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Dans un article précédent, nous avions évoqué le caractère pluriel de l’orgasme féminin, en effet, il semble que la femme puisse avoir plusieurs types d’orgasme du moins en ce qui concerne la zone sexuelle le déclenchant: orgasme clitoridien, orgasme vaginal superficiel (il s’agit d’un orgasme clitoridien survenant lors de la pénétration) et un orgasme vaginal profond. Une vision idéologique du plaisir féminin Il est intéressant de constater que la médecine sexuelle très influencée par des concepts nord-américains conteste cet orgasme vaginal bien que de nombreuses femmes sont tout à fait capable de le décrire et de le différencier du clitoridien. Pour un certain nombre d’auteurs dont de nombreux français l’orgasme vaginal ne serait qu’un orgasme clitoridien provoqué par la stimulation des branches internes du clitoris lors de la pénétration. Si cet orgasme vaginal que je qualifierai de superficiel afin de le distinguer du profond peut exister, et être évoqué par certaines femmes, il est décrit comme comparable en ce qui concerne sa perception à un orgasme clitoridien par stimulation externe et non comme un orgasme vaginal profond. Il est néanmoins plus investi sur le plan émotionnel et est souvent assimilé à un véritable orgasme vaginal car pouvant survenir lors de la pénétration. Rechercher uniquement une explication locale anatomique ou physiologique pour justifier tel ou tel orgasme réduit l’être humain à un animal de laboratoire. Ainsi de constater par échographie (2) qu’il existe des modifications vasculaires génitales chez la femme lors de la pénétration n’est en rien une découverte mais un simple constat et n’apporte rien à la compréhension du plaisir et de l’orgasme qui est avant tout d’ordre psychique ou mental. L’orgasme féminin n’est pas univoque: la femme possède plusieurs instruments pour y parvenir. C’est l’importance qui leur sera accordé consciemment ou inconsciemment, au cours de l’enfance et de l’adolescence, qui le déterminera et le rendra possible. Si l’orgasme est comparable à une crise comitiale (épilepsie de type particulier) le nombre de neurones concernés par la décharge orgastique en déterminera l’intensité et la diffusion. Il est évident que cela puisse être très dérangeant quand on sait que la durée moyenne «normale» du rapport est pour 50 % des homme de l’ordre de 5 à 6 mn, et que l’éjaculation prématurée qui touche 20% est définie comme étant égale ou inférieure à 1mn. Refuser son existence relève plus de l’idéologie que d’une démarche scientifique; cela ne veut pas dire pour autant que c’est le seul et qu’il ait valeur de référence. Dr Patrice CUDICIO 1): Stuart Brody, PhD, and Ptr Weiss PhD. Vaginal Orgasm is associated with vaginal (not clitoral) sex education, focusing mental attention on vaginal sensations, intercourse duration and a preference for a longer penis. J Sex Med 2010; 7: 2774-2781. 2): Odile Buisson,MD Pierre Foldes, MD, Emmanuelle Jannini, MD, and Sylvain Mimoun MD. Coitus as rvealed by ultrasound in one volunteer couple. J Sex Med 2010; 2750-2754
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