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mise à jour le 4/12/07

Sexualité et religion
Chrétiens, Juifs et Musulmans dans la France de 2006,

les obligations, les interdits.

Pratiquer une religion est un droit reconnu à toute personne vivant en France: la liberté de culte fait partie des droits de l’homme et représente une valeur fondamentale de la république laïque. Aujourd'hui, de plus en plus nombreux sont ceux et celles qui se présentent et s'identifient en invoquant leur religion, ce qui provoque des tensions entre les groupes et remet en cause des libertés citoyennes si chèrement acquises au cours des siècles.

Au nom même de cette liberté, certains revendiquent une pratique cultuelle sévère qu'ils présentent comme une réaction face à une société de "débauches" où le sexe est omniprésent. Ce dossier va donc s’efforcer de présenter les différents problèmes liés aux pratiques religieuses. Quel regard les grands monothéismes portent-ils sur la sexualité, le corps, le plaisir? Bannissent-ils unanimement le bonheur des sens? Quelle est la place de la femme dans ce tableau?

Paysage culturel
Au fond, à quoi servent les religions?
La loi de séparation des Eglises et de l’Etat
Points communs aux grands monothéïsmes
Le sens de la sexualité
Permis, Interdit, toléré...
Chemin d'enfer

Les religions monothéistes: un horizon dépassé

Bibliographie

 

rédaction: CatherineCudicio, Psychanalyste, écrivain.  Laurent Perrin Essayiste

coordination: Sofia Hudic

 

 

 

 

Le buste de Marianne, symbole de la République Française, trône dans toutes les mairies.

Paysage Culturel

Tandis que nous assistons depuis plusieurs années à une montée des intégrismes, la liberté de culte, comme les autres libertés individuelles semblent menacée. On a commis de nombreux crimes au nom du Christianisme, comme de l’Islam ou du Judaïsme, les grands monothéismes fournissent des centaines de bonnes raisons à la violence. Racisme et xénophobie prennent racine dans des croyances, auxquelles viennent se mêler la foi religieuse. L’horreur des faits divers ponctue notre quotidien médiatique, et suscite immanquablement des réactions d’experts propres à enflammer leurs troupes et à entretenir de bien vaines vociférations.

Difficile de rester calme, d’analyser la situation, de faire la part des choses. Et si, tout simplement on passait à côté d’un problème devenu si lourd qu’il masque complètement la réalité du paysage socioculturel?

Michel Onfray, dont la soumission sans faille à la psychanalyse suffirait à faire douter de la cohérence de ses affirmations, écrit dans son Traité d’Athéologie qu’il n’éprouve “ Pas de haine pour l’agenouillé, mais (avec) une certitude de ne jamais pactiser avec ceux qui les invitent à cette position humiliante et les y entretiennent.” Il poursuit et dénonce la misère spirituelle qui pousse les humains désespérés à renoncer à eux-mêmes, à s’engager dans les chemins ascétiques des religions et à endurer les privations sexuelles, morales, citoyennes et autres insultes à l’intelligence et au bonheur.

Tous ceux et celles qui veulent obéir à leur religion ou se convertir à une autre, ont le droit de savoir avec précision en quoi cela va affecter leur sexualité. Quelle représentation du corps est-elle transmise par les religions, quelle est la place du plaisir, l’épanouissement sexuel est-il compatible avec la pratique d’une religion?

 

Citation

La liberté consiste moins à faire sa volonté qu'à ne pas être soumis à celle d'autrui

Jean-Jacques Rousseau dans le Discours sur l'inégalité

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Au fond, à quoi servent les religions?
Les humains, contrairement à d’autres êtres vivants, ne possèdent ni griffes acérées, ni multiples rangées de crocs, pas plus qu’une épaisse fourrure ou de solides écailles. Par rapport à un loup, l’humain peut sembler fragile et démuni. Or, depuis qu’il y a des hommes, les animaux même les plus aptes à se défendre ont été ses proies, les obstacles même les plus hautes montagnes n’ont pas résisté à sa curiosité, sa faim, ses désirs...

L’intelligence est l’arme la plus redoutable dont disposent les humains, elle les conduit à se poser des questions, à imaginer des réponses, à orienter leurs forces vers les buts qu’ils se donnent.

 

Mais c’est très fatigant de se poser des questions, et parfois les réponses viennent contredire le discours des pouvoirs en place. L'exemple de Galilée en est une célèbre illustration. Le savant prouve la justesse du modèle héliocentrique de son prédécesseur Copernic, mais doit, malgré l’évidence s’humilier devant les autorités religieuses et affirmer qu’il s’est trompé. En effet, la thèse officielle de l’Eglise place la Terre au centre du monde...
La religion fournit des réponses et permet donc d’éviter de se prendre la tête, c’est probablement sa première fonction, mais des effets pervers ne manquent pas de perturber ce généreux projet.

Choisir entre la Loi et la Nature

 

Depuis la plus lointaine antiquité, s’est posée la question philosophique de l’opposition entre la Loi et la Nature (Physis/Nomos), la loi a été perçue par les philosophes matérialistes et hédonistes comme une limitation, souvent intolérable, des libertés individuelles. La “nature” censée refléter les aspirations réelles de l’être humain comme le bien-être et l’accomplissement de soi, devant être privilégiée. Les philosophies platoniciennes, pour leur part ont donné la priorité à la loi, rejetant bien-être, plaisir et joie de vivre, et cultivant avec ardeur le mépris du corps.

On peut raisonnablement affirmer que les religions appartiennent au registre de la loi et non de la nature, bien que certains travaux scientifiques aient tenté de mettre en évidence un “gène” de la spiritualité. Il semble donc évident qu’elles vont s’appliquer à délimiter le permis de l’interdit, le bien et le mal, afin de régler les conduites de leurs pratiquants.

Les réponses de la pensée magique
Les outils habituels des religions: mythes, révélations, rites, se fondent sur une pensée magique qui permet de venir à bout de nombreuses problématiques existentielles comme l’origine du monde, l’angoisse de la mort, l’existence de l’âme, les respect de la vie et bien sur l’amour. Dans les trois grands monothéismes, (Christianisme, Judaïsme, Islam), l’amour de Dieu et l’amour des êtres s’opposent, le premier dominant le second. Enfin, dans cette optique, la notion de péché occupe une place majeure.
Dans la pensée religieuse, le miracle joue un rôle de premier ordre. La plupart des gens ont terriblement envie de croire que les miracles sont possibles, et vont parfois jusqu’à s’arranger pour en apporter les preuves. Jésus change l’eau en vin, marche sur l’eau, et ressuscite.

Moïse ouvre une voie à travers les flots de la mer rouge (Bagio di Antonio, Musée du Vatican, Chapelle Sixtine)

 

Et celles de la pensée rationnelle
La philosophie des Lumières s’élève contre l’obscurantisme des croyances, et développedonc esprit critique et pensée rationnelle, l’idée de progrès s’impose et la science prétend répondre aux interrogations humaines. La déclaration des droits de l’homme fait appel à cette philosophie dont Kant et Rousseau ont été les emblèmes. Kant a voulu en quelque sorte réconcilier la loi et la nature, mais n’est pas allé jusqu’au bout de sa démarche qui l’aurait alors conduit à rejeter l’existence d’un dieu. Rousseau, quant à lui, a chanté la toute puissance de la nature, la naturelle “bonté” de l’homme, hélas perverti par la société. Il a aussi voulu réconcilier la loi et la nature en prônant l’idée des “droits naturels” de tout être humain.

“Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je défendrai jusqu'à la mort votre droit à le dire”. Cette citation faussement attribuée à Voltaire résume la prise de position philosophique de la déclaration des droits de l’homme:

Denis Diderot, (1713/1784) Ecrivain, Philosophe, Encyclopédiste français est une figure emblématique du siècle des lumières. Il a toujours défendu la pensée scientifique, le débat, la confrontation du réel et des théories, et mis toute son énergie dans la lutte contre l'obscurantisme.

Citation

Ce qui caractérise le philosophe et le distingue du vulgaire, c’est qu’il n’admet rien sans preuve, qu’il n’acquiesce point à des notions trompeuses et qu’il pose exactement les limites du certain, du probable et du douteux. »


Denis Diderot Extrait d'une Lettre à Sophie Volland - 26 Septembre 1762

 

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La loi de séparation des Eglises et de l’Etat


Jusqu’à la IIIème république, le catholicisme était une religion d’état et les signes extérieurs de religion s’affichaient dans les lieux publics. On trouvait des crucifix dans les mairies, et toutes les écoles, les autres religions ne pouvant accéder à ce privilège de visibilité. Les hommes politiques étaient profondément divisés sur la question religieuse, tout comme aujourd’hui se heurtent les discours de la droite et de la gauche.


C’est pour limiter l’influence du pouvoir religieux que la loi de séparation des Eglises et de l’Etat a été votée en Décembre 1905. Le mouvement s’était affirmé progressivement, et depuis 1876, la suppression du budget des cultes avait été demandée par plusieurs parlementaires, notamment Georges Clémenceau qui, le 31 Juillet 1879, avait proposé d’abroger les accords entre le pape et la république.
C’est entre 1902 et 1904 que seront déposées huit propositions de loi. Une commission parlementaire est alors nommée, Ferdinand Buisson la préside et Aristide Briand, en établira le rapport et le projet. Ce n’est qu’après de longues discussions que la loi sera votée le 6 Décembre 1905.


Comme on peut s’en douter, le pape est fort mécontent, il riposte par deux encycliques “vehementer nos” et “gravissimo offici” dans lesquelles il interdit la formation des associations cultuelles prévues par la loi pour assurer la gestion des biens de l’église. Les prêtres, soutenus par les politiciens catholiques, refusent d’accomplir les formalités légales pour établir les inventaires légaux. Georges Clémenceau fait alors voter une première loi qui laisse les édifices à la disposition des pratiquants et du clergé, et une seconde le 28 Mars 1907 qui dispense les pratiquants de déclarer leurs réunions comme c’était initialement prévu. Mais, la crise entre le Vatican et la République ne sera résolue qu’après la première guerre mondiale, les relations diplomatiques sont rétablies et le pape autorise les évêques à créer des associations diocésaines pour se conformer à la loi de 1905.


http://www.laicite-laligue.org/laligue/laicite-laligue/index.html

 

citation

"La politique est l'art de concilier le désirable avec le possible."

Aristide Briand, Extrait de Paroles de paix

 

 

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Les points communs aux grands monothéismes


Les livres de parole
L’Ancien Testament ou la Torah est le texte de référence des Juifs, c’est aussi le plus ancien, les Chrétiens y ajoutent le Nouveau Testament, c’est-à-dire les textes écrits en grec environ deux siècles après la mort de Jésus. Les Musulmans, quant à eux se réfèrent au Coran, qu’on date habituellement du VIème siècle après Jésus Christ et qui reconnaît les mêmes origines.
Christine Schirrmacher, docteur en philosophie, enseigne l'islamologie à l'Université de Bonn. Auteur d'une introduction à l'islam en deux volumes, elle explique: ”L'islam et le christianisme ont plusieurs points communs: Dieu, le Créateur, le Jugement dernier, la vie éternelle et la mort éternelle. Certains personnages de l'Ancien Testament comme Adam, Noé, Abraham, Moïse, David et Jonas sont également présents dans le Coran. Jésus et le Saint-Esprit sont mentionnés dans le livre saint des musulmans.”
Mais, ne nous y trompons pas, les divergences ne sont pas loin! Elle poursuit: “Selon le témoignage biblique, Jésus-Christ était non seulement un prophète mais aussi le Fils unique de Dieu, tandis que le Coran nie explicitement la filiation de Jésus. Alors que l'Ancien et le Nouveau Testaments affirment que la souffrance de Jésus et sa mort sur la croix étaient nécessaires pour racheter ceux qui sont atteints par le péché originel, le Coran rejette non seulement la crucifixion de Jésus, mais aussi le péché originel et la nécessité de la rédemption. La crucifixion, la rédemption, la filiation du Christ et la Trinité, qui sont les piliers de la dogmatique biblique, constituent pour le Coran les aberrations du christianisme, et plus encore des blasphèmes. Alors que, selon le témoignage biblique, seuls ceux qui croient en Jésus-Christ, Fils de Dieu, et qui acceptent son sacrifice expiatoire sur la croix hériteront de la vie éternelle, le Coran affirme clairement que seuls ceux qui croient que Mahomet a été le dernier prophète de Dieu et que le Coran est la pure vérité hériteront de la vie éternelle. Pour les musulmans, les chrétiens avec leur doctrine de la Sainte Trinité (qui comprendrait, selon le Coran, le Père, le Fils et Marie) commettent le plus grave des péchés: celui de polythéisme. Christine Schirrmacher conclut: “Ces principales différences théologiques entre le Coran et la Bible manifestent clairement que le créateur omnipotent du Coran ne peut pas être le Dieu trinitaire de la Bible, le Père de Jésus.

pour en savoir plus, visiter l'exposition en ligne de la BNF

La notion de péché
Bien que le péché dit “originel” soit une invention chrétienne, la notion de faute, de transgression de la loi existe dans les trois religions. Les chrétiens attribuaient à Eve, la première femme, la responsabilité de cette faute irréparable. Par curiosité Eve écoute les discours du serpent (le Démon), avant de céder à la tentation de goûter au fruit de l’arbre de la connaissance, et d'en offrir à Adam, son compagnon... Pour les punir, Dieu les chasse du paradis, les prive de leur immortalité, et les expose aux dangers d'un monde de souffrances.

Dès l’origine, la haine à l’égard de la femme, du corps, et de la sexualité n’a cessé de hanter les chrétiens, de nos jours, les islamistes intégristes reprennent à leur compte cette même méfiance, tandis que les juifs semblent moins obsédés par la répression sexuelle.

 

"Adam et Eve."illustration extraite du Livres d'Heures du Cardinal Alessandro Farnese (1546)

 

La culpabilité et l’idée de repentir
Les pécheurs et pécheresses ont cependant la possibilité de se faire pardonner leurs péchés puisque Dieu est supposé bon et miséricordieux... Il suffit de se repentir, mais pour cela, encore faut-il être conscient de sa faute et se sentir coupable.
La haine du corps provient tout naturellement de la malédiction divine, tant qu’ils vivent au jardin d’eden, Adam et Eve ressemblent un peu à d’innocentes bestioles, jouets de leur créateur, ils vivent nus et heureux... Mais, leurs yeux s’ouvrent quand ils accèdent à la connaissance, et, chassés du paradis, ils découvrent la honte de se savoir nus, en fait, ils prennent conscience qu’ils ont un corps.
L’apôtre Paul a été, sa vie durant, un ardent adepte des mortifications corporelles, ses écrits, largement inspirés de la philosophie platonicienne, a toujours mis en avant le spirituel et condamné le matériel: corps, plaisir, et surtout sexualité. Il est généralement désigné comme le responsable du sévère encadrement des pratiques sexuelles dans le christianisme.

 

L'apôtre Paul de Tarse Par Rembrandt (oeuvre de 1635)

 

 

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L’idée du paradis
Les chrétiens et les musulmans croient qu’ils iront au paradis après leur mort, si toutefois ils se sont bien conduits en regard de leur religion. Les Juifs ne se posent pas la question du paradis et préfèrent servir Dieu pour lui-même et non dans l’attente d’une récompense. C'est même là une question fondamentalement étrangère à la pensée judaïque.


Le paradis de l’Islam est incontestablement un lieu de plaisir, toutefois il semble bien davantage accessible aux hommes qu’aux femmes. Les heureux élus y mènent une intense vie érotique en compagnie de jolies créatures entièrement dévouées à leur jouissance. Toutes les misères et frustrations terrestres sont abolies, et tous les sens sont comblés.

Tandis que de jolis éphèbes déambulent dans les somptueux palais du paradis de l'Islam, de mignons anges asexués peuplent le paradis chrétien, territoire immatériel dans lequel l’idée même de plaisir n’a pas sa place.



Pour ceux qui douteraient encore, voici une description détaillée du paradis de l'Islam...

 

 

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Le sens de la sexualité

 


Les religions ont développé un système de contraintes, parfois très lourdes pour accompagner la vie quotidienne de leurs fidèles. Il existe des temps de prières, de jeûne, d’abstinence, de méditation, de rites, dont l’un des buts consiste à occuper le plus complètement possible la pensée du pratiquant, chacun de ses gestes, de ses comportements, toutes ses décisions et idées doivent s’inscrire dans un projet d’obéissance à sa religion.
Les notions de “pur” et “d’impur”, de “permis” ou “d’interdit” sont partout présente, et notamment dans l’alimentation, le choix des vêtements et les pratiques sexuelles.


Le sens de la sexualité, vue sous l’angle de la religion, demeure le plus souvent utilitaire. Les relations sexuelles servent à procréer, et non à se faire plaisir, c’est pourquoi, tout ce qui va à l’encontre de ce but se trouve proscrit.
On se retrouve ainsi peu à peu prisonniers d’un drôle de paradoxe. Tandis que les religieux s’accordent à dénoncer les joies du sexe échappant à ses ordres sous prétexte de déshumaniser, elles défendent le plus souvent une pratique sexuelle utilitaire qui pourrait tout aussi bien déshumaniser, en utilisant d’autres voies. Qu’on en juge!
Si on recherche le plaisir dans la sexualité, cela voudrait dire qu’on utilise l’autre comme objet de plaisir, et généralement, ce discours ne fonctionne que dans un sens, l’homme utiliserait la femme pour assouvir ses pulsions sexuelles. Le relation sexuelle, comprise ainsi serait basée sur la séparation du sexe et des sentiments et ramènerait les gens à leur dimension animale.
Dans le même temps, les catholiques affirment haut et fort que, pour eux tout est amour, c’est ce qui justifie de se priver de sexe, ou alors juste pour procréer. On ne fait plus l’amour pour jouir mais pour se reproduire, et de toutes façons les vrais sentiments ne pourront pas s’exprimer dans la sexualité. On a ici encore une représentation séparée du sexe et des sentiments. D’ailleurs, si on en doutait encore, les mariages arrangés, courants dans beaucoup de traditions et largement validés par les religions monothéistes, en apporteraient d’autres preuves encore plus solides.
Dans les religions, le sexe et les sentiments sont donc bel et bien séparés, mais dans un projet “sacré”, ce qui change tout...

 

 


Le sens de la sexualité pour les Chrétiens

La haine du corps, l’adulation de la souffrance, et le mépris de la femme ont été défendus avec véhémence par l’apôtre Paul, et d’autres nouveaux convertis comme Tertullius. Augustin, pour sa part, a rêvé d’un amour absolu, débarrassé du désir... La philosophie de Platon était passée par là, et la séparation de l’esprit et du corps. L’idée de la culpabilité intrinsèque de la femme a permis de la diaboliser, et d’étendre ce mal à tous les secteurs de son activité et de son influence.
Pour la Chrétiens, la sexualité est considérée comme un mal nécessaire à la survie de l’espèce, l’acte sexuel rapproche l’humain de son animalité, alors que sa religion voudrait qu’il restât un pur esprit... La récompense de cette corvée est l’enfant, à condition bien entendu qu’il naisse d’une union légitimée par l’autorité religieuse.
On peut affirmer que le Christianisme, contrairement au Judaïsme et à l’Islam, a voulu gérer la “nature” humaine comme un ennemi, le chrétien se situe donc dans un rapport guerrier avec son corps et sa sexualité.

 

 


Le sens de la sexualité pour les Juifs


Les textes fondateurs du Judaïsme sont de très loin les plus anciens
puisqu’on les date généralement du 5ème au 7ème siècle avant notre décompte. L’ancien testament, ou Torah composé de 5 livres est le texte de référence pour les juifs.

Jaime Benabou, Professeur d'Études Juives à L'École Maïmonide apporte quelques précisions indispensables pour comprendre le sens de la sexualité dans la religion juive:
“Tout le champ de notre réflexion est bâti sur un a priori fondamental : D.ieu a créé l'Homme et lui a donné la Torah pour éclairer et diriger sa vie. La Torah et l'Homme émanent de D.ieu ; ils ne peuvent pas receler des contradictions dans la nature profonde de leur essence. En d'autres termes, la Torah ne peut pas aller à l'encontre de la nature humaine en ce qui touche à ses dispositions naturelles, telle que la libido. Elle cherchera à les canaliser, à les sanctifier mais en aucun cas à les ignorer ou à les réprimer. L'étude des textes sacrés révèle une harmonie merveilleuse entre le message de vérité que véhicule la torah, et l'homme inséré dans le temps et l'espace, pris dans la totalité physique, affective et intellectuelle de son être. Le Talmud signale chez l'homme l'existence d'une pulsion sexuelle " Yitsra dé Erva " liée au corps, et d'une pulsion intellectuelle " Yitsra dé Avoda Zara " attachée à l'âme. (Traité Yona 69,b, voilà un dire intéressant pour la psychanalyse). Dès lors, la sexualité devient un aspect incontournable et co-extensif à la vie elle-même. L'éthique juive ne peut pas ignorer ce point capital et enfermer la sexualité dans les sphères de l'impur et de l'interdit, elle ne peut pas oublier que la Torah est " Torat Emet ", la Torah de vérité.


C’est dans le Lévitique (18) que sont énumérés les principaux interdits sexuels; Le texte est très clair, il s’agit par son comportement de s’inscrire dans un idéal de pureté, le seul qui permette de se rapprocher de la divinité. Le fidèle est invité à se replier sur sa communauté et à éviter d’adopter les moeurs en vigueur dans les pays qu’il traverse. Le fidèle doit aussi avoir peur des représailles divines qui peuvent aller de la mort à l’exclusion du groupe, ce qui, revient à peu près au même.
La sexualité, semblerait là encore un mal nécessaire pour assurer la descendance, les unions légitimées par la religion seront encore les seules possibles aux yeux de la loi. Ce n’est pas si simple!
Dans la Bible, on trouve aussi le “Cantique des Cantiques”, texte qui met en scène l’amour de deux amants sous la forme d’une suite de poèmes. Le Cantique des Cantiques aurait été écrit au IVème siècle avant notre décompte, par un érudit qui aurait rassemblé des poèmes plus anciens provenant de Mésopotamie. Ce texte contient de nombreuses images sensuelles et érotiques ce qui a embarrassé nombre de commentateurs.

 

Citation

«Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! Car tes baisers sont meilleurs que le vin»

Ce premier vers du Cantique des Cantiques, ou Livre de Salomon fait partie de la Bible, il s'agit d'un long poème qui décrit les ébats amoureux d'un jeune prince et de sa fiancée. Tour à tour ils prennent la parole et se réjouissent des plaisirs de l'amour.

Dans cette citation, le mot traduit par "baisers", ( dæwdîm), signifie en hébreu l'amour entre les sexes, et se réfère à des actes d'amours (baisers, caresses), si bien qu'associé à une autre terme (et décliné) il désigne le lit conjugal. L'interprétation "hébraïque" de Cantique des Cantiques est pour ses tenants (dont un nombre important de protestants) un modèle idéal de l'amour entre les époux selon la volonté de Dieu.

 




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Le sens de la sexualité pour les Musulmans


Le Coran et les hadiths (commentaires et exemples de la vie du prophète Mahomet) sont très loquaces à propos de la sexualité, de la vie de couple et de la gestion des nombreuses épouses du prophète. Traditionnellement on en dénombre onze, toutes très différentes les unes des autres, par leur âge, leur origine, leur caractère.
Pour être aimé de Dieu, les croyants doivent s’aimer sous sa bénédiction, l’amour de l’autre en tant qu’humain n’a pas de sens s’il se situe en dehors du religieux. La sexualité s’inscrit donc dans cette perspective.
Le sexe n’est ni séparé des sentiments, ni de la recherche du plaisir, du moins dans les textes, parce que dans les faits, on peut en douter. Les mouvements fondamentalistes actuels s’inscrivent dans une perspective extrêmement puritaine.

Qu'on en juge d'après la réponse à la question que pose Karim, jeune canadien récemment converti, à un expert en Islam:

Témoignage

Est-il permis de s’asseoir aux côtés des femmes dans les moyens de transport en cas de nécessité ?

Réponse de l'expert:

Premièrement, la mixité impliquant les hommes et les femmes dans les moyens de transport, au lieu de travail et dans les écoles est interdite parce que source de dégâts énormes qui n’échappent à personne.
Deuxièmement, si l’on est obligé de voyager à bord d’un moyen de transport utilisé par les deux sexes, on doit craindre Allah , baisser son regard devant ce qu’il est interdit de regarder et éviter de s’asseoir près d’une femme , même s’il fallait rester debout afin de rechercher la satisfaction d’Allah Très Haut et d’échapper à la tentation dont le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) nous a mis en garde en ces termes : « Méfiez-vous des femmes car la première tentation qui frappa les fils d’Israël provenant des femmes ». Il a dit encore : « Je n’ai pas laissé derrière moi une source de tentation plus nuisible aux hommes que les femmes.

 

 

 


 

 

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Permis, Interdit, toléré... Les codes de bonne conduite


On le sait, un bon pratiquant doit avoir en permanence conscience que chacun de ses actes est placé sous l’oeil de son dieu, qui, le moment venu lui demandera des comptes, c’est pourquoi, il s’efforce d’obéir à sa loi. Ce n’est pas toujours facile, car, certains interdits font peu de cas de la nature humaine, et des aspects pulsionnels de la sexualité.
Le fidèle confiant et soumis s’en remettra donc à la protection de son dieu en observant strictement certaines règles.


Pas d’activité sexuelle en dehors du mariage:
Chrétiens, Juifs et Musulmans pratiquants sont d’accord à l’unanimité, la sexualité ne peut se vivre que dans le cadre du mariage, tout ce qui peut arriver en dehors est considéré comme une transgression de la loi religieuse.
La promesse de mariage ne donne pas plus de liberté, les fiancés ont à peine le droit de se regarder, dans certaines traditions, ils ne se connaissent même pas puisque leur union a été arrangée de longue date entre leurs familles. Tant pis si les sentiments ne sont pas là, on n’est pas là pour faire des sentiments, mais fonder une famille.

Citation

Voici ce que conseille un expert chrétien aux fiancés: “ Les fiancés devraient redoubler de vigilance, afin d'éviter tout contact physique, quel qu'il soit. Ils devraient être attentifs à ne pas céder à la tentation de se dire: "Oh, puisque nous allons nous marier de toute façon,.."

Ils risqueraient de ne plus pouvoir résister à la tentation d'aller plus loin !”

 

 


La masturbation est donc unanimement condamnée par les trois monothéismes, qu’elle soit pratiquée par l’homme ou la femme, elle est comprise comme un détournement de la sexualité. L’aboutissement de l’acte sexuel étant la procréation, on comprend que la masturbation, qui permet d’apaiser des tensions et de procurer du plaisir soit mal vue!
Pour combattre cette mauvaise habitude, les musulmans préconisent de se priver de nourriture, le jeûne aurait des vertus souveraines. Les Chrétiens et les Juifs misent sur le repentir et la prière. Les trois s’accordent pour conseiller d’éviter les tentations, par exemple, ne pas sortir, ne pas regarder les gens du sexe opposé, s’habiller de façon pudique...

Citation

Voici ce que conseille David, jeune étudiant juif, qui semble-t-il sait de quoi il parle:
“Pour vaincre la masturbation:
1)Eviter la télévision, ou du moins sélectionner les programmes "saints",celà vous évitera de subir bêtement l'influence de la télévision.
2)Eviter le contact et l'isolement avec des filles.
3) Dormir avec un Talith katan (pièce de vêtement, sorte de brassière) spécifique de nuit.
Et si avec tout ça vous n'arrivez toujours pas à maîtriser vos pulsions, alors rappelez vous que D. est omniprésent et qu'il est en train de vous regarder.
Si vous n'y arrivez pas, alors pensez à vos parents et dites vous qu'il vous observent.

 

La chasteté on l’a compris reste une valeur sûre.


La virginité, apparaît comme une condition incontournable de respectabilité, au moins pour les jeunes filles, musulmanes pratiquantes. La virginité représente en fait beaucoup plus que ce qu’elle est, c’est un reflet de la respectabilité et de l’honneur de toute la famille, et de tout le groupe.

Citation

Karima, jeune fille désemparée demande conseil à un expert en Islam

J'ai donné ma virginité à l'homme que j'aime mais nous ne somme pas mariés! Je regrette mon acte et je veux tout faire pour me repentir afin qu'Allah puisse me pardonner un jour ... Il faudrait qu’on se marie au plus vite, mais mon copain ne veut pas car il n’a pas assez d’argent pour payer le mariage. Je lui ai demandé de faire seulement le mariage religieux, mais il n’est pas d’accord non plus, il ne comprend pas, car s’il est croyant il n’est pas pratiquant. j’ai déjà assez péché , ça ne peut pas continuer... Je suis perdue et ne vois pas de solution...

Une fois mariés, tout n’est pas permis!

La fiancée chrétienne a de quoi s'inquiéter avant sa nuit de noces, voici les conseils que lui prodigue un expert pour une défloration religieusement correcte.

Citation

"Plus d'une femme craint d'être "déchirée". C'est dû à l'ignorance, car il dépend d'elle, et d'elle seule, de n'éprouver qu'une légère douleur, et de telle manière qu'elle puisse en rester maîtresse, en choisissant elle-même le moment et la façon dont cela se produira.
Au cours de cette nuit spéciale entre toutes, il ne doit y avoir de contact entre les organes sexuels qu'après une "cour" assez longue. Cette préparation doit provoquer l'excitation et le désir sexuels chez la jeune femme, afin que la lubrification de son vagin soit totale.
A ce moment-là, le pénis doit être placé à l'entrée du vagin. Dans son inexpérience, le jeune marié peut avoir certaines difficultés à la trouver. Sa femme devrait vaincre sa timidité et guider le pénis là où il convient ). Le mari doit donc demeurer rigoureusement immobile, et c'est à sa femme de régler la pénétration. Elle saura tout de suite si elle peut insérer lentement le pénis. Si ce n'est pas le cas, elle devra l'enfoncer avec force, son mari demeurant toujours immobile. Elle sait la douleur qu'elle est capable de supporter et quand celle-ci va survenir. Elle ne sera d'ailleurs pas très grande, et sera accompagnée d'une grande joie et de sensations agréables.

 



On appréciera la considération que la religion chrétienne attribue à la femme en se demandant pourquoi elle devrait se montrer plus experte que son mari, vu qu’elle est elle aussi arrivée vierge à son mariage. Dès le départ, la jeune mariée est désignée comme "femme", le terme en français est ambigu puisqu'il est synonyme d'épouse et désigne aussi le sexe. Enfin, que vaut cet acte sexuel qui exige un tel masochisme? Quelle récompense doit-elle en attendre? " Cette jeune épouse n'est-elle pas déjà instrumentalisée? Mais, le pire est sans doute le déni de son expérience intime, si les choses se passent mal, elle en portera la responsabilité...



 

L’église catholique recommande, pour sa part, la plus grande pudeur dans les relations sexuelles et préconisent le coït “face à face” dans la position dite du "missionnaire" ; les autres positions sont estimées trop "animales" comme l'explique un expert:

“les pratiques sexuelles qui réduisent l’autre à n’être plus qu’un instrument de plaisir, ne sont pas compatibles avec la logique d’amour voulu par Dieu. L’homme est le seul animal qui se reproduit « face à face », en s’entrelaçant. C’est ainsi que s’exprime à la fois l’égalité, la dignité et la complémentarité de l’homme et de la femme dans le don de soi absolu de l’un à l’autre.”

à gauche la position du Missionnaire, à droite, celle de la Levrette prohibée comme on s'en doute

Les Chrétiens admettent, pour les plus évolués, que le plaisir sexuel peut être intéressant, encore y mettent-ils quelques conditions. L’argument d’entente sexuelle est d’emblée balayé, l’homme et la femme sont supposés compétents, par contre, l’orgasme se mérite, et, "preuves scientifiques" à l’appui (témoignages et affirmations de conseillers conjugaux et sexologues soigneusement sélectionnés), certains experts chrétiens n’hésitent pas à affirmer qu’il faut au moins dix ans de pratique assidue et exclusive pour que la femme arrive enfin à connaître des orgasmes pleinement satisfaisants...

 


Il y a de grandes similarités dans les limites qu’imposent les religions aux époux même si les raisons invoquées peuvent varier. Pour les trois grands monoithéismes, le calendrier des fêtes religieuses trace des frontières temporelles, et interdit les relations sexuelles à certaines dates.

Voici les obligations qui incombent au couple musulman pour faire l'amour de façon religieusement correcte
Comme la religion doit imprégner tout instant de la vie du pratiquant, il existe des formules rituelles, et autres invocations à prononcer avant d’avoir des relations sexuelles. Les Musulmans disposent d’une invocation spécifique pour éloigner le mal et bénir leur relation.
“ Par le Nom d'Allah, O Seigneur ! Eloigne le Diable de nous et éloigne le de ce que tu nous accorderas"

Par ailleurs, il existe des règlements très précis tels que ces conseils que les experts prodiguent au mari:

 

Conseils d'experts en Islam

Il est obligatoire d'avoir habituellement des relations avec votre épouse sauf si vous avez des raisons (maladie, etc.)
* Commencez par dire l'invocation pour cette occasion.
* Ayez des relations par la voie naturelle (et non par le rectum).
* Commencez par des préliminaires et des mots d'amours.
* Attendez qu'elle ait satisfait son désir.
* Détendez-vous et plaisantez par la suite.
* Evitez les rapports durant les règles car c'est un péché.
* Evitez de blesser sa pudeur (ex : déshabillez-vous en même temps qu'elle au lieu de la regarder se déshabiller seule).
* Evitez les positions durant vos rapports qui peuvent lui faire du mal comme lui presser la poitrine et lui bloquer sa respiration, surtout si vous êtes lourd.
* Choisissez des moments appropriés pour vos relations intimes et tenez compte du fait qu'elle puisse être malade ou fatiguée.




Et pour les perfectionnistes,des érotologues arabes conseillent aux maris de caresser leur femme en utilisant des accessoires doux, comme des plumes ou autre matière très douce (exemple : fourrure de lapin, voile doux...) pour stimuler la peau, de la nuque aux reins, en finissant par les parties intimes. On dit que la sensibilité aux caresses sexuelles serait ainsi accrue. Toute la sensualité orientale à portée de clic http://www.orientale.fr

 

Pour le Judaïsme, le plaisir n’est pas un péché, seules sont interdites entre les époux les relations sexuelles pendant les règles (tabou du sang, qui s’étend à bien d’autres domaines, notamment dans l’alimentation), et la sodomie (Lévitique 18).
L'acte sexuel n'a donc jamais été un péché pour le judaïsme, ni le célibat et la virginité un idéal (les rabbins sont généralement mariés). Michel Meslin, historien, professeur d’histoire comparée des religions et d’anthropologie commente: "L'éthique juive a toujours considéré la sexualité comme un aspect incontournable de la vie, le moyen pour un homme et une femme de trouver le parfait accomplissement de leur être propre". Michel Meslin poursuit en citant le livre de la Genèse, 1,27: "mâle et femelle, Il les créa" l'union de l'homme et de la femme est donc inéluctable et en fait essentielle, puis, de citer les célèbre vers du Cantique des Cantiques :

Citation

"- Mon amant, c'est un bouquet de myrrhe;
il passera la nuit entre mes seins.
- Mon amant, c'est grappe de henné dans les vignes d’En-Guédi.
Mon amant, vois, tu es beau, oui, si agréable!"

Cantique des Cantiques (5 A)

 

La nudité
Le mot pudeur vient du latin pudor qui signifie honte. Et cette honte s’attache principalement au corps et au sexe. Tout bon pratiquant saura masquer sa nudité aux yeux des autres, ce qui peut se comprendre, mais aussi, en partie aux yeux de son conjoint.
Le Lévitique (18) énonce une longue liste de personnes devant lesquelles toute nudité est prohibée, si on veut se conformer à ces ordres, mieux vaut ne jamais se dévêtir autrement que seul. L’Islam n’est pas en reste, et on trouvera une abondante littérature sur l’art et la manière de couvrir son corps afin de le soustraire aux regards. Ceci étant surtout valable pour les femmes dont la réputation se mesure un peu hâtivement à la surface de peau dévoilée. Les musulmanes les plus austères ne se montreront pas du tout ou alors juste les mains, les musulmans doivent obligatoirement cacher leur coprs entre le nombril et les genoux.
Les Chrétiens n’interdisent pas de se montrer nu dans l’intimité du couple, mais préconisent toutefois de ne pas le demander. Ici, c’est la nudité de l’homme, et la vue de son sexe en érection qui risque de choquer la pudeur de la femme.

 

Pimenter le jeu érotique

 

Témoignage

Nadya, musulmane pratiquante, demande de l’aide à un expert : “ Mon mari me demande de pratiquer des jeux sexuels comme la fellation, le cunnilingus, ou la masturbation mutuelle, mais le plus souvent je refuse car je me sens dans le péché, mais, il insiste et j’accepte parce qu’il me dit que si je continue à refuser il ira voir ailleurs. Je suis certaine qu’il va sur des sites pornos, mais il prétend le contraire. Que faire? Aidez-moi à trouver une solution!


Voici la réponse de l’expert: " la musulmane a obligation de satisfaire son mari, et lui de même, par tous les moyens qui sont légalement admis, pour préserver la chasteté du conjoint. Et vu que les seules choses interdites en Islam, ce sont les relations anales et les relations durant les règles, toute autre chose qui n'a pas fait l’objet d’une interdiction formelle dans les Textes , peut être considéré comme permise.”

 



Pour les chrétiens pratiquants, certaines pratiques sont sinon réprouvées du moins mal vues, c’est notamment le cas de la fellation. Cette pratique a été longtemps formellement interdite dans les états du sud des Etats Unis; dénoncé, le ou la coupable encourait la prison.


Pour les Juifs pratiquants la recherche du plaisir est une donnée importante de la vie sexuelle du couple, en revanche, le gaspillage de la semence est un péché. Les experts donneront des réponses très explicites mais uniquement pas correspondance pour des raisons de discrétion.
http://www.cheela.org/

 

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Chemins d’enfer

Une vision de l'enfer par David Erlich


Les interdits fondamentaux du Christianisme, de l’Islam et du Judaïsme
L'adultère est le terme juridique et religieux pour désigner une relation amoureuse ou sexuelle entre deux individus non mariés entre eux mais dont l'un au moins est marié. Dans son sens le plus strict, on ne considère que l'accomplissement d'un rapport sexuel entre les deux individus.
Mais, les chrétiens peuvent commettre des péchés rien que par la pensée, il suffit d’imaginer, et le tour est joué! Dès qu’on sépare le corps de l’esprit, on multiplie en effet les occasions de péché... Pour des explications détaillées, ou pour vous dégoûter définitivement des jeux interdits : http://www.croixsens.net/sexe/adultere.php


La loi islamique se montre très sévère à l’encontre des gens qui commettent l’adultère, mais se déchaînent littéralement s’il s’agit d’une femme. La punition de ce “crime” peut aller jusqu’à la mort par lapidation. Les experts précisent qu’à l’origine, il fallait confiner jusqu’à leur décès les femmes ayant eu des relations sexuelles avec un autre homme que leur époux, ou bien même les célibataires ayant fait l’amour avec un homme marié. Mais ce traitement a été “adouci” de la façon suivante. Les célibataires qui ont des relations sexuelles entre eux, ou avec des partenaires mariés doit recevoir 100 coups de fouets, les femmes mariées, en plus de ce châtiment, seront ensuite mise à mort par lapidation.

Citation

J'ai trouvé plus amère que la mort , la femme dont le coeur est un piège et un filet,
et dont les mains sont des liens;
celui qui est agréable à Dieu lui échappe,
mais le pécheur est pris par elle.
le roi Salomon, Ec.7:26



Pour le judaïsme
, si l’on en croit les experts, la lapidation des amants adultères est bel et bien mentionnée dans la Torah, cette fois, le châtiment affecte les deux acteurs, et non plus seulement la femme. Mais, depuis plus de deux mille ans, cette pratique a été abolie par les rabbins. Le repentir sera salvateur, mais ne saurait réparer les conséquences du péché!
Pour en savoir plus, des réponses détaillées sont données en tenant compte de tous les cas particuliers.
http://www.cheela.org/


La fornication

Le terme fornication désigne un rapport sexuel entre deux individus non mariés entre eux. Son usage est cependant péjoratif et vieilli. On restreint souvent son usage aux rapports entre deux individus de sexes différents, les rapports homosexuels étant dans la catégorie de sodomie. Lorsque l'un des deux individus est marié, on parle d’adultère.
Cependant, la fornication revient en force sur la scène du péché!
Pour les musulmans, c’est un péché de premier ordre, et le terme est fréquemment employé pour désigner des rapports sexuels jugés illicites par la religion. Pour grossir le trait, il n’est pas rare que la masturbation soit condamnée au même titre que la fornication.

Témoignage

Khaled, se tourmente:
Je suis croyant et pratiquant, je prie tous les jours, mais je suis obsédé par ce problème: j'ai commis le péché de fornication avec des filles avec qui je n’envisage vraiment pas de me marier. Je veux sincèrement me repentir, mais par quel moyen? Dois je être fouetté, et dans ce cas, faudra-t-il recommencer pour chaque fois que j’ai forniqué?


L’expert lui répondra un peu plus tard que le repentir sincère suffira s’il ne réitère pas son péché.

 

 

Dans l'enfer de David Erlich, Les âmes des "cadres dynamiques" sont en train de cuire...



La sodomie est une forme de rapport sexuel aussi appelée coït anal ou rectal.
Dans certains contextes, notamment les classifications légales de certains États fédérés des Etats Unis, le terme «sodomy» inclut d’autres pratiques sexuelles jugées par certains déviantes, notamment le contact entre la bouche et le sexe (cunnilingus et fellation). Cette pratique est rigoureusement interdite aux Chrétiens, aux Juifs et aux Musulmans, encore qu’il existe quelques ambiguités, tous les experts n’étant pas d’accord.
L’idée, c’est que l’acte sexuel n’est envisageable que dans une relation hétérosexuelle, le sperme ne doit pas être répandu ailleurs que dans le vagin. Pourtant, cette pratique est assez fréquente dans certaines populations car elle permet de préserver l’hymen de la jeune fille.

L’impudeur
Les Chrétiens pratiquants font la différence entre les impudiques et les adultères: l’impudique est celui qui a des relations sexuelles sans être marié, contrairement à l’adultère, comme nous l’avons décrit plus haut.
Ce qui est condamné, c’est le désir, la convoitise, le regard concupiscent porté sur une personne avec laquelle la religion interdit de faire l‘amour. Et l’apôtre Paul de menacer dans sa lettre aux Ephésiens: “ aucun impudique, ou impur, ou cupide, ou idolâtre n’a d’héritage dans le royaume de Dieu.”
Cette dangerosité du regard porteur de désir conduit les musulmans à exiger le port du voile. Une femme voilée est réputée plus décente, encore faut-il que ce voile corresponde à des critères très précis. La femme “vêtue mais dévêtue” , c’est-à-dire habillée à l’occidentale, ne peut que manquer de vertu, et sera donc traitée avec mépris et violence.
Les Juives pratiquantes, dès qu’elles sont mariées, se couvrent la tête et ne montrent plus leurs cheveux qu’à leur mari.


L’homosexualité
Masculine ou féminine, les trois monothéismes condamnent l’homosexualité, dans certains pays arabes, les homosexuels sont passibles de la peine de mort et doivent demeurer dans la clandestinité. On ne parlera même pas de la bisexualité!
L’islam condamne sans équivoque l’homosexualité, les textes ne manquent pas pour soutenir cette position, et on trouve des hadiths qui préconisent de se débarrasser coûte que coûte des homosexuels. La loi islamique ou charia prévoit en effet la peine de mort à leur encontre. Aujourd’hui, cette religion perçoit l'homosexualité comme une maladie occidentale, conséquence de la laïcité, de l'individualisme et de la permissivité. De ce fait, de nombreux gays se voient dans l’obligation d’émigrer ou de rester dans la clandestinité.


L’église catholique les condamne, mais, suivent l’exemple du pape Jean Paul II qui les accueille et les exhorte à la plus totale chasteté, valorisant ainsi leur combat et leur parcours de martyre.


La religion juive n’est pas en reste dans la réprobation la plus vive. Qu’on en juge:

Témoignage

Benjamin exprime sa colère face à l’incompréhension des experts religieux à propos de son homosexualité:
J’ai 22 ans, je suis juif et homosexuel. Je suis choqué de lire que vous conseillez à d’autres jeunes dans mon cas de se faire soigner par un psychiatre! Sachez que l'homosexualité n'est en aucun cas une maladie et qu'elle est tout sauf contre nature. Alors permettez moi de vous dire tout ce que j'ai sur le coeur parce que oui je suis juif, et oui je suis homosexuel et à cause de gens comme vous et de vos discours des garçons ou filles attirés par des personnes de même sexe mettent fin à leur jour !

Voici la réponse de l'expert
Vos propos sont bien sur très émouvants et soyez certain que nous ne vous souhaitons pas la mort ni à vous ni aux autres homosexuels. L'homosexualité est considérée comme une Abomination est vos pleurs ne changent en rien la chose. La morale juive prend en compte l'individu mais aussi la société et la Vérité. Le malheur d'un individu ne saurait justifier une idéologie qui va à l’encontre des principes de la Torah, l’homosexualité est incompatible avec la vérité et la société. Le monde moderne basé sur une charité chrétienne et au nom du pluralisme a perdu toutes ses valeurs. La «valeur» la plus défendue est de s'occuper des malheureux et de les consoler quelle que soit la raison. Tout est autorisé afin que cela soit plus "politly correct": cela fait bien dans les médias, et permet de de dédouaner facilement de ses propres fautes.



Ajoutons également au chapitre des interdits, la bestialité , la pédophilie, et surtout l’inceste, là encore, les trois grands monothéismes sont d’accord pour les proscrire, s’alignant de la sorte sur les morales en vigueur dans la plupart des sociétés.

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Les religions monothéistes : un horizon dépassé ?

Laurent Perrin, auteur du livre Vertige de l'Amour Complice, explique l'apparition des religions et décrit les bases des grands monothéismes. Les mythes semblent se répéter à travers les siècles sans vraiment apporter d'élément nouveau, les sources historiques sont très minces, voire inexistantes.

Les religions rassemblent des foules,et dictent la conduite des hommes et des femmes jusque dans les moindres détails, en échange de paroles qui rassurent et rendent les choses plus simples, mais pas nécessairement plus faciles...

 

À l’aube de la nuit des temps, une certaine espèce de primate se détache de ses congénères pour se « dénaturer » et devenir des hommes. Ils sortent peu à peu des instincts qui régissent le monde animal pour entrer dans un système conscient et culturel. Lire la suite