Le sexe de l’homme se compose de la verge et des
bourses qui contiennent les deux testicules:
- La verge
Elle a deux usages : au repos, elle contribue à la miction et
en érection aux rapports sexuels, que ceux-ci aient une finalité
procréatrice ou bien ludique.
Si on peut l’appeler aussi pénis, le langage populaire
toujours très imagé lui a donné de très
nombreux noms : queue, braquemard, kekette, biroute, et de nombreux
autres « noms d’oiseau »…… !!
Elle est fixée aux os du pubis par l’intermédiaire
des corps érectiles et plus particulièrement par les deux
corps caverneux. La verge est recouverte en partie de poils qui deviennent
plus denses au fur et à mesure que l’on se rapproche de
sa racine ; cette pilosité, variable selon chacun, se prolonge
au niveau des bourses et du pubis. La répartition des poils de
ce dernier est particulière à l’homme : elle est
triangulaire, pointe en haut.

La taille et le volume de la verge se modifient lors
des érections.
Selon certaines données statistiques, au repos la longueur varierait
de 7,25 cm à 11,5 cm pour une circonférence de 7,5 cm
à 10,5 cm alors qu’ en érection une longueur irait
de 12 à 21 cm et la circonférence allant de 8,5 cm à
12 cm. S’il est inutile de préciser qu’il n’y
a pas de corrélation entre la longueur du nez et celle de la
verge, il faut savoir que pour un même individu, la taille de
la verge est toujours la même en érection, ce qui n’est
pas le cas au repos, où toute situation de stress qu’elle
soit physique comme le froid ou psychique comme la peur va en réduire
la taille.
Il arrive souvent que des hommes jeunes viennent consulter pour un sexe
de « petite taille ». Ils ont acquis cette croyance se comparant
à leurs camarades dans les vestiaires ou dans les douches. La
croyance en cette petite taille provoque un stress qui va, de fait,
en réduire la taille et le volume !

La forme et la pigmentation de la verge (coloration
plus ou moins brune) varient selon chaque individu et sont la plupart
du temps normales, exceptées lorsque ces modifications sont récentes.
De manière naturelle, les méditerranéens de race
blanche ont une pigmentation plus foncée des organes génitaux
; de plus, cette pigmentation n’est pas totalement homogène
sur toutes les parties de la verge et du sexe en général.
La forme de la verge peut présenter une courbure qui est parfaitement
normale lorsqu’elle reste harmonieuse et modérée.
Cependant, certaines maladies ou malformations congénitales peuvent
provoquer une courbure ou plutôt une coudure plus importante et
gênant les rapports.

La verge est recouverte d’une peau relativement
fine, parcourue par de nombreuses veines superficielles dont
certaines sont bien visibles surtout en érection. Cette peau
se prolonge vers l’extrémité de la verge, le gland,
possédant une consistance différente du reste de la verge.
Cette partie de peau qui recouvre le gland se nomme le prépuce.
Le prépuce est retenu à la partie
inférieure du gland par un filet que l’on nomme le frein.
Si en général le gland est recouvert par le prépuce
au repos, il l’est beaucoup moins, voire plus du tout en érection.
Il existe parfois une brièveté du frein empêchant
de décalotter complètement. La rupture du frein peut survenir
lorsque celui est trop court et que la partenaire est un peu trop serrée
ou peu lubrifiée ; cette rupture est parfois partielle ce qui
va rendre les rapports sexuels douloureux du fait de micro-coupures
du frein ou complète et impressionnante car il existe au niveau
du frein une petite artère et non une veine qui va se rompre.
Le saignement peut sembler important. Ce n’est pas très
grave : il faut comprimer avec son doigt, passer sa verge sous l’eau
froide pour provoquer une détumescence (perte d’érection)
et aller voir son médecin.
D’autre part il arrive que l’anneau réalisé
par l’extrémité du prépuce soit trop petit
interdisant de décalotter, soit en permanence soit en érection
: c’est un phimosis, plus ou moins serré. Il faut, dans
ce cas réaliser une petite intervention bénigne qui consiste
soit à enlever le prépuce, c’est la circoncision
qui n’est plus pratiquée la plupart du temps, soit à
élargir celui-ci.
La circoncision est pratiquée encore à
l’heure actuelle de manière rituelle par les juifs et les
musulmans et ce, sans aucune raison médicale, mais uniquement
religieuse. Pendant longtemps celle-ci a été pratiquée
aussi de manière systématique par les Nord-Américains
pour des « raisons » d’hygiène, chose qui n’a
jamais été scientifiquement prouvée ! Cette pratique
aurait tendance à disparaître actuellement.
Il est important que l’homme apprenne très tôt à
décalotter afin d’une part d’éviter la constitution
d’adhérences (c’est la peau du prépuce qui
se colle à la « peau » du gland) et d’autre
part pour permettre d’éliminer le smegma (c’est une
substance blanchâtre qui de développe naturellement au
niveau de la couronne du gland dans le sillon balano-préputial)
; celui-ci , s’il n’est pas enlevé, fermente donnant
une odeur nauséabonde et peut être aussi source d’inflammation,
voire d’infection.
L’extrémité du gland se termine par le méat
urétral d’où s’écoule l’urine
lors de la miction et d’où jaillit le sperme lors de l’éjaculation.
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Il
faut savoir, car source fréquente d’inquiétude,
qu’il existe chez certains hommes, autour de la couronne
du gland de minuscules petits boutons blancs, gros comme des têtes
d’épingle : c’est la couronne perlée
du gland ; elle est physiologique et persistera toute la vie.
Il ne faut donc surtout pas chercher à les enlever . C’est
la même chose pour les grains de Fordyce : ce sont des papules
jaunâtres comme de petits grains de semoule de blé
visibles sous la peau de la verge et même des bourses. Ce
sont de petits amas de sébum. |

anatomie
interne de la verge
Patrice CUDICIO