ni des homos ni des hétéros,
cela dérange…
La biphobie existe t-elle vraiment ou n’est-elle
qu’un mythe ?
Dès qu’une différence est visible, il y a des gens
pour s’acharner à la nier ou à la combattre. Dans
la plupart des cultures, les gens différents n’ont pas leur
place, ou alors en marge des autres.
Si la bisexualité est à mi-chemin entre homosexualité
et hétérosexualité, elle devrait être logiquement
plus acceptée socialement que l’homosexualité : Pourquoi
n’est ce pas le cas ?
Si la plupart des gens connaissent aujourd’hui les codes sociaux
de l’homosexualité, il n’en va pas de même pour
la bisexualité. C’est un sujet qui demeure assez largement
absent des vecteurs culturels comme le cinéma ou la littérature,
tandis que l’homosexualité y occupe souvent une place prépondérante.
La bisexualité se vit mais ne s’expose pas, sans doute fâche-t-elle
encore beaucoup de gens. En effet, les homosexuels qui aujourd’hui
revendiquent une visibilité, se plient à un schéma
social bien connu : le couple. Le mariage « gay » fait en
quelque sorte rentrer dans le rang de la légitimité ceux
que leur sexualité rejetait hier jusqu’en ses marges. Mais
faut-il envisager de « marier » trois personnes ou plus encore,
faut-il donner un statut spécifique aux gens qui choisissent par
exemple de vivre en communautés comme les adeptes du polyamour
ou du hiving?
Pourquoi
les bisexuels sont-ils à la fois rejetés par les homos ET
les hétérosexuels ?
Pour certains homos ou hétéro, les « bi » représentent
une menace car ils (elles) peuvent convoiter et séduire leurs partenaires.
C’est voir les choses à très court terme, si l’on
souhaite à chaque être humain de parvenir à avoir
une sexualité épanouie, on doit respecter ses choix. Nos
différences peuvent être des opportunités de découvertes,
de plaisir, et non des cloisons étanches entre les êtres.
Les bisexuels sont-ils une entrave à l’épanouissement
des mouvements gay et lesbien ?
Les bisexuels cherchent d’abord à vivre leur sexualité
dans la sérénité, ils ne cherchent pas à obtenir
une reconnaissance au détriment des gays ou des lesbiennes, d’ailleurs
ce sont souvent les mouvements gays et lesbiens qui ont permis aux «
bi » d’obtenir une certaine visibilité.
Un des clichés les plus véhiculés
sur les bisexuels est qu’ils sont infidèles voire obsédés,
qu’ils sautent sur tout ce qui bouge…
Les bisexuels sont des gens fidèles à leurs principes, mais
pas nécessairement aux moyens de les satisfaire, comme tout autre
personne. La fidélité est un comportement culturel qui permet
de maintenir en place la structure sociale du couple. Or qu’en est-il
aujourd’hui ? Ce ne sont pas les bisexuels qui ont déconstruit
le couple. Ce n’est pas l’orientation des préférences
sexuelles qui détermine le nombre de rapports. La France est avec
la Grèce l’un des pays où l’on fait l’amour
le plus souvent, toutes tendances confondues.
Choisir
entre homosexualité et hétérosexualité est-il
un impératif social ?
Cela dépend de la façon dont on souhaite être reconnu.
Si vous deviez choisir un seul qualificatif pour vous présenter,
quel serait-il ? : mère de famille, fonctionnaire, homosexuel,
fille d’immigré, cadre au chômage, lesbienne, français,
européen, militant, réfugié politique, bisexuel,
célibataire, divorcé….
Si vous estimez que c’est plus important pour vous d’être
identifiable en tant qu’homosexuel, hétérosexuel ou
bisexuel, alors en effet vous devrez choisir.
Les bisexuels sont-ils instables dans leurs
choix ?
Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas. Nous modelons
notre personnalité en fonction de nos expériences, de nos
rencontres. Être bisexuel n’implique pas nécessairement
l’instabilité, le modèle monogamique qui prévaut
pour les couples n’assure en rien l’épanouissement
sexuel. Le projet de couple, s’il existe, peut être davantage
orienté vers les rôles parentaux que conjugaux. Il n’est
pas rare de chercher en dehors de son couple qu’il soit hétéro
ou homosexuel des plaisirs qui en sont absents. Ces choix ne reflètent
pas une instabilité, mais le plus souvent une quête d’équilibre.
Pourquoi les bisexuels éprouvent-ils
le besoin de se cacher ?
Il me semble au contraire que les bisexuels ne cherchent ni à se
dissimuler, ni à revendiquer la reconnaissance d’une quelconque
tribu. Et s’ils désiraient seulement qu’on les laisse
vivre, qu’on les accepte sans porter d’évaluation sur
leurs choix ?
Un bisexuel est-il un obsédé
qui bouffe à tous les râteliers ?
Cette affirmation fait partie des nombreux préjugés à
leur encontre. La bisexualité s’appuie sur un appétit
de découvertes, de recherche de plaisirs , cela semble un atout
majeur pour avoir une sexualité épanouie.
Jean David Nazio, psychanalyste, a dit :
« Du point de vue psychanalytique, nous sommes tous bisexuels ».
Que pensez-vous de ce postulat ? Sommes-nous tous bisexuels ?
Chaque être humain dispose d’un immense potentiel de choix,
le cerveau représente le premier organe sexuel, et la sexualité
l’un des comportements les plus influencés par l’environnement
psycho social. Compte tenu de tout cela, chaque personne pourrait être
bisexuelle, les déterminismes sociaux et culturels associés
à son histoire individuelle viendront inhiber ou stimuler ce potentiel.
Sommes nous tous sexuellement programmés pour aimer les hommes
et les femmes à un certain pourcentage?
Si les potentiels existent, ce serait entrer dans une dérive divinatoire
que de chiffrer les réalités d’actualisation d’un
choix bisexuel. En revanche, il est possible d’évaluer son
degré de bisexualité grâce aux tests de Klein et de
Fisher

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