L'individualisme actuel sert
autant le plaisir qu'il l'entrave. Les plaisirs solitaires sont
facilement accessibles mais à terme procurent plus de frustration
que de plénitude; les plaisirs partagés de l'amour
souvent absents, parfois hors de portée représentent
une plainte très fréquente en sexologie.
Mais de quel plaisir parle-t-on?
D'un produit de consommation éphémère? D'une
obligation de résultats? D'une sorte de projet de vie?
Quel que soit le sens qu'on lui attribue, le plaisir ne se résume
pas à des mécaniques utilitaires et les solutions
les plus courantes proposent surtout de consommer plus de sexe,
de techniques, de recettes...?
Le plaisir sexuel peut être
une source de jubilation, de jouissance extrême, et aucune
technique ne saurait se substituer à la qualité
d'une relation amoureuse. Mais, pour cela, il faut être
prêt à s'investir pleinement, à mettre de
côté ses égoïsmes, ses lâchetés.
La voie hédoniste qui
fait du plaisir un projet de vie exige autant d'engagements que
de renoncements, sommes nous prêts à nous aventurer
sur ce chemin ou préférons nous continuer le train
train des habitudes?
Le dossier de Juin vous invite
à un parcours sur le plaisir...
à
quoi sert le plaisir sexuel?
L'orgasme
L'hédonisme,
une voie d'exigence
La
relation amoureuse et l'extase