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mise à jour le 4/12/07

 

Fétichisme et Homosexualité

Cet article regroupe les questions de nos visiteurs à propos du Fétichisme et de l'homosexualité. Elles reflètent souvent une grande incertitude, des idées reçues, et une certaine inquiétude. La mode utilise abondamment le fétichisme et crée ainsi des images stéréotypées. Le fétichisme n'est plus une singularité pour autant qu'il demeure strictement conforme aux diktats de l'érotiquement correct....

L'homosexualité est-elle une perversion?

L'homosexualité est-elle un fétichisme?

Existe-t-il un fétichisme Gay?

 rédaction: Patrice Cudicio, médecin, sexologue

coordination: Sofia Hudic Journaliste

 

 

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Web sexologie-magazine.com

-L’homosexualité est-elle une perversion ?
Tout dépend du sens que vous donnez au mot perversion! La culture façonne la sexualité humaine, et détourne nombre des comportements. L’érotisme serait alors un détournement de la fonction de reproduction, comme la gastronomie une perversion de l’alimentation!
Tout dépend aussi de quel point de vue on se place. Jugez-en, l’église catholique distingue deux types d’homosexuels (les), les pervers, qui vivent leur tendance et les autres qui la répriment et vivent dans la chasteté absolue... Ces derniers méritant encore davantage que le pratiquant “lambda” puisqu’il souffre davantage...

Qu'est-ce qu'un pervers?
Sur le plan psychologique, les véritables pervers sont des personnes qui utilisent les autres dans le seul but de satisfaire leur propre vision du monde. On peut être homosexuel sans être pervers, pervers sans être homosexuel.
L’homosexualité a pourtant été longtemps considérée comme un vice,une perversion, puis une maladie et aujourd’hui comme un état. A l’époque d’Oscar Wilde, homme de lettres britannique, pour parler d’homosexualité on utilisait une périphrase : “ le vice qui n’ose pas dire son nom”.

Havelock Ellis et Alfred Kinsey combattent les idées reçues
Le psychologue et sexologue anglais Havelock Ellis (1859-1939), célèbre auteur d’un volumineux traité en huit volumes, admet qu’il n’a jamais considéré l’homosexualité comme une maladie, mais il précise que le public n’était pas apte à la considérer autrement, et que c’était peut-être un moindre mal.
En 1948, Alfred Kinsey, universitaire américain, publie une étude sur la vie sexuelle de ses contemporains. Selon lui, 10% de la population masculine aurait eu une expérience homosexuelle à un moment de sa vie. (voir l’échelle de Kinsey dans notre dossier sur la bisexualité) Ce chiffre transforme radicalement la perception des choses, et on imagine à présent qu’il y a des homosexuels partout! Le sénateur Mac Carthy (qui était probablement un homosexuel honteux et refoulé) associe l’homosexualité avec le communisme et les désigne comme des ennemis sournois et redoutables.
Pourtant, malgré les répressions l’homosexualité finit pas être reconnue, bien des célébrités sortent du placard et assument fièrement leur état.

 

Comment définir le fétichisme ?
Quand une partie du corps, ou un objet qui l’évoque se charge d’une symbolique amoureuse, et devient indispensable à l'activité érotique, on parle alors de Fétichisme. Dans L’enfance d’un chef, Jean-Paul Sartre écrivait : “Tout peut être objet de désir sexuel, une machine à coudre, une éprouvette, un cheval, un soulier.” Le fétichisme nous renvoie au culte et à l’adulation.
Le fétichiste sexuel transforme un objet en objet de culte, si celui-ci le renvoie à une expérience érotique. Il y a différents degrés dans le fétichisme, cela peut aller d’un goût pour certains accessoires ou une préférence érotique pour une partie du corps, à une sorte d’addiction, dès lors, les relations sexuelles ne sont possibles qu’en présence du fétiche, ou même prennent le fétiche comme partenaire sexuel...

 

-Comment se caractérise le fétichisme?
Le fétichisme semble donner plus d’importance à l’objet de son culte qu’à la relation avec l’être humain... Si votre partenaire adule votre chevelure, et seulement elle, cela donne l’impression de ne pas exister totalement, on se sent en quelque sorte morcelé, ou réduit à l’état d’objet...
Le fétichisme nous renvoie aussi à des comportements d’enfant, centré sur sa propre expérience, vivant dans un monde un peu à part. Le “doudou”,ou le “nounours” sont des fétiches, ils symbolisent une présence adulte chaleureuse, affectueuse et rassurante.
Le fétiche permet de réduire l’objet de l’attachement, qui devient ainsi aisément manipulable, tandis que l’être aimé peut aussi indirectement engendrer de la peur: peur de ne pas être à la hauteur de ses exigences, peut d’être rejeté, etc...

 

 

-Pensez-vous que nous ayons récemment assisté à une « libération » fétichiste ? Être fétichiste est à la mode, le fétichisme s’affiche aujourd’hui sans honte dans les journaux, dans la rue, dans la mode…
Le monde de la mode comme celui des tribus dans les sociétés post modernes font appel à des codes fétichistes. Il s’agit de marquer son appartenance à un groupe. Toutefois, il y a aussi beaucoup de conformisme dans cet engouement prétendument libéré. En effet, seuls les fétichismes portant sur des objets à la mode sont visibles, pour y avoir accès cela demande des moyens: cuir, chaussures, lingerie fine, vêtements griffés. La mode retient du fétichisme le désir de posséder un objet , de préférence cher, à fort pouvoir d’identification. Un fétichiste de la serpillière n’intéresse pas le marketing et l’utilisation médiatique massive du fétichisme vient en affadir l’attrait. Ce que la mode montre, c’est une certaine idée du fétichisme réduit à quelques expressions soigneusement sélectionnées. Le véritable fétichisme se situe en dehors de ces normes.

-Le fétichisme est-il nécessairement sexuel ?

Même si l’aspect sexuel n’est pas directement explicite, le fétichisme apparaît le plus souvent porteur d’une forte dimension érotique. En effet, le fétichiste attribue à des objets les plus divers une valeur érotique réelle. Le fétiche représente alors un fantasme à l’état brut, puissant stimulant du désir.

 

- L’homosexualité serait-elle une forme de fétichisme ?
Le fétichisme peut être présent dans toute relation érotique, homosexuelle ou non. Vivre son homosexualité c’est assumer sa préférence érotique pour des personnes du même sexe que soi, si on a pu souligner les aspects narcissiques de l’homosexualité, cela n’implique pas que les homosexuels soient à cause de cela plus fétichistes que les hétéro ou les bisexuels.
Etre fétichiste, c’est choisir un “objet” du désir, au sens propre du terme!

Le corps en tant qu'objet de culte et de désir. Ici, les vêtements peuvent jouer un double rôle, fétiche visuel pour le partenaire, fétiche tactile pour celui qui revêt la parure...

 

-Existe-t-il une forme de fétichisme typiquement gay ? Quelle forme de fétichisme est-elle typiquement gay ?


Il existe très certainement une “culture gay” avec ses codes, ses valeurs, ses images. Les gays savent d’ailleurs très bien mettre en scène cette culture en allant jusqu’à la caricature si l’on en juge sur les manifestations “gay pride”. Mais entre la sphère intime des relations érotiques et l’image de soi que l’on montre, il existe un important décalage. Le culte du corps comme body building, et body art, sont très courants chez les gays comme chez les autres. Le fétichisme de l’uniforme, celui du cuir et des muscles fait partie de la culture “gay”, mais on les rencontre aussi chez les hétérosexuels.

Maintenant, la culture gay ne doit pas être réduite à ces clichés.

http://www.media-g.net/

La fascination du corps frôlel'idolâtrie, ce calendrier est un exemple assez caractéristique d'utilisation fétichiste du corps.

-Le fétichisme est-il exclusivement une perversion hétérosexuelle comme le suggèrent les travaux de Freud?


Au temps de Freud, la notion de perversion sexuelle recouvrait la plupart des pratiques différentes de la norme judeo chrétienne pour la sexualité. Ainsi, tout ce qui pouvait avoir trait au plaisir érotique se trouvait rapidement classé comme perversion. Freud s’est largement inspiré des travaux d’Alfred Binet (1857-1911) qui mettait en exergue l’importance de la première expérience investie d’érotisme, qui devient dès lors une référence.
Il faut aussi faire la distinction entre la perversion qui interdit tout autre forme d’expression érotique, et les comportements fétichistes qui stimulent l’excitation mais n’excluent pas les pratiques plus classiques.

Freud a souvent vu de l'homosexualité refoulée dans de nombreux problèmes psychologiques...

 

-Le fétichisme est-il exclusivement masculin ? Pourquoi les hommes sont-ils plus fétichistes que les femmes ?
Selon Freud en effet, le fétichisme serait exclusivement masculin et viendrait compenser l’effroi que suscite la découverte du sexe féminin, il écrit:”« Il n'est probablement épargné à aucun être masculin de ressentir la terreur de la castration lorsqu'il voit l'organe génital féminin. Pour quelles raisons cette impression conduit-elle certains à devenir homosexuels et d'autres à se défendre par la création d'un fétiche, tandis que l'énorme majorité surmonte cet effroi cela, certes, nous ne pouvons pas le dire. » Cette position doit être interprétée dans son contexte car aujourd’hui, les “gender studies” très en vogue dans les milieux intellectuels nord américains apportent un éclairage différent sur le sexe et le genre.

Question de "niveau" de la sexualité
Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que les hommes et les femmes ne se situent pas toujours au même niveau de la sexualité ce qui peut expliquer la différence des comportements et notamment du fétichisme. Tandis que les hommes fonctionnent sur un plan pulsionnel et compulsif de la sexualité, les femmes cherchent davantage la fusion relationnelle. Le niveau pulsionnel reflète un climat hormonal, le niveau compulsif cherche à satisfaire un besoin, c’est la même démarche que dans la masturbation. Beaucoup de gens n’atteignent pas le niveau relationnel de la sexualité, l’acte sexuel entre partenaires n’est qu’une forme de masturbation. Le désir peut être déclenché par une image, un fantasme, mais n’implique pas d’investissement amoureux. Le niveau relationnel de la sexualité met en jeu des sentiments , son mécanisme est plus complexe, et nécessite un climat d’amour et de confiance.

 

Le fétichisme est-il mieux accepté dans la communauté gay qu’hétérosexuelle ?
Tout dépend de quel fétichisme... Tant qu’on reste dans des comportements relativement conformistes, et que les partenaires sont des adultes consentants, le fétichisme ne pose pas de problème. D’une façon très générale, le sexe est à la mode, il faut être sexy et la société établit des critères pour être reconnu comme tel. Tout le monde est concerné. Une communauté représente un ensemble de personnes qui partagent certains traits, tendance, ethnie, appartenance... Les homosexuels ont longtemps été contraints de se cacher, ils ont donc développé une sensibilité particulière pour défendre leur différence. Dans cette perspective, on peut en effet penser que le fétichisme soit plus facilement accepté chez les gays.

Image publicitaire pour la marque Calvin Klein, les références à l'homosexualité y sont explicites, tant par les attitudes des modèles que par les accessoires utilisés.

 

-Pourquoi être homosexuel est-il de nos jours plus facile que d’avouer des
désirs fétichistes?

S’il est en effet plus facile de “sortir du placard” aujourd’hui en France, c’est loin d’être le cas partout dans le monde, dans de nombreux pays les homosexuels n’ont pas le droit de vivre leur sexualité au grand jour. Si d’un côté, le sexe est merchandisé à outrance, de l’autre, l’hypocrisie règne, et il existe une véritable misère sexuelle. Les gens savent très bien que la sexualité dans la vie réelle est toute différente des images que leur servent les médias. Beaucoup se contentent d’une vie sexuelle relativement morne, dans laquelle la créativité n’a pas sa place. Dans un tel contexte, on comprend qu’il puisse être difficile d’exprimer une demande fétichiste. Celui qui ose parler de ses désirs fétichistes doit surmonter la peur d’être rejeté ou de passer pour anormal. Celui qui reçoit la demande craint d’être réduit à l’état d’objet et de ne plus être aimé pour lui même, mais juste de servir de prétexte à des jeux pour lesquels il ne partage pas l’intérêt de l’autre.

Le secret de Brokeback Mountain, film réalisé par Ang Lee, sorti en Janvier 2006, met en scène deux homosexuels contraints à dissimuler douloureusement leur passion dans un environnement psycho social plein de bonnes intentions...

-On dit que le fétichisme de l’uniforme est né dans des milieux très homophobes? Le fétichisme de l’uniforme serait-il lié à un fantasme sado-masochiste ?

C'est une idée très largement répandue en effet qui provient sans doute de la chasse impitoyable à laquelle se livraient les armées britanniques et américaines pour "débusquer" les homosexuels. Il est en effet connu de longue date, que les comportements homosexuels sont courants entre gens contraints à vivre entre individus du même sexe, comme c'est le cas dans l'armée, les pensionnats, les monastères...

Carte postale représentant un bal à bord d'un navire de guerre


Les uniformes exercent une fascination érotique intense sur certaines personnes, hommes ou femmes. L’uniforme représente le pouvoir, la force, la prestance quand il s’agit du costume d’un militaire, d’un policier, d’un pompier, voire d’un ecclésiastique. C’est en ce sens qu’il peut susciter un puissant stimulant du désir sexuel. Mais l’uniforme ou la tenue professionnelle permet aussi de jouer des rôles: infirmière, médecin, mais aussi serveuse ou écolière. Vêtu de l’uniforme, le fétichiste peut alors s’autoriser des comportements qu’il s’interdit dans la vie réelle...
Il y a autant de fétichismes que d’uniformes. Si pendant longtemps, les homosexuels ont été moqués comme des hommes efféminés, cela n’a pas été le cas à toutes les époques. Les corps musclés, les uniformes, la virilité exacerbée n’appartient pas nécessairement à des milieux homophobes, tout au contraire.
Le fétichisme de l’uniforme peut entrer dans des fantasmes de domination et de soumission, ou de sadomasochisme, il offre alors un moyen de transgression des règles sociales habituelles sur un mode érotique.

 

-Quelle est la différence entre fétichisme et sadomasochisme ?
Dans le fétichisme, c’est un objet ou une partie du corps qui suscite l’excitation sexuelle. Dans le sadomasochisme ce sont des sensations :comme la douleur, la contrainte, l’immobilisation, la privation sensorielle qui conduisent à l’excitation sexuelle. Il y a certainement une part de fétichisme dans le sadomasochisme, liée aux accessoires utilisés et au décorum, tandis que dans le fétichisme, il peut y avoir une part de soumission à un partenaire idéalisé, déifié rendu accessible par le fétiche.

Maintenant, il est un peu simpliste d'associer sadisme et masochisme. Si on revient aux origines, c'est à dire aux personnages, DAF de Sade a vécu la plus grande partie de sa vie en prison, et était considéré comme un criminel. Au XXème siècle, il a été redécouvert et les milieux intellectuels lui ont attribué une réputation de révolutionnaire des idées, de grand maître de la contestation philosophique... Sacher Masoch qui a donné son nom au masochisme était pour sa part un homme parfaitement intégré socialement, marié, père de famille, exerçant un métier. Il a vécu ses particularités érotiques sans que cela fasse scandale.

 

Les objets du fétichisme sont ils toujours associé à la femme, son corps, ses parures? Une version masculine existe t-elle?
Bien entendu, par exemple, le fétichisme de l’uniforme militaire renvoie davantage au corps masculin. N’importe quelle partie du corps ou accessoire peut devenir un fétiche. Le sociologue Francisco Alberoni dans son livre “Le choc amoureux” rapporte que certaines femmes éprouvent du désir sexuel quand elles repassent le linge de leur compagnon...
Il est assez caractéristique de voir qu’aujourd’hui de nombreuses femmes choisissent d’offrir à leur “chéri” des sous-vêtements sexy...

-Comment expliquez vous qu'on puisse avoir du plaisir dans la douleur ?
Certaines personnes ont besoin de ressentir une sensation forte pour être stimulées sexuellement, tout est une question de seuil. La flagellation est connue depuis la plus lointaine Antiquité comme un puissant stimulant de l’ardeur sexuelle, ce traitement a fait partie du menu des bordels pendant des siècles... Mais c’est une question de seuil personnel. Ce qui est voluptueux pour certains est insupportable pour d’autres. Par ailleurs, il y a un défi à surmonter la douleur, et cela renvoie une image de puissance personnel, de courage...

Le corps ainsi livré à la convoitise du partenaire devient un jouet entre ses mains, les voies de la volupté sont variées et parfois insolites

-Quelles peuvent être les origines du fétichisme?
Les origines du fétichisme s’enracinent dans l’histoire personnelle, dans des expériences affectives. La plupart des enfants privilégient un objet fétiche dont le contact les rassure, mais ils ne deviennent pas fétichistes pour autant. C’est davantage lors des premiers émois érotiques que se construit un contexte mental dans lequel certains objets deviennent des fétiches. Tout objet qui a été en contact avec l’être aimé et désiré, ou qui le symbolise parce qu’ils évoquent le désir est un fétiche en puissance. Le fétiche joue un rôle d’ancrage, il ramène à une sensation, à une excitation érotique, et si la personne tend à se replier sur cette expérience, le fétichisme se développe et prend plus ou moins d’importance. Les déterminismes culturels jouent aussi un rôle important, ce qui semble érotique pour certains en laisse d’autres parfaitement indifférents.

-Existe t-il des programmes de soins pour guérirdu fétichisme ?
En cherchant bien, on doit pouvoir en trouver. Il existe par exemple des associations qui prétendent venir à bout de ce qu’on nomme des “addictions au sexe”. Les êtres humains se caractérisent par leur adaptabilité, et leur aptitude à apprendre. Si on admet que le fétichisme est une tendance qui s’acquiert et s’entretient, il est possible aussi de s’en libérer...



-Faut-il soigner le fétichisme en général ou bien seulement certaines formes? Comment savoir s'il faut traiter le fétichisme? Est-ce une question de seuil?


Le fétichisme ne pose de problème que si la personne ne peut s’en passer pour vivre sa sexualité. Ce sont généralement des difficultés relationnelles qui amènent les gens à vouloir se libérer de leur fétichisme. Dès cet instant, le fétichisme sera interprété comme un symptôme, tandis que jusqu’alors il a été un comportement, un goût, une tendance. La sexologie ne guérit pas de sa personnalité, mais peut aider à mieux s’accepter et accéder à des relations équilibrées. Le regard des autres, la peur de l’exclusion sont généralement plus redoutables que le fétichisme...

Que pensez-vous de la récupération commerciale du fétichisme?
Je ne suis pas sociologue, je constate simplement que la récupération marchande banalise le sexe en le traitant comme un produit de consommation. Cela ne date pas d'hier, la publicité de masse, dès ses débuts a associé le corps des femmes à des objets souvent d'ailleurs destinés aux hommes. Les automobiles par exemple, deviennent tout de suite plus attrayantes présentées par des femmes conformes aux critères "sexy" en vogue...

Le gros avantage marchand du fétichisme c’est de faire rêver. Nous vivons dans un monde qui, contrairement à ce que l’on croit, ne facilite pas les relations, et encore moins les rencontres amoureuses. Le fétiche joue alors le rôle d’un objet de substitution... Tôt ou tard, il faudra pourtant se confronter au réel.