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mise à jour le 5/01/08

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Le dossier d'Octobre 2005: Liberté, Chasteté, Sexualité...

Depuis quelques décennies, de nombreux mouvements idéologiques et religieux prônent un strict encadrement de la vie sexuelle des jeunes comme des adultes. Le recours à la chasteté est présenté comme un remède miracle : radical pour éviter d’attraper une maladie sexuellement transmissible, comme pour éviter une grossesse non désirée, parfait pour « canaliser » l’énergie sexuelle vers d’autres causes jugées plus nobles. L’imagination des animateurs de ces mouvements exploite à fond la crédulité et la peur des gens devenus impuissants à gérer un monde trop complexe.
Les solutions simples qui désignent sans ambiguïté le permis et l’interdit, le bien et le mal, rassurent et séduisent de plus en plus de gens, aucun groupe social ne semble épargné. La chasteté fait partie de ces solutions, en l’adoptant, on élimine au moins pour un temps les difficultés d’assumer sa sexualité.
S’interroger sur la chasteté, c’est explorer la question du contrôle de la vie sexuelle. Il s’agit de savoir en effet qui a le droit d’avoir une sexualité reconnue légitime, quelles sont les lois qui s’y appliquent et surtout quelle autorité détient ce pouvoir.
La chasteté, aujourd’hui peut concerner chacun. Si son histoire demeure indissociable de la condition féminine, les hommes n’y échappent pas ; il ne faut pas se laisser abuser par un regain de virulence des extrémismes. La chasteté s’inscrit en filigrane des orientations hyper-individualistes des sociétés post-modernes : assumer sa sexualité, c’est accepter d’entrer en relation avec l’autre, d’être évalué en fonction de critères souvent peu réalistes composés d’un mélange bizarre de romantisme et de pornographie. La chasteté permet donc de se protéger en érigeant des barrières entre soi et les autres. Ennio Flaiano, (1910-1972), Critique et scénariste italien disait « la chasteté est le mirage des obscènes. »

histoire de la chasteté

Convergences idéologiques et religieuses: Chrétiens, Musulmans, "Néocons"

La chasteté remise en question: les mouvements de contestation

Chasteté: idées reçues et exploitation de la peur

Les mutilations sexuelles féminines, outils de chasteté

La ceinture de chasteté

Prisonniers de l'amour

Bibliographie

Rédaction Catherine Cudicio, Psychanalyste,

coordination : Sofia Hudic

 

Plaisir de la femme... Désir... Ejaculation... Chasteté...Première fois... Anatomie sexuelle de la femme... Pornographie....Orgasme... Ceinture de Chasteté...Vagin.... Sens du Plaisir... Masturbation... Nudité... Pudeur... Erection ... Simulation... Sex Toys... Pénis... .Anatomie sexuelle de l'homme... Clitoris... Fétichisme...Bisexualité... Education sexuelle... Sexe et religion... Vos Questions...

Histoire de la Chasteté

Une lutte permanente entre les mœurs réelles et la volonté de les contrôler


Exercer un contrôle sur la sexualité semble faire partie des mœurs depuis les temps les plus lointains. La chasteté, absence de relations sexuelles ou de pratiques sexuelles solitaires ou les deux, a concerné les deux sexes, mais surtout les femmes et les hommes voués à un culte, ainsi que certains célibataires. L’exigence de chasteté s’inscrit dans des logiques de maintien de l’ordre social par la clarté des filiations. Quand un enfant naît, il n’y a jamais de doute sur sa mère, par contre, le père biologique n’est pas nécessairement le même que le mari. Or, dans les sociétés patriarcales, le souci de laisser une descendance sans ambiguïté quant à l’origine paternelle explique en partie les contraintes auxquelles les femmes ont été soumises, et notamment l’obligation de fidélité.
Toutefois, il demeure un profond décalage entre les mœurs réelles et les modèles qu’exige le maintien de l’ordre social. Il serait hasardeux de juger l’état des mœurs d’une époque et d’une société en se référant seulement aux modèles de contraintes qu’elle cherche à imposer.


Antiquité, Stoïciens
Dans l’Antiquité grecque à l’époque dite classique (4ème et 5ème siècle avant JC) , le mariage monogamique est la référence. Homère n’attribue à ses héros qu’une seule épouse, (et une ou plusieurs concubines). La célèbre Pénélope, épouse d’Ulysse, illustre le modèle de la fidélité conjugale. L’épouse assure une descendance légitime, la concubine est chargée de veiller à l’exécution des tâches domestiques, l’une et l’autre vivent recluses au gynécée. La fidélité à l’époux est exigée, en effet, en cas de flagrant délit d’adultère, le mari trompé a le droit de tuer sur le champ son rival, comme sa femme ou sa concubine. En marge de l’institution matrimoniale, règnent les courtisanes. Esclave d’une entremetteuse ou femmes libres, elles occupent une place à part dans la société athénienne, l’Athénien qui les fréquente affirme ainsi sa virilité et sa richesse…

http://www.idee-k.com/historiart/courtisanes.html

Une sexualité très codifiée
La société grecque peut paraître assez tolérante sur l’expression de la sexualité, en fait, elle est très codifiée et surtout très hiérarchisée. La chasteté ne concerne que des personnes consacrées à un culte, ou les jeunes filles issues de l’aristocratie. C’est pourtant cette même société qui, à travers le Stoïcisme fondé par Xénon de Kition (344-262 av JC), apportera les bases philosophiques reprises à son compte la morale chrétienne. http://fr.wikipedia.org/wiki/Stoïcisme


Les Romains de l’Antiquité appliquent dans les grandes lignes les mêmes contraintes aux mêmes personnes. Les prêtresses de Vesta font vœu de chasteté, et en cas de manquement, sont condamnées à être enterrées vivantes, on ne plaisante pas avec ça ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Vestales
Jacques Le Goff (Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales) explique : « Dès l’avènement du christianisme, les choses changent. Une nouvelle éthique sexuelle, inspirée du Stoïcisme s'impose. La chair, le corps et le plaisir qu’ils procurent sont diabolisés, comme source de péché. Tandis que la virginité devient l'idéal de l'Église. Pour des siècles, l'Occident est entré dans l'ère du refoulement. »
http://www.idee-k.com/historiart/plaisir.html


Des pères de l’Eglise au Moyen âge, Tertullien et Saint Augustin
Parmi les pères de l’Eglise, on cite généralement Tertullien, fils d’un centurion romain, né à Carthage aux environs de 150 (apJC). Vers l’âge de 35 ans, il se convertit au christianisme et dès lors ne cessera de mener un combat véhément en faveur d’une morale rigoureuse, que n’exigeait même pas les autorités de son temps. On lui doit notamment un texte dit «Exhortation à la Chasteté ».
http://www.tertullian.org/index.htm

Un idéal de vie...
Mais, c’est surtout à Saint Augustin (354-430) qu’on devra une réflexion puissante sur la religion et ses exigences. « O Dieu, accordez-moi la chasteté, la continence, mais ne me la donnez pas tout de suite ». lit-on dans le livre VIII, , 17. La chasteté fait peur, elle est présentée comme un idéal, un style de vie pour le croyant.
Au bout du compte, le célibataire abstinent serait un modèle susceptible de plaire à Dieu ! Mais l’Eglise à défaut de pouvoir imposer la chasteté à tous va développer peu à peu un encadrement strict des pratiques sexuelles. La sacralisation du mariage, l’amalgame entre la sexualité et le péché, entre le corps et le démon (enfin surtout le corps féminin !!!!), une nomenclature très précise des différents péchés de chair et pour couronner le tout, un calendrier pour établir les temps de chasteté auxquels chacun devra se soumettre. Au 4ème siècle, Saint Ambroise définit la hiérarchie de la chasteté : "Il y a trois formes de chasteté: le mariage, le veuvage, la virginité " (Sur les veuves, Iv, 23).
Dans le même temps, la chaste silhouette de la vierge Marie, drapée dans ses voiles pudiques, commence à hanter l’imaginaire chrétien, non sans une certaine fougue aux accents érotiques.


Moyen âge : diabolisation de la sexualité, la lèpre comme châtiment de pratiques sexuelles interdites
Le Moyen Age n’ajoutera rien à ces idées, tout au plus assistera-t-on à un développement des outils de contrôle. L’inquisition vise essentiellement à traquer les dissidents, la liste des turpitudes sexuelles s’allonge avec les accusations de sorcellerie et de fornications diverses et variées, notamment avec les démons comme le souligne Chantal Lapointe dans son essai sur la sorcellerie.
http://www.idee-k.com/historiart/sorciere.htm


L'enfer ne suffit pas...!

Comme l’enfer ne suffit pas toujours à contraindre les « fornicateurs », un autre châtiment menace gravement leur vie terrestre : la lèpre. La maladie est présentée comme une conséquence de pratiques interdites : homosexualité, sodomie, masturbation, copulation avec les démons.
Jacques Legoff explique : « …La maladie obsessionnelle et culpabilisante, la maladie-hantise dont la peste prendra le relais au milieu du 14e siècle, la lèpre reçoit son origine dans la sexualité coupable - y compris celle des époux, surtout, peut-être, celle des époux - et la macule de la fornication commise dans la chair ressort à la surface du corps. Et comme la chair transmet le péché originel, les enfants paient la faute des parents. Ensuite, il y a cette fixation de l'excès de dévergondage sexuel dans le monde des « illettrés », des pauvres, des paysans. Dans ce monde de guerriers, les vilains sont des quasi-animaux, jouets du désir mauvais. »
Le Moyen Age, sans doute à tort considéré comme une période d’obscurantisme et de répression serait à l’origine d’un outil redoutable au service de la chasteté : la fameuse ceinture. Plusieurs historiens, et notamment Régine Pernoud, contestent cette version et ne retiennent que l’aspect symbolique évoqué par les poètes (Marie de France et Guillaume de Machaut).
http://www.tpe.com/~altarboy/note0704.htm


Les « libertins baroques » , l’hédonisme, d’Erasme à Michel Onfray
L’acharnement de l’Eglise à vouloir imposer un tel carcan de restrictions est-il une réponse à des mœurs sexuelles laxistes? Faut-il y voir seulement un des aspects d’une quête effrénée de pouvoir et d’expansion ?
Ce serait ignorer qu’en marge des discours officiels des pouvoirs en place, des mouvements de contestation se sont développés. Le philosophe hédoniste Michel Onfray, présente ainsi « l’Archipel libertin baroque »: "libre, éclairé, insolent, audacieux, rationnel et critique. Autant dire moderne et précurseur. Des noms ? Pierre Gassendi, le chrétien épicurien, Cyrano de Bergerac, le matérialiste hédoniste, Saint-Évremond, le défenseur d’Épicure, Fontenelle, le démonteur de la pensée magique, François La Mothe Le Vayer, le catholique sceptique - pour ne parler que de ceux-là. Preuve qu’il existe donc bien dans ce siècle des pensées qui vont plus loin que l’habituel serinage académique."
Au fil des siècles, différents équilibres s’observent, aux vagues de relative tolérance, succèdent des phases de répression. En outre, la morale sexuelle n’est pas la même pour tous : hommes et femmes ne sont pas égaux quand il s’agit de juger l’adultère, le viol, ou le crime passionnel.


Actuellement, la chasteté refait surface, dans une sorte de consensus idéologique et religieux, reprenant à son compte, croyances et idées reçues émanant d’un lointain passé soudainement remis au goût du jour


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Web sexologie-magazine.com

 

La chasteté: convergences idéologiques et religieuses

Convergences idéologiques et religieuses actuelles Chrétiens, Musulmans, Néocons
La chasteté, jusqu’alors comprise comme une pratique réservée aux « célibataires consacrés », prêtres, moines, et autres nonnes, se trouve désormais propulsée sur le devant de la scène morale de notre société. Chercher des explications dans les « dérives » des mœurs serait d’une part trop réducteur, et d’autre part reviendrait à tomber dans la logique souvent contestable de ces courants moralisateurs.
L’exploration des sites internet dédiés à la chasteté fait apparaître des convergences d’idées et de principes, les discours des catholiques comme ceux des musulmans, et de divers mouvements laïques s’accordent pour reconnaître à la chasteté des vertus souveraines.

Le corps diabolisé, et le refus du plaisir
Sommes-nous revenus au Moyen-âge ? ou plus exactement à l’idée qu’on s’en fait ?
Michel Volle écrit à propos de la position de l’Eglise sur le sexe et la chasteté :
La sexualité est devenue l'ennemi de celle-ci en lieu et place de la richesse, seul l'usage reproductif de l'appareil génital étant encouragé. « Certes, nous disait-on au catéchisme, la pauvreté est recommandée ; mais à l'impossible nul n'est tenu". Cette restriction n'est jamais mentionnée lorsque l'on parle de la chasteté. »
http://www.volle.com
Le pape Jean-Paul II dont le culte frôlait dangereusement l’idolâtrie a largement contribué à promouvoir la chasteté, notamment auprès des jeunes ; ainsi il suffirait d’exercer un contrôle sur sa sexualité, pour plaire à Dieu
Myriam Terlinden , auteur de "Cohabiter ou se Marier ?" (éditions de l'Emmanuel), écrit « On confond parfois chasteté et continence sexuelle. Si donc on n’a pas trop de peine à imaginer la chasteté pour les célibataires, on se demande ce que ça vient faire chez les gens mariés! Effectivement, la chasteté et la continence concernent la sexualité, mais différemment : la continence désigne une pratique, la chasteté une spiritualité ».
http://www.fiancailles.net
Ces discours évoquent une normalisation extrême de la vie sexuelle. L’Eglise encourage une vie chaste qui consiste à s’abstenir des « jouissances charnelles désordonnées ». Loin d’être un acquis, la chasteté est un idéal à atteindre, une conquête de chaque jour, ni plus ni moins une vocation !
Quelles innommables pratiques se cachent-elles sous la délicieuse expression : « jouissance charnelle désordonnée » ? Des « jouissances charnelles ordonnées » sont-elles permises, ou bien faut-il y renoncer , et comment faire pour ordonner ses jouissances?


L’islam n’est pas beaucoup plus permissif, on lit : « Le mariage complète la foi, épargne de la séduction, aide à préserver sa chasteté et offre un moyen de satisfaire son désir sexuel. L’adultère n’est donc plus une option. » et de citer à l’appui les paroles sacrées :
« Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - parla du mariage en ces termes : « Il permet de rabattre le regard et de préserver sa chasteté. » Il ajouta : « Quiconque se voit octroyer de la part de Dieu une femme vertueuse doit savoir que Dieu l’a aidé à accomplir la moitié de sa religion. Qu’il craigne alors Dieu pour l’accomplissement de la moitié restante. »
http://www.islamophile.org
Pourtant, l’Islam, plus pragmatique, ne méprise ni ne méconnaît l’importance de la sexualité.
L’Imam Al-Ghazâlî, philosophe soufiste, érudit, né en Iran aux environs de 1058 (450 après l’Hégire), souvent cité en référence, est l’auteur de nombreux textes fondateurs, remarquables d’intelligence et de tolérance. Il affirme : « L’homme devrait honorer son épouse au moins une fois tous les quatre jours. C’est plus équitable. Car le nombre d’épouses pouvant aller jusqu’à quatre, il est permis de retarder l’acte sexuel au plus jusqu’à quatre jours. Oui, il faut que l’époux accomplisse l’acte plus ou moins souvent, en fonction des besoins de son épouse pour qu’elle puisse assouvir son plaisir et préserver sa chasteté. Préserver la chasteté de son épouse est un devoir pour l’homme ».
http://www.islamophile.org
Maintenant, il y a une certaine distance entre le discours philosophique des érudits et les directives qu’on cherche à appliquer au peuple ! Ainsi, rencontre-t-on fréquemment un discours populaire véhément, épique, propre à exalter la quête d’idéal. La chasteté, outil de régulation des comportements est censée protéger les gens contre leurs propres désirs: dépravation, décadence, et péché. Elle est aussi un moyen de libération, l’homme s’affranchit de ses passions et de ses vices, et, ce faisant valide son ticket pour le paradis…
La chasteté est donc une promesse de propreté et de pureté de la foi. Elle est une voie de perfectionnement qui contribue à renforce l’honneur voire la grandeur de l’homme. « Ainsi, les âmes se fortifient pour rester toujours dans l’accomplissement des beaux actes et des comportements élevés qui poussent à avoir de bonnes conduites et de bonnes qualités, ainsi qu’à s’élever au-dessus des choses insignifiantes et du déshonneur. »
http://www.djibnet.com/


La volonté de contrôle des jeunes et des couples
Les grands rassemblements papolâtres, l’engagement et la véhémence des jeunes musulmans intégristes de conversion récente, rejoignent non sans ironie, une mouvance d’origine américaine, qu’on pourrait considérer comme une émanation des groupes dits « néoconservateurs ».
Si les points de départ sont différents, les conclusions se rejoignent sur l’obligation de chasteté.
Aux discours prenant appui sur la foi succèdent des propos qui veulent justifier leurs prescriptions par des « preuves » scientifiques. Les objectifs sont énoncés sans ambiguïté :
« Nous voulons parler de la sexualité, telle qu’elle devrait être : belle et pure. Nous souhaitons nous adresser principalement aux jeunes. Nous voulons aussi faire réfléchir les adultes. Nous désirons sensibiliser les parents, former des intervenants et influencer ceux qui décident des programmes de santé et d’éducation en matière de sexualité.»
La cible est clairement identifiée : les jeunes. Il convient de les encadrer, de leur donner des idéaux, et de canaliser leur énergie…

Tous les moyens sont bons!

L’auteur poursuit:
« Nous enseignons l’abstinence en dehors du mariage. Nous croyons qu’il est important qu’un couple s’engage en se mariant avant d’avoir des relations sexuelles. Nous appuyons nos opinions sur de nombreuses recherches qui démontrent que les personnes qui suivent ces conseils sont en meilleure santé physique et mentale.»

http://www.chastete-quebec.com
Voilà une information de la plus haute importance, la vie sexuelle avant le mariage serait-elle une menace pour la santé mentale ? Le problème, c’est que même une exploration exhaustive du site et de ses liens n’a pas permis de trouver la trace de ces « nombreuses recherches » et encore moins des prétendues preuves. Peut être notre prédicateur se réfère-t-il aux travaux de son confrère suisse, le Dr Tissot, qui, en 1760 condamne la masturbation comme étant responsable d'innombrables maladies...


La mouvance puritaine des néoconservateurs
Ce mouvement, créé par le Dr Michel Robillard, auteur d’un livre intitulé « 12 questions à se poser avant de faire l’amour», s’adresse principalement les jeunes. Les rapprochements avec les préconisations des catholiques en Europe ne manquent pas, il s’y ajoute toutefois une note plus « américaine ». En effet, la morale que préconise le Dr Robillard fait écho aux principes des « néoconservateurs ». Comme eux, il y a une volonté de réagir à la vague de libération sexuelle des années 70, une déception face aux échecs successifs de la politique américaine et son incapacité à dominer le monde. Convaincus que le modèle américain est le meilleur, certains représentants de l’aile droite du parti démocrate, ont rejoint les rangs des républicains dans les années 70-80. Le mouvement néoconservateur est né, il se distingue des conservateurs traditionnels par une politique volontariste, notamment destinée à établir durablement l’hégémonie «bienveillante » des Etats Unis sur le reste du monde.

Avoir peur de la sexualité
Non contents d’exporter leur conception de la démocratie, les néoconservateurs visent à imposer au reste du monde leur propre vision de la culture et de la morale. De nombreuses sectes religieuses s’y apparentent, et de nombreux mouvements s’en réclament, en particulier les partisans de l’interdiction de l’interruption volontaire de grossesse.
« Nous pouvons éviter les erreurs du passé. » Explique l’animateur de Chasteté-Quebec.com, avant de poursuivre : «Nous ne devons pas craindre le retour d’une éducation axée sur la peur de la sexualité ! En adoptant un discours conservateur dénudé de fanatisme et d’absolutisme, mais aussi de libéralisme excessif, c’est en fait au centre du débat que nous allons nous situer. Aujourd’hui, la décision de vivre selon le principe de la chasteté ne s’appuie pas sur la peur d’être puni par les autorités familiales, civiles ou ecclésiastiques. Il s’agit d’un choix personnel basé sur des motifs raisonnables. »

Mettre son énergie au service d’un dieu, ou d’un idéal, et combattre le mal sous toutes ses formes
Qu’elle soit imposée au nom d’une religion ou d’une science, la chasteté est toujours présentée comme un idéal de vie, et un combat contre le mal.
Les religieux combattent le péché, la débauche, le désordre, avec pour objectif de vivre en accord avec les exigences de son dieu, ou plus précisément de ceux qui parlent en son nom. La chasteté plait à Dieu, c’est du moins ce qu’on peut conclure des affirmations du père Daniel Ange :
« L’Eglise n’est jamais contre un certain mode de relation sexuelle, elle est pour l’amour. Puis, le saint homme explique que la sexualité est un chef d’œuvre de Dieu et qu’à ce titre, le rôle de l’Eglise est de la protéger …En interdisant de s’en servir ? Partiellement oui ! C’est que l’Eglise, si elle veut recoller le corps à l’âme, distingue cependant l’amour du sexe…
« Vivre une relation amoureuse dans la chasteté permet à l’amour d’aller beaucoup plus profond, et donc de rester d’autant plus fidèle. Des relations sexuelles précoces court-circuitent un cheminement amoureux en profondeur. Les centaines de milliers de jeunes qui aujourd’hui choisissent, parfois publiquement, de vivre la chasteté jusqu’au mariage laissent ainsi à leur amour la possibilité de s’affiner en mille délicatesses. »
Il a toutefois été impossible de savoir avec précision le nombre d’engagés volontaires sur le chemin de la chasteté, encore moins la proportion sur l’ensemble de la population.
http://www.catholique.org

Les maladies sexuellement transmises sont le châtiment des conduites réprouvées par L'Eglise
Mais, religieux ou laïques s’accordent pour désigner le péché : les maladies sexuellement transmissibles, sont alors présentées comme le salaire punitif d’une vie sexuelle illégitime… Et chacun de brandir la menace du sida, de semer le doute sur l’efficacité des préservatifs, et donc de conclure que la chasteté est la meilleure réponse…
Le mal, c’est aussi et surtout la notion d’impureté, ainsi l’Eglise condamne-t-elle les homosexuels tout en distinguant deux cas, la perversité et la tendance. Le premier cas est un grand péché, le second un moindre, ce qui fait la différence c’est l’intention. L’homosexuel dit pervers assume activement, tandis que l’autre subit sa différence. Le discours officiel veut que l’homosexualité ne soit pas créée par Dieu, mais résulte d’un parcours de vie difficile. L’idée c’est que la personne a subi un traumatisme ancien suscitant des blocages inconscient qui l’empêchent de se rapprocher de l’autre sexe… Merci Freud !
Mais, la chasteté va régler le problème une fois encore, et ce d’autant mieux qu’elle sera un chemin de souffrance : «Une personne qui a une tendance homosexuelle mais qui la vit dans la chasteté ne commet aucune faute aux yeux de l’Eglise, elle en est membre au même titre que les autres avec bien sûr l’accès aux sacrements. D’autant plus que la grande partie de ceux qui ont cette tendance le vivent comme une épreuve et une souffrance, et méritent compassion et respect. »

La chasteté comme remède à tous les maux
Ces discours ne peuvent qu’interpeller les jeunes en quête de reconnaissance, d’identité, d’idéal, il semble cependant qu’il y ait un certain décalage entre l’idéal de chasteté et sa mise en œuvre réelle. La distinction réelle/virtuelle ne s’applique-t-elle pas aussi à ces choix individuels ? La véhémence des prédicateurs de la chasteté est-elle une réponse à des comportements réels ou imaginaires ? Et la déferlante des engagements n’est-elle qu’un vœu pieux ?

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Les mouvements de contestation de la chasteté

 

Les vertus de la chasté ne font pas l'unanimité.

En 1790, l'Abbé Blanchet, curé d'un village du sud ouest de la France, rédige un épais mémoire transmis à l'Asemblée Nationale par un autre religieux qui suggère d'autoriser le mariage des prêtres, interdit comme on sait depuis l'an 1000. Le brave homme attribue à la stricte continence de graves problèmes de santé qu'il décrit avec beaucoup de détails... Voici ce qu'on lit en exergue:
"Le grand œuvre de la Constitution civile du clergé étant heureusement consommé, il me semble qu'il n'est point déplacé de faire revenir sur la fameuse question du Mariage des Prêtres, agitée déjà dans l'Assemblée Nationale. Les excellents ouvrages que cette discussion à faits éclore de la plume de nos savants, ont jeté une lumière si vive sur cette matière, qu'il reste peu maintenant à faire pour savoir à quoi s'en tenir, et décider d'une manière ou d'autre.
Je crois donc rendre service au public en lui faisant part d'un mémoire d'un trop vertueux curé qui m'est tombé dans les mains, ainsi que d'une adresse latine d'un ecclésiastique, ami des bonnes mœurs, envoyée à l'Assemblée Nationale l'année dernière ; il verra à combien de maux est exposé le célibataire vertueux, enchaîne par devoir à la pratique d'une vertu au-dessus des forces humaines. Heureux si cet ouvrage, médité profondément, pouvait opérer le bien que l'on en attend ! »
http://www.wissensdrang.com/dcours.htm#2


Peu de mouvements organisés

S'il est facile de trouver de nombreux témoignages contre la chasteté telle que les religieux voudraient l’imposer, des mouvements réellement organisés semblent plus rares. Un site Québecois se distingue par sa véhémence et explique à sa manière les enjeux réels de l’affaire. Il se présente comme un miroir inversé du site du Dr Robillard, mais n’apporte rien qu’une riposte souvent maladroite.
http://acq.0catch.com/index.html
Créé par des étudiants, ce site dénonce les conservateurs et les religieux qu’ils accusent d’agression envers la jeunesse, d’exploitation de la peur, d’exacerbation du racisme, de sexisme et autres actions liberticides.
L’encadrement de la sexualité suppose la prise de pouvoir sur la vie privée, et vient limiter à l’extrême la marge de l’intimité. Prôner l’abstinence pour les jeunes, interdire la cohabitation juvénile, avant d’exiger la fidélité conjugale ne sont que les différentes facettes d’un objectif politique des lobbys conservateurs. Au nom de valeurs morales difficilement contestables, protection de la jeunesse, de la santé, se met en oeuvre un militantisme parfois violent : ligues contre l’interruption volontaire de grossesse, acharnements thérapeutiques divers et variés : sous prétexte de défendre la vie, on n’hésite pas à la rendre invivable !
http://www.chastitycall.org
http://www.survivants.org

 



Les forces en présence
D’un côté, des extrémismes sans doute différents mais qui se rejoignent dans leur volonté de contrôler les âmes à travers les corps, d’un autre, des mouvances qui se réclament globalement de liberté de pensée, de philosophie hédoniste, de laïcité. L'athéisme ne rime pas nécessairement avec la débauche, mais la voie proposée n'est pas à la portée de tous, il faudra en effet apprendre à penser par soi-même, remettre en questions ses propres croyances, faire la part de la réalité, et s'imposer des choix. Le philosophe Jean Paul Sartre, qui a longtemps symbolisé une certaine liberté de penser associée tout naturellement à l'athéisme, affirmait qu'on ne peut pas ne pas choisir...
http://atheisme.free.fr/index.html

Religion et politique
Les mouvements religieux rejoignent généralement l’extrême droite tant en Europe qu’aux USA et au Canada. Leurs idées simples voire simplistes mobilisent de grandes foules, par exemple les JMJ de Cologne en 2005, ont rassemblé, selon l’organisation catholique, 800000 jeunes venus d’un peu partout. Ont-ils tous fait vœu de chasteté ? Rien n’est moins sûr, un commentateur, sur France Inter allait même jusqu’à insinuer que les ventes de préservatifs avaient explosé…

Ci-contre, une brève relevée dans la revue Marianne du 24 au 30 Septembre 2005 smet l'accent sur les effets "pervers" de la morale sexuelle "neocons"...Chassez le naturel!

Il faut savoir cependant que la plupart des enquêtes sur la sexualité ne sont pas fiables, les "sondés" donnent généralement les réponses qu'ils estiment bonnes, elles ne correspondent pas à leur expérience...


Les manifestions religieuses de grande envergure sont très bien organisées elles attirent une foule énorme, enthousiaste, militante, ce qui doit nous inciter à réfléchir. En effet, tous les régimes totalitaires ont eu recours à l’embrigadement de la jeunesse comme le montrait Hannah Arendt dans son livre Les origines du Totalitarisme. Toutes les dictatures ont eu également recours à la propagande et au culte de la personnalité… Les cérémonies consécutives au décès du pape Jean Paul II ont mis l’accent sur la place que devrait avoir un tel événement dans un pays laïque.

Colette Thomas, dans un article publié sur le site de Radio France International évoque l’attitude du Vatican : « Dans son discours annuel à l’attention du corps diplomatique, le 12 janvier 2004, le souverain pontife dénonçait «une attitude qui pourrait mettre en péril le respect effectif de la liberté de religion». Et il soulignait que les autorités invoquent souvent la laïcité pour justifier le maintien de la religion dans la sphère privée, estimant qu’il s’agissait là d’une mauvaise interprétation du concept de laïcité. La France était clairement visée, même si jamais nommée, d’autant que les paroles étaient prononcées en français, comme le veut la tradition dans la diplomatie du Saint-Siège. »

 


Liberté sexuelle...
L’intrusion d’un pouvoir dans la sphère privée est-elle en soi un abus de pouvoir ? Et qu’est-ce qui justifie qu’on limite la liberté sexuelle ?

Pour Houcine Ghali, journaliste, la réponse ne fait aucun doute, il écrit :"Depuis le début du septième siècle jusqu’à présent, le monde arabe s’est caractérisé par une absence totale de liberté. La gérance de la société par l’islam et ses normes rétrogrades a contribué à la consolidation d’une culture arabe basée fondamentalement sur le respect de traditions archaïques qui ne laissent aucune place à l’émancipation individuelle, au libre choix du citoyen, à l’épanouissement des sentiments et à l’accès à la sexualité avant le mariage"

Il conclut ainsi son article . "Alors, avant de militer pour la liberté tout court, il est indispensable de revendiquer en premier lieu la liberté sexuelle, condition sine qua non pour toute émancipation humaine. Mais avec l’emprise des islamistes sur l’ensemble du monde arabe, même les intellectuels et opposants laïcs n’osent se permettre une pareille revendication.

http://www.tunezine.com/article.php3?id_article=876


Daniel Borrillo, dans le livre La liberté sexuelle dont il a dirigé les recherches, analyse l’évolution du droit positif - en particulier du droit pénal - et la constitution en son sein d’une « exception sexuelle ». Les arguments traditionnellement invoqués pour justifier des limites à la liberté sexuelle sont au nombre de trois : les « bonnes mœurs », la dignité humaine, l’égalité des sexes.
Les mouvements religieux et autoritaire récupèrent ces arguments, qui leur permettent de désigner des conduites comme étant contraires aux « bonnes mœurs » ou à la « dignité humaine », ou incompatibles avec leur idée de l’égalité des sexes...

Jusqu'où va le Libre consentement?
Un autre point important, c’est la notion de libre consentement ; pourtant, depuis qu’on admet la possibilité d’exercer un harcèlement moral, des manipulations mentales, cette idée se relativise. Jean-François Chassaing ( dans le livre La liberté sexuelle) explique comment le libre consentement va se trouver bientôt réduit par « une vision interventionniste qui, au nom de la protection des faibles et de leur dignité, justifie la sanction de comportements sexuels consentis tels que la prostitution ou le sadomasochisme. » Il conclut : «  L’angoisse caractéristique de la période de crise que nous traversons rend suspect le consentement et débouche sur un paradoxe : d’un côté on demande à l’État d’être le garant du consentement, de l’autre le législateur ne cesse de restreindre la portée de celui-ci, au point qu’on peut se demander si la liberté sexuelle n’est pas tout simplement un mirage. »
La difficulté de cerner les limites de la liberté sexuelle, et de l’inscrire dans la perspective des cultures et des pratiques privées, se manifeste précisément par une absence d’organisation à l’intérieur d’une riche constellation de convergences. Autrement dit, la plupart des gens sont d’accord pour vivre leur sexualité avec un minimum de contraintes, mais ne ressentent pas l’urgence de se rassembler pour défendre cette position. Tandis que, les minorités militantes des morales puritaines, s’agitent et s’organisent efficacement pour diffuser leurs opinions et recruter des partisans.

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Chasteté, idées reçues et exploitation de la peur

 

Définitions floues, idées reçues, exploitation de la peur
Le promotion de la chasteté fait appel à quelques idées reçues, et à l’exploitation systématique de la peur, et à un flou artistique des définitions…
Généralement, le terme de chasteté désigne l’abstinence tant des rapports sexuels que de la masturbation. C’est le comportement valorisé par les religieux que l’on tente d’imposer aux jeunes. Quand il s’agit de couples légitimés par la religion ou la société, la chasteté correspond à la fidélité, les époux chastes n’ont pas de relation en dehors du mariage, et observent les divers interdits de leur religion à propos de leur comportement sexuel.


L’énergie sexuelle, la frustration
Une des idées les plus répandues, consiste à dire que l’activité sexuelle est une grande consommatrice d’énergie, ce qui n’est pas tout à fait exact; à moins de se livrer à des facéties acrobatiques, faire l’amour ne dépense pas beaucoup de calories... Ce n’est donc pas cette énergie-là qui est mise en cause, mais bien davantage le plaisir sexuel, et surtout l’orgasme, qui résoud les tensions… Les « hippies » des années 70 proclamaient « faites l’amour, pas la guerre », l’apaisement que procure le plaisir sexuel n’est pas propice aux conduites agressives, par contre, la pulsion naturelle qui conduit les gens à désirer faire l’amour, peut, quand elle est frustrée donner lieu à des comportements de conquête, de prise de pouvoir, de lutte, de compétition…
On comprend mieux pourquoi les grands mouvements idéologiques et religieux misent tant sur la chasteté : la frustration qu’elle engendre vient exacerber les pulsions agressives, et voilà bientôt des troupes entières prêtes à dépenser leur « énergie » pour de grandes causes…


Un rempart contre de dangereuses menaces
Pour mieux stimuler l’ardeur de leurs adeptes, la chasteté fait miroiter de multiples avantages, assortis de quelques menaces… La chasteté, ici, correspond à l’abstinence totale de relations sexuelles et à l’interdiction de se masturber, ce sont les exigences les plus courantes dans ce type de mouvement. Les raisons invoquées sont les suivantes:
1- La chasteté permet d’échapper aux dangers liés aux méthodes contraceptives : Cette interprétation met surtout l’accent sur les limites de la contraception, et renvoie à des chiffres pour le moins alarmistes. Toutes les méthodes contraceptives sont confondues, c’est plus simple, et on met l’accent sur les défauts des préservatifs ainsi que sur les contraintes de leur utilisation.

2-La chasteté est le seul moyen d’éviter des grossesses non désirées : là c’est incontestable, à moins d’avoir recours à l’immaculée conception, ce qui n’est pas encore tout à fait au point…
La chasteté, en évitant la grossesse, permet aussi bien entendu d’échapper aux problèmes de l’avortement. Cela semble trivial, pourtant, les mouvements actuels insistent beaucoup sur ce fait. Pour les catholiques comme pour les néoconservateurs, l’avortement est un crime.
3-La chasteté est présentée comme le meilleur moyen d’éviter les MST:« les 30 maladies Sexuellement Transmissibles qui sont véhiculées aujourd’hui, dont la moitié ne sont pas guérissables et l'autre moitié évoluent en cancer. Et surtout, elle préserve de ce fléau qu’est le SIDA. Efficacité 100% ! » . On note au passage l’optimisme délirant de l’affirmation.
4- La chasteté permet aussi, selon ces mêmes sources, d’éviter de s’attacher à un ou une partenaire qu’on n’aime pas vraiment. Cela revient à admettre que les relations sexuelles pourraient être une cause d’attachement, ce qui est contradictoire avec la position habituelle qui consiste à différencier l’amour de la sexualité quand il s’agit de prôner la chasteté.
5- D’une façon plus subtile, la chasteté évite d’avoir des souvenirs d’autres partenaires…En effet, il semble que, si l’on ne peut pas comparer ses expériences, cela va nécessairement limiter les attentes, mais pas pour autant les frustrations…
6- La chasteté permettrait aussi d’éviter de se sentir utilisé comme « objet » sexuel… Ce n’est là qu’une variante d’une dialectique pour le moins approximative entre les sentiments et le sexe.
7- La chasteté permettrait d'être plus performant. En évitant les « désordres » de l'activité sexuelle, on va mieux concentrer son énergie sur ses habiletés socio professionnelles. Quand ce discours s’adresse aux jeunes, l’épouvantail à deux têtes de l’échec scolaire et du chômage se profile nettement.


Plus mystique et plus explicite, le site de K DiFiori, psychologue américaine, fortement engagée dans la promotion de la chasteté, propose une version plus poétique et plus idéalisée de ces avantages.
http://www.chastitycall.org/chastityis.html
Et une présentation détaillée des différentes maladies sexuellement transmissibles.
http://www.chastitycall.org/std.html
Les interrogations des jeunes ne manquent pas, elles font apparaître une grande méconnaissance du corps, et un intense besoin de reconnaissance. La chasteté a de quoi séduire, car elle apparaît comme un moyen simple de se singulariser et de se sécuriser. Elle permet d’accéder et d’être reconnu dans des communautés militantes et répond ainsi à des aspirations héroïques. Que deviennent-elles quelques années plus tard ? En attendant, quels sont les moyens d’atteindre cet idéal ? L’Eglise comme les néoconservateurs reste muette sur la question et se contente de renvoyer à des notions de « contrôle » et de « maîtrise de soi ».

 

Pour rester chaste, l’Islam, plus pragmatique, donne un moyen simple et efficace, voici ce qu’on peut lire sur un forum :
Sujet : La chasteté en Islam
Question :
« Je voudrai savoir quels sont les moyens qui permettent d'être chaste et de suivre une continence jusqu'au mariage, sachant que je sui garçon de 24 ans et que je ne pourrais me marier qu'après mes 30 ans. »
Réponse de l’animateur:
« Salam o haleykom
Mon frère, le seul moyen est ici de te marier, et, si tu ne peux pas te marier avant pour une quelconque raison, il y a un moyen de patienter et d'être chaste, c'est le jeûne.
Si tu ne sens pas capable de te marier ou de te retenir, et bien jeûne, comme on le sait, le jeûne est un moyen de se préserver, mais aussi un grand bienfait. »

 

Pour faciliter la démarche, il existe un livre de recettes écrit par Daoud « Comment préserver ta chasteté » éditeur Le Jardin des Jeunes

Au menu, quelques rappels à l'ordre: Il faut craindre Allah, cultiver la pudeur, se protéger de la mixité, choisir des modèles de vertu, combattre ses passions et bien choisir ses fréquentations...


Qu’elle procède d’un engagement volontaire ou d’une contrainte imposée, la chasteté apparaît comme un refuge sécurisé face à des dangers réels et virtuels.

 

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Les mutilations sexuelles féminines, outils de chasteté

 

Une tradition cruelle pour s'assurer de la virginité et la fidélité de la femme

La peur de perdre est sans conteste l’une des force les plus puissantes qui s’exerce sur les choix individuels et collectifs, qu’il s’agisse de ce qu’on possède ou qu’on croit posséder. Les biens, les terres, la patrie, passent encore… Mais quand on dit « ma femme », « mon épouse », « mon mari », « mes enfants » , cela ne signifie pas qu’on en soit propriétaire ce qui impliquerait qu’on pourrait vendre, échanger, acquérir, femmes, maris ou enfants… Pourtant, cette façon d’envisager les relations, n’a jamais disparu. Certaines cultures n’accordent que très peu d’importance à la femme, elles sont considérées ni plus ni moins comme des esclaves, et surtout des utérus. Dans beaucoup de sociétés traditionnelles, la virginité de la fiancée, est une valeur inestimable qui justifie des sacrifices, enfin, surtout de la part de la jeune fille.
C’est ainsi que, pour s’assurer que la virginité sera préservée jusqu’au mariage, et que l’abstinence totale sera observée, a-t-on recours à des pratiques telles que l’excision et l’infibulation. Ces mutilations ont pour but d’entraver tout plaisir sexuel, en associant douleur et sexe, afin de garantir la chasteté la plus rigoureuse.

Mutilation des organes génitaux féminins.
Il s’agit de l’excision rituelle d’une partie ou de l’intégralité des organes génitaux externes d’une femme ou d’une fille, explique le Dr Kintega Boulma dans sa thèse soutenue à l’Université de Casablanca. Il poursuit : « C’est une pratique culturelle ancienne qui subsiste aujourd’hui principalement dans certaines régions d’Afrique. Très souvent appelé « circoncision féminine » par analogie à la circoncision masculine,  la circoncision féminine n'est pratiquée ni par tous les musulmans ni par tous les arabes. » Il convient de savoir qu’aucun texte religieux n’exige de telles pratiques : pas plus la Bible que le Coran. Les mutilations sexuelles féminines sont pratiques courantes dans 28 pays africains et quelques régions du Moyen-Orient et d'Asie. Plus de 120 millions de femmes en sont victimes. Dans la plupart des cas, cette soi-disant circoncision féminine est exécutée sans anesthésie, par des barbiers ou des sages-femmes, avec des instruments rudimentaires. Des complications qui mènent parfois à la mort ne sont pas exceptionnelles.


On distingue trois sortes de "circoncisions féminines ":


- La circoncision féminine dite sunnah, ou en conformité à la tradition de Mohamed, bien qu’on ne puisse pas se référer à un ordre précis du Coran. Selon un auteur classique, Al-Mawardi, elle consiste à couper la peau en forme de noyau qui se trouve au sommet de l'organe. On doit donc en couper l'épiderme protubérant, sans aller jusqu'à l'ablation. Pour le docteur Hamid Al-Ghawabi , il s'agit de couper aussi bien le clitoris que les petites lèvres. Selon le docteur Mahran , on excise le capuchon du clitoris ainsi que les parties postérieures les plus importantes des petites lèvres.


- La clitoridectomie ou excision. C’est l'ablation du clitoris et des petites lèvres. C'est l'opération pratiquée le plus fréquemment en Egypte.


- L'infibulation ou circoncision pharaonique
. Le terme « infibulation » provient d’un mot latin signifiant « bouclé ensemble ».  Elle est pratiquée notamment au Soudan et en Somalie et consiste en l'ablation totale du clitoris, des petites lèvres et d'une partie des grandes lèvres. Les deux parties de la vulve sont alors cousues ensemble au moyen de points de suture de soie ou de catgut (au Soudan) ou au moyen d'épines (en Somalie) pour que la vulve soit fermée à l'exception d'un minuscule orifice pour le passage de l'urine et du flux menstruel. Au cours de la nuit de noces, l'époux devra « ouvrir » sa femme, le plus souvent à l'aide d'un poignard à double tranchant. Dans certaines tribus , la femme est recousue à chaque départ du mari et « réouverte » à chaque retour de celui-ci. On ferme l'ouverture en cas de divorce pour éviter que la femme ait des rapports sexuels.
http://tropiquesante.ifrance.com/tropiquesante/biblio/doc/doc1.htm


Une pratique illégale mais persistante

Il faut savoir que cette pratique est dénoncée et rendue illégale dans de nombreux pays occidentaux et africains, mais se heurtant au poids des traditions, aujourd’hui encore, en Somalie et à Djibouti, 98% des petites filles sont mutilées. En Égypte, au Burkina-Faso, au Mali, en Gambie, ce taux dépasse 80%. Au Tchad, au Bénin, au Togo, au Libéria, en Côte-d'Ivoire, une fillette sur deux subit cette mutilation. Dans les pays du Magreb, on ne pratique pas ces mutilations.
En Occident, l'infibulation a été longtemps pratiquée, associée à une ceinture de chasteté. On faisait passer des anneaux dans les lèvres et fermait ensuite la vulve par un fil de fer ou par un cadenas dont le mari gardait la clef même et surtout quand il s'absentait.
Toute pratique peut aussi être détournée de son intention. On sait que les mutilations sexuelles féminines ont pour but d’interdire les relations sexuelles et la découverte du plaisir. Pourtant, une certaine forme de circoncision féminine, pratiquée dans la tribu des Kikuyu du Kenya, serait effectuée aujourd'hui dans certains hôpitaux de Paris pour accroître la capacité de jouissance de certaines femmes aisées. On dégage le clitoris et on le rabat à l'intérieur du vagin. Une telle pratique augmenterait la jouissance sexuelle des femmes…

Répression du désir sexuel
Il reste que l’objectif des mutilations sexuelles féminines est bien de réprimer le désir sexuel, et donc de s’assurer de la chasteté. L’intervention provoque un traumatisme violent, qui va marquer à jamais toute l’existence.
Samia, musulmane, née dans un petit village égyptien près de la frontière soudanaise et qui vit au Caire témoigne: « J'avais sept ans lorsque j'ai été excisée. Je me souviens des récits des femmes de mon village qui parlaient de cette opération comme si leur vie s'était arrêtée là. L'atrocité de leurs descriptions et en même temps le sentiment d'une fatalité à laquelle je ne pourrais pas échapper, avaient provoqué en moi une telle panique que lorsque arriva le jour tant redouté, je fus prise de vomissements. Ce qui se passa alors est encore si brûlant dans ma chair qu'il m'arrive souvent de me réveiller en pleine nuit en hurlant et d'appeler ma mère ».
http://www.lemanlake.com/french/islam_excision.htm

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La ceinture de Chasteté


Il s’agit d’un dispositif amovible, destiné à interdire les rapports sexuels comme la masturbation. On connaît surtout la version féminine de cet accessoire, mais il existe aussi des instruments destinés aux hommes. J.M Lo Duca, dans son Dictionnaire érotique, n’envisage que la version féminine et présente la ceinture comme « un instrument inventé par les jaloux pour interdire aux femmes toute satisfaction érotique à laquelle ils ne consentent point.

Différents modèles

Il existe différents modèles de ceintures, en général elles comprennent deux parties, l’une enserre la taille, l’autre est une sorte de plaque souvent triangulaire qui passe entre les jambes, et comprend de petits orifices pour permettre les fonctions naturelles, mais ceux-ci, ne permettent pas d’y glisser un doigt. Dans la version masculine, un étui pénien est fixé sous la plaque. Les deux parties de la ceinture s’emboîtent et un cadenas fixé devant, ou au dos complète le dispositif. L’objet ci-dessus appartient à la collection du musée de Cluny, mais des recherches récentes ont montré qu’il s’agissait probablement d’un faux datant du 19ème siècle.

 

Des origines mystérieuses ...

L’origine de la ceinture de chasteté est en rapport avec la pratique de l’infibulation, venue d’Orient quant à elle.
Il n’existe aucune preuve de l’existence de telles pratiques dans l’Antiquité Grecque et Romaine pas plus qu’à l’époque du Moyen Age, contrairement à des croyances largement répandues. La fameuse ceinture ne serait-elle qu’une pratique marginale, propre à enflammer l’imagination et à engendrer des légendes.
La première représentation d’une ceinture de chasteté est un dessin de Konrad Kyeser,(à gauche) dans un de ses carnets de voyage en Italie en 1405, il s’agit du « Bellifortis » d’origine florentine selon l’auteur. On peu lire « Est florentinarum hoc bracile dominarum ferreum et durum ab antea sit reseratum » (une “culotte pour dame” de métal dur, d’origine florentine, qui s’ouvre par devant), à Florence, les femmes auraient porté ce “bijou”, afin de décourager les violeurs.


Un autre objet, du 15ème siècle était visible au Palais Ducal de Venise. Il s’agit d’une ceinture dont le modèle, plus simple que le précédent a peu évolué dans son principe au cours des siècles.


Mais une pratique "justifiée" ...

Vente par correspondance en 1905

Deux modèles de ceintures présentés dans le catalogue de l’American Hygien, 1905-1910, société parisienne spécialisée dans la fabrication et la diffusion d’ustensiles de « confort » sexuel (préservatifs, bidets, et remèdes miracle pour tout problème sexuel).

 

Bientôt, un peu partout en Europe, on trouve des documents attestant de l’usage de la ceinture. Elle ne cessera pour ainsi dire jamais d’exister, et jusqu’à une date récente il était possible de s’en procurer dans certains grands magasins londoniens, mais, s’agissant d’un objet très personnel, les utilisateurs convaincus privilégient généralement la fabrication sur mesure et la vente par correspondance.

Ces ceintures sont destinées à interdire la masturbation considérée comme la source de maux redoutables depuis le fameux livre du Dr Tissot l’onanisme, paru en 1760. Les affirmations de ce médecin suisse ont fortement influencé ses contemporains comme ses successeurs, et justifié l’acharnement à réprimer le « fléau ».


Les Hommes aussi

Les ceintures de chasteté pour hommes se développent surtout à partir du 19ème siècle. Contrairement aux dispositifs féminins dont l’objectif est d’interdire le viol, il s’agit de « protéger » le porteur contre ses propres envies… Ci-contre, modèles de ceintures pour homme récemment vendues par un antiquaire.

Fabriquées sur mesure, en argent, en or, en nickel, c’est l’acier inoxydable qui, à partir des années cinquante, sera privilégié pour les modèles les plus classiques, copiés pour la plupart sur le modèle « florentin ».D

es dispositifs en plastique dur, légers et transparents apparaissent dès 1990, ce sont les « cages de chasteté » masculines qui maintiennent le petit oiseau à l’abri de toute manipulation.



Pourquoi porter une ceinture de chasteté?
La vogue actuelle de la chasteté réactive la demande, voici les raisons invoquées par les porteurs de ceintures et les détenteurs des clés, elles proviennent de témoignages recueillis sur le site http://www.lockmeup.com


- Interdire la masturbation
- Interdire les rapports hétérosexuels avec un ou une autre partenaire
- Empêcher les stimulations sexuelles oro-génitales : fellation et cunnilingus
- Protéger la porteuse contre le viol
- Gêner, voire empêcher l’érection
- Libérer le porteur, ou la porteuse de sa culpabilité quand il (elle) se trouve en présence de personnes de l’autre sexe. Le flirt est donc autorisé, et la ceinture empêche d’aller plus loin.
- Simple méthode de contraception aux dires de certains
- Des célibataires choisissent de porter une ceinture de chasteté pour s’asurer de rester vierges jusqu’au mariage
- La ceinture est parfois portée pour empêcher les rapports sexuels à certaines périodes
- La ceinture entre dans des jeux de domination et soumission
- Le port de la ceinture peut aussi faire partie d’un fantasme et stimuler le désir par l’irrésistible attrait de l’interdit…


Un joujou pour fétichistes

Récupération érotique
Cette dernière raison explique qu’une pratique pour le moins cruelle soit récupérée à des fins purement érotiques. L’interdit, souvent mis à mal par le parti pris de tout montrer, reprend sa place d’autant plus facilement que l’hypocrisie puritaine des cultures anglo saxonnes justifie pleinement l’usage de l’outil répressif. Pour rester chaste, il suffit d’avoir recours à un dispositif infaillible ; la ceinture de chasteté joue alors pleinement un double jeu. Le choix de l’abstinence, l’assurance de la fidélité, représentent les raisons apparentes, et la stimulation du désir l’effet secondaire, activement recherché des amateurs !

lire aussi "Prisonniers de l'Amour"

Un objet de luxe...

Aujourd’hui, on peut répertorier une bonne vingtaine de fabricants européens : les Allemands occupent la première place juste devant les Anglais qui font pourtant figure de référence ; en Amérique du Nord, USA et Canada, une forte concurrence règne et force la créativité des fabricants. En Europe comme en Amérique, il est très facile de se procurer une ceinture de chasteté, à condition toutefois d’y mettre le prix ! Cet objet n’est pas à la portée de toutes les bourses, il faudra investir environ 350 à 400 € pour un modèle classique en acier inoxydable…

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Prisonniers de l'Amour, ils ont librement choisi de porter une ceinture de chasteté

Prisonniers de l'Amour!
Les porteurs de ceintures et autres cages de chasteté semblent heureux en captivité, et ils ne rechignent pas à s'exprimer! Les témoignages de satisfaction abondent sur la toile, l'ardeur et la motivation de ces prisonniers de l'amour a de quoi impressionner...


Michael, 35 ans témoigne: « Je voulais rassurer ma femme, qu'elle soit la seule à pouvoir disposer de moi , avec la ceinture c'est parfait, je suis un bon mari, fidèle , c'est ma façon de lui prouver mon amour. »


Jack,
42 ans: « Quand je porte ma cage, cela me permet de prendre davantage conscience de mon corps. Savoir que le sexe m'est interdit renforce mon désir, je suis plus attentif à ma femme plus soucieux de son plaisir .»


Kevin, 29 ans: « Je porte régulièrement une ceinture de chasteté parce que cela m'empêche de me masturber et accroît mon excitation. Je suis heureux d'offrir ma frustration à ma femme. Nos rapports sont plus vrais et plus passionnés. »


Pablo termine: « Dans ma cage, j'éprouve le sentiment d'appartenir réellement à ma femme, cela m'apaise... »


Une geôlière exceptionnelle!


Toutes les femmes ne sauront pas mettre l'oiseau en cage, le « volatile » n'est pas prêt à confier sa liberté à n'importe quelle geolière, même s'ils ont tendance à idéaliser quelqu peu la dame de leur coeur, ces dociles amoureux font valoir leurs exigences.


Roman, 36 ans déclare : «  elle est affectueuse, et amoureuse, tendre, mais ferme aussi, sensible et intelligente, notre relation est très équilibrée, nous discutons beaucoup. Pour notre vie sexuelle, cependant, je lui fais entièrement confiance, elle sait jusqu'où elle peut me frustrer, et m'exciter. C'est un véritable partage. »


Ted, 43 ans ajoute: «  je lui confie la clé parce qu'elle mérite pleinement ma confiance. Je sais qu'elle accepte cela par amour . Notre relation est très forte, plus encore quand c'est elle qui détient les clés de ma jouissance. »


Laurent, 34 ans déclare: «  elle doit être très tendre, câline, mais aussi savoir ce qu'elle veut. J'aime qu'elle me pousse jusqu'à mes limites. Détenir les clés, ce n'est pas facile, cela demande beaucoup d'attention... »


Daniel, 46 ans conclut: «  nous sommes ensemble depuis vingt ans, notre relation devenait un peu routinière, je perdais mon désir. Ma compagne a su me convaincre, et me « mettre en cage », elle est très intelligente et très habile. Je sais qu'elle m'aime et qu'elle pense à moi. Elle a su donner un nouveau souffle à notre vie érotique, je l'aime encore plus qu'avant... »


La ceinture de chasteté est à la fois une marque d'appartenance, une preuve d'attachement, un moyen de stimuler le désir, et d'être conscient de son corps, et de ses émotions. Le joujou tombe souvent à point pour revigorer un désir qui faiblit et donner du piment à la vie érotiqu d'un couple. Tous les témoins s'accordent pour dire que leur relation est très forte, il faut en effet une grande confiance mutuelle pour accepter la contrainte...

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