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Apprenez
à connaître et à aimer votre corps
Isabelle : J’ai 21 ans et je vis avec mon
ami qui en a 23. Nous nous aimons, mais nous sommes très malheureux
car je suis incapable de répondre à ses attentes sur le
plan sexuel. J’ai toujours eu très peur de faire l’amour,
j’ai peur d’avoir mal lors de la pénétration.
J’aime qu’il me caresse et m’embrasse, mais je n’ai
jamais envie de faire l’amour et je ne ressens pas de plaisir. Pourtant,
mon ami est vraiment très gentil et très doux. Cela m’angoisse
terriblement car je ne veux pas le perdre et j’ai peur qu’il
perde patience. Et en plus j’ai l’impression de ne pas être
comme les autres filles de mon âge.
Beaucoup de jeunes femmes éprouvent une sorte de peur panique au
moment de la pénétration. Inconsciemment, elles ressentent
cela comme une blessure. Pour commencer, vous devriez apprendre à
connaître votre propre anatomie et votre physiologie sexuelle.Il
vous faut explorer par la vue et le toucher votre région génitale,
d’abord à l’extérieur, puis à l’intérieur.
N’hésitez pas à toucher votre clitoris afin de découvrir
que vous pouvez éprouver du plaisir en le stimulant, c’est
un bon prélude à une sexualité partagée. De
très nombreuses jeunes femmes ont des idées toutes faites
très dévalorisantes à propos de leur sexe et même
de leur corps en entier. Toutes ces idées préconçues
viennent de l’enfance et de l’adolescence. Il faut commencer
à faire connaissance avec votre corps, chaque fois que vous vous
dites « ne fais pas ça » ou « c’est sale
», posez-vous la question « pourquoi ? ». Vous verrez
que ces interdits n’ont aucune raison d’être et qu’ils
sont responsables de vos inhibitions.
Cette connaissance de votre corps diminuera votre anxiété
et vous ne ferez plus « le hérisson », ce qui vous
permettra d’être plus détendue, donc plus réceptive
et plus sensible.
La secrétion d’adrénaline, hormone de la vigilance
et du stress fabrique une sorte d’armure ou de carapace qui, si
elle protège, rend aussi totalement insensible.
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MST ou pas : le cas
des mycoplasmes
Régine
et Paul : Mon mari et moi avons un gros problème.
J’ai eu un prélèvement vaginal qui a révélé
la présence de mycoplasmes. Peut-on en attraper autrement que par
contact sexuel ? Parce que, non mon mari ni moi n’avons eu de rapports
avec d’autres. Mais là, des doutes s’installent et
ça devient très pénible.
Cette infection n’est pas nécessairement d’origine
sexuelle. Il existe en effet différents types de mycoplasmes dont
la porte d’entrée n’est habituellement pas génitale.
Vous devez savoir que l’Ureaplasma urealyticum, mycoplasme qui habite
généralement dans les voies génitales masculines
et féminines, est un germe vivant naturellement chez l’homme
sans provoquer d’infection.
Un déséquilibre de la flore vaginale à la suite par
exemple d’une traitement antibiotique ou d’une modification
du climat hormonal féminin peuvent provoquer une augmentation du
nombre de ces germes qui deviennent alors infectieux. Vous pouvez donc
être parfaitement rassurée pour votre couple 
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MST ou pas? Des boutons
sur le gland
Guillaume:
J’ai 16 ans et, depuis le début de ma puberté, j’ai
sur la verge, à la base du gland plein de petits boutons blancs.
Est-ce qu’il s’agit d’une MST (maladie sexuellement
transmissible) ? Que faut-il faire ?
Ces petits « boutons » blancs sont très fréquents,
et tout à fait normaux, cela n’a rien à voir avec
une MST ; on leur donne le nom de « couronne perlée du gland
». Surtout ne cherchez pas à les enlever, vous risqueriez
de vous irriter et de favoriser ainsi une infection du gland ou balanite.
Vous avez raison de pratiquer une toilette quotidienne de votre sexe en
le décalottant afin d’éviter la présence de
smegma au niveau du sillon et du gland : cette substance blanchâtre
peut être à l’origine d’irritations du gland
quand l’hygiène est insuffisante 
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Peut-on avoir des rapports satisfaisants
même après une longue période d'abstinence?
Bernard
: J’ai 67 ans et depuis dix ans, je n’ai
eu aucune relation sexuelle. Mon érection est normale, mais elle
faiblit au moment de la pénétration, et mon éjaculation
survient alors trop rapidement. Y a-t-il un traitement? J’ai eu
un infarctus et je prends déjà un traitement pour le cœur,
est-ce compatible?
Vos troubles de l’érection sont fréquents et peuvent
avoir plusieurs causes. Le fait de ne pas avoir eu de relations sexuelles
pendant dix ans joue certainement un rôle. Pour conserver une vie
sexuelle satisfaisante, il faut « entretenir » sa forme, et,
cette remise en route n’est sans doute pas facile. La fonction crée
l’organe. Mais, il n’y a pas de raison de se décourager.
Les troubles dont vous souffrez ont probablement une origine vasculaire
en rapport avec vos problèmes cardiaques. L’athérosclérose,
une maladie des vaisseaux, les rend moins souples et a surtout tendance
à les obturer, ce qui est souvent responsable de l’infarctus,
de l’artérite, ou de problèmes d’érection.
L’homme qui se sait avoir une mauvaise érection essaie de
la maintenir en essayant d’augmenter son excitation, tout en ayant
peur de ne pas y arriver ; cette augmentation de l’excitation et
du stress a pour effet secondaire de favoriser la survenue rapide de l’éjaculation.
La première chose à faire est donc de traiter la dysérection
en améliorant la circulation sanguine de la verge et nous disposons
à l’heure actuelle d’un certain nombre de médicaments
efficaces ; une consultation médicale est nécessaire afin
de vous prescrire le médicament qui vous sera le mieux adapté.
Quant à l’éjaculation trop rapide, il sera plus facile
de s’en occuper par la suite 
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Ejaculation impossible au cours du rapport
Elodie
et Matthieu: Mon ami a 22 ans et moi 24, nous vivons
ensemble depuis deux ans et nous voulons avoir un enfant. Malheureusement,
lorsque nous devons avoir des rapports, il est obligé de se masturber
pour pouvoir éjaculer ? Est-ce que ce problème est en rapport
avec l’énurésie dont il souffrait quand il était
petit ?
Votre ami présente ce qu’on appelle en sexologie une anéjaculation
circonstancielle. Il serait intéressant de savoir s’il parvient
à éjaculer quand vous le stimulez. Ce problème est
d’origine psychologique. S’il s’agissait d’une
cause physique, l’éjaculation ne serait pas du tout possible.
L’énurésie dont vous parlez n’est pas directement
impliquée dans ce problème. La difficulté de votre
ami, c’est qu’il n’arrive pas à se « laisser
aller ». Avant d’entreprendre une thérapie, il faudrait
qu’il apprenne à se relaxer complètement, et quand
vous avez des rapports, il pourrait être tout à fait passif.
Cela ne marchera sans doute pas dès la première fois, c’est
pourquoi il est important qu’il ne cherche pas à éjaculer.
Il faut savoir que la sexualité qui dépend essentiellement
du système nerveux involontaire fonctionne très mal si on
cherche à agir sur elle volontairement. Il faut donc trouver un
biais et c’est l’excitation qui le représente. Cette
excitation peut venir de lui ou de vous et elle est mentale ou mécanique
ou bien les deux.
L’excitation mentale : en utilisant des fantasmes ou des histoires
coquines est certainement la plus efficace. Il ne faut jamais oublier
que notre organe sexuel essentiel, n’est pas notre sexe, mais notre
cerveau. L’amour c’est un peu comme de la musique : s’il
faut connaître son instrument et avoir appris à en jouer,
il est essentiellement produit par notre esprit 
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Quand
l’amour fait mal
Elodie : J’ai 22 ans et je souffre beaucoup lorsque je fais l’amour.
À la pénétration, je ressens une douleur forte qui
la rend impossible. Mon gynécologue m’a prescrit des comprimés,
des lubrifiants. Rien n’y fait et mon ami s’impatiente. J’ai
peur qu’il me quitte, que puis-je faire ?
Vous souffrez de ce qu’on appelle un « vaginisme »,
les muscles qui entourent le vagin (muscles releveurs de l’anus
et constricteurs de la vulve) sont contractés et rendent la pénétration
impossible ou très douloureuse. Le vaginisme est responsable de
90 % des mariages ou unions non consommés. C’est parce que
votre vagin n’est pas intégré à votre schéma
corporel que ce trouble se produit, tout se passe comme si, psychologiquement,
vous n’aviez pas de vagin bien que physiquement, il existe et soit
tout à fait normal. Pour commencer, il faut absolument cesser les
rapports sexuels, ceux-ci sont trop porteurs d’angoisse et de frustration,
pour vous comme pour votre ami. Vous devez apprendre à connaître
votre sexe, le regarder à l’aide d’un miroir, l’explorer
avec un doigt, puis deux en utilisant du lubrifiant. L’hypnose peut
avoir une action rapide et très efficace pour ce problème,
et généralement, en moins de trois mois, la difficulté
est résolue. Sachez aussi qu’il est possible, que le jour,
où vous aurez résolu votre problème que votre ami
ait quelques défaillances. Rassurez-vous, dues à une angoisse
de réussite, elles ne sont que passagères 
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Suis-je
frigide ?
Odile : J’ai 40 ans et j’ai été mariée
pendant 18 ans sans avoir jamais connu le plaisir. Je suis maintenant
veuve depuis deux ans et j’ai rencontré un homme avec lequel
je voudrais refaire ma vie. Mais je suis très inquiète car
s’il savait que je suis frigide, ce serait la rupture. Je ne sais
pas quoi faire et cela ma gêne d’en parler à mon médecin.
Ce qu’on appelle la « frigidité » c’est
l’absence de désir (anaphrodisie) et de plaisir. Il ne faut
pas confondre cependant le plaisir et l’orgasme, beaucoup de femmes
éprouvent un grand plaisir à faire l’amour, sans nécessairement
atteindre l’orgasme. Il y a deux sortes d’orgasmes, le clitoridien
que 60 % des femmes connaissent, c’est le plus facile à atteindre,
tandis que le second type d’orgasme, vaginal, est moins fréquent
et plus difficile à découvrir. Il ne faut pas chercher à
simuler mais parler sincèrement à votre ami. Si vous êtes
à l’aise avec lui, vous devez lui parler de votre vie sexuelle
antérieure et de vos doutes actuels. Vous allez devoir «
réapprendre » votre corps, et découvrir le plaisir
dans votre nouvelle relation. Le désir est quelque chose de complexe
; un prochain numéro de sexologie-magazine y sera consacré
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Atteindre
l’orgasme vaginal
Nadia 25 ans : Lorsque je fais l’amour, je n’arrive pas à
atteindre l’orgasme profond, pourtant mon ami est très amoureux,
il prend tout son temps. Je n’arrête pas d’y penser
et je me sens nulle. Que faire ?
La connaissance de soi, aussi bien sur le plan anatomique que physiologique
est la première étape vers l’orgasme profond. Vous
pourrez utiliser toutes les ressources de plaisir de votre corps lorsque
vous en aurez une représentation mentale efficace. C’est
un peu comme s’il y avait un mode d’emploi de ce corps, il
faut le déchiffrer, le comprendre : à quoi peut bien servir
le vagin ? Cette question fait resurgir les croyances et les cognitions
venues de l’enfance, de l’adolescence, et des premières
expériences sexuelles. Certaines femmes n’ont de leur vagin
que la représentation d’un organe reproducteur, ce qui est
faux car les organes reproducteurs féminins sont essentiellement
l’utérus et les ovaires. Le vagin est un organe de communication
sexuelle, et on peut donc apprendre à s’en servir pour éprouver
du plaisir. Beaucoup de femmes vivent encore les rapports sexuels de façon
passive et croient que la pénétration et les mouvements
de va et vient doivent suffire pour les conduire au septième ciel
! Pourtant, vous pouvez investir un projet de plaisir personnel avec votre
vagin. Essayez d’analyser ce que vous faites avec votre bouche quand
vous embrassez passionnément votre ami, comparez ce que vous faites
avec votre vagin pendant l’amour…Prenez son sexe avec le vôtre
comme vous prenez sa main avec la vôtre et imaginez qu’un
courant puisse lui transmettre vos pensées les plus tendres, les
plus amoureuses, les plus secrètes 
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La masturbation
peut-elle nuire à la prostate ?
Denis : Arrivés à la quarantaine, mon épouse et moi
n’avons plus beaucoup de rapports sexuels, elle n’arrive jamais
à atteindre l’orgasme. Pourtant, j’ai une bonne érection
et je suis capable de la faire durer très longtemps ! Je suis donc
obligé de me masturber une à deux fois par semaine, pour
apaiser mes fantasmes. Cela peut-il nuire à la prostate ?
Tout d’abord, l’orgasme féminin ne dépend pas
uniquement de la durée du rapport, bien que cela fasse partie des
conditions nécessaires. Le plaisir sexuel, cela se passe beaucoup
« dans la tête », d’ailleurs, vous vous en rendez
bien compte puisque vous utilisez des fantasmes lors de vos masturbations.
N’oubliez pas cependant que les fantasmes féminins sont souvent
très différents des fantasmes masculins. Par ailleurs, pour
compenser une sexualité insatisfaisante, il peut être utile
de se masturber, le faire une à deux fois par semaine n’a
rien de pathologique. Enfin, soyez rassuré, la masturbation n’a
aucune incidence sur la prostate ; au contraire, certaines études
récentes, ont montré qu’il y avait moins de cancer
prostatique chez les hommes qui avaient une éjaculation régulière
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Ne cherchez
pas l’orgasme à tout prix
Jocelyne : J’ai 50 ans, je suis restée seule pendant cinq
ans sans avoir eu de rapports sexuels. Il y a un an, j’ai rencontré
un homme de mon âge avec qui je m’entends très bien,
mais hélas, je souffre d’un manque d’appétit
sexuel. En fait, je l’aime et j’ai envie de faire l’amour
avec lui, mais je n’arrive pas à l’orgasme…N’est-ce
pas un peu ridicule à mon âge que de vouloir du plaisir sexuel
?
Il n’y a pas d’âge pour découvrir un plaisir
qui participe à l’équilibre et à la santé,
autant sur le plan physique que psychologique. Cependant, chercher à
tout prix à atteindre l’orgasme, c’est souvent le meilleur
moyen de ne pas y arriver du tout. C’est un peu comme l’insomnie,
plus on cherche à dormir et moins on y arrive. Par ailleurs, il
ne faut pas oublier l’influence de la ménopause sur la sexualité
; un traitement hormonal substitutif peut être utile, voire nécessaire.
Enfin une bonne entente et une communication sincère avec votre
ami vous aideront à vous épanouir.
Nous consacrerons prochainement tout un dossier sur le plaisir féminin
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Je simule
le plaisir
Amandine : J’ai 20 ans, et non seulement je n’ai jamais éprouvé
de plaisir mais en plus je souffre à la pénétration,
même juste avec un doigt. J’en suis arrivée à
simuler, à mentir car je ne peux pas l’avouer à mon
ami, qui est très gentil et fait tout ce qu’il peut…
Comment sortir de cette impasse ?
Vous souffrez d’un vaginisme, c’est
une contraction involontaire des muscles qui entourent votre vagin. Cette
contraction est due à des mécanismes inconscients, et la
peur de la pénétration s’y rajoute en raison de la
douleur. Au niveau inconscient les choses se passent « comme si
» vous n’aviez pas de vagin, il n’est pas ou peu représenté
dans votre schéma corporel. Votre organisme se « défend
» alors contre toute intrusion et son signal est la douleur que
vous ressentez.
Votre difficulté peut être résolue en quelques semaines
par une hypnothérapie, ensuite, la recherche du plaisir et l’accès
à l’orgasme seront possibles.
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Que se
passe-t-il quand on a un orgasme ?
Laure : J’ai 28 ans, je voudrais savoir ce qu’il se passe
au niveau du corps quand on atteint l’orgasme?
L’orgasme est une expérience personnelle qui se caractérise
par une montée du plaisir, une phase de paroxysme, voire d’extase,
suivie d’une période de résolution, de détente.
C’est une expérience psychique qui se manifeste au niveau
physique : imaginez une sphère, une sorte de bulle, qui occupe
une partie de votre corps et dont le centre est votre sexe ( la verge
ou le clitoris). Pendant que vous faites l’amour vous accumulez
de l’énergie dans cette sphère et, au bout de quelque
temps, les « parois » de la « sphère »
seront tellement tendues qu’elles ne « résisteront
» plus, ce sera l’explosion orgasmique.
Chez l’homme l’orgasme se manifeste généralement
par l’éjaculation, elle est provoquée par des contractions
réflexes de l’urètre et des muscles du périnée.
Toutefois, l’éjaculation n’est pas pour autant synonyme
d’orgasme, qui reste une expérience psychique. Il n’est
pas nécessaire d’éjaculer pour jouir. Certains hommes
comme certaines femmes parviennent à maintenir leur plaisir pendant
de longues minutes.
Chez la femme, l’orgasme se manifeste aussi par une suite de contractions
involontaires des muscles du périnée. D’abord très
puissantes, elles diminuent ensuite progressivement d’intensité.
Parfois même, la femme « éjacule » sans pour
autant que sa jouissance dépende de la quantité ou de l’absence
de liquide secrété par ses glandes situées autour
de l’urètre. Chez la femme, l’orgasme ne se limite
pas à la sphère génitale, le corps entier peut être
secoué de spasmes, de tremblements, de cris ou de larmes…Il
existe, chez la femme, des orgasmes à point de départ clitoridien,
les plus fréquents et les plus faciles à obtenir et des
orgasmes à point de départ vaginal, plus complexes à
obtenir.
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Le plaisir
et l’orgasme
Sebastien : j’ai 22 ans et j’ai une amie depuis deux ans,
elle me dit qu’elle éprouve beaucoup de plaisir quand on
fait l’amour, mais comment savoir si elle atteint l’orgasme
?
A moins de placer des électrodes au niveau de certaines parties
de cerveau, on ne peut jamais être certain de l’orgasme de
sa partenaire ; il s’agit d’une expérience subjective.
Maintenant, certaines manifestations corporelles et attitudes de votre
partenaire peuvent vous donner quelques indications sur sa satisfaction
et son plaisir.
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Le point G
Vanessa : j’ai 28 ans, je vis avec mon ami et nous nous aimons.
Nous avons beaucoup de plaisir à faire l’amour et j’arrive
facilement à l’orgasme quand il me caresse. Mais, je n’arrive
pas à savoir où est mon point G, et je voudrais savoir si
c’est indispensable de le stimuler pour avoir des orgasmes profonds.
S’il existe dans la paroi intérieure du vagin près
de l’urètre une zone richement vascularisée, particulièrement
sensible qui « gonfle » et devient turgescente au moment de
l’excitation, elle ne peut pas se résumer à un «
point G » mais plutôt à une zone. Le « G »
correspond au nom de son « inventeur » le Dr Graffenberg.
En fait, il semblerait que le plaisir vaginal naisse au niveau de l’urètre
comme chez l’homme ; mais tout le vagin peut être excité
et devenir une source de jouissance, bien qu’il ne possède
pas une innervation aussi riche que celle du clitoris ou de la zone en
question. Le plaisir vaginal dépend de la façon dont la
femme a réussi ou non à habiter son vagin et si elle a su
y déposer des représentations positives, disons ses émotions.
La stimulation du clitoris par la masturbation ou par le partenaire provoque
chez 6 femmes sur 10 un orgasme tout à fait satisfaisant.
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Éjaculation
prématurée, une question de sensibilité
Jacques
: J’ai 35 ans, et j’ai un problème d’éjaculation
prématurée, il m’arrive même d’éjaculer
avant qu’il y ait eu un rapport. Quand je me masturbe, cela va très
vite, mais je n’ai pas ce problème. Ma compagne et moi, nous
voulons que notre sexualité soit plus satisfaisante, et je suis
prêt à suivre une thérapie en ce sens. J’ai
toujours eu ce problème, je ne me souviens pas d’avoir vraiment
réussi à prendre mon temps. D’ailleurs, dans la vie,
je suis stressé presque en permanence et je « speed »
du matin au soir.
Dans la culture orientale, on apprend que le plaisir est lié à
l’attente du plaisir et que l’aptitude à rester maître
de ses tensions sexuelles est la voie qui conduit à l’extase.
Par contre, dans la culture occidentale, il en va tout autrement, ce qui
a encore été renforcé par Freud et certains de ses
disciples pour lesquels la rétention (retenir ses tensions sexuelles
et autres) est une source de traumatisme physique ou psychique.
Bien sûr, votre stress , votre style « speed », et votre
éjaculation prématurée sont différents aspects
d’une attitude face à la vie… Il existe des moyens
qui vont vous aider à changer, déjà, quelques connaissances
pour mieux comprendre nos perceptions:
Très schématiquement, on distingue deux aspects de notre
sensibilité :
- La sensibilité extéroceptive qui nous permet de ressentir
des choses extérieures à notre corps.
- La sensibilité proprioceptive qui nous permet de ressentir notre
corps à travers ses contacts avec l’extérieur.
Quand vous vous masturbez, vous sentez davantage votre sexe avec votre
main, plutôt que l’inverse. Vous continuez à faire
la même chose quand vous avez un rapport sexuel ; en fait vous continuez
à vous masturbez : vous avez simplement remplacer votre main par
le sexe de votre partenaire.
Essayez de caresser le sexe de votre compagne avec votre propre sexe.
Quand vous parviendrez à cette perception, vous ressentirez moins
votre sexe et l’utiliserez plus efficacement au grand plaisir de
votre partenaire, et vous aurez accompli la plus grande partie du chemin
vers la maîtrise de votre excitation.
Une approche comme l’hypnose peut vous apprendre à vous relaxer,
à modifier vos représentations de l’acte et vous apporter
un soutien très efficace.
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Limite
d’âge, andropause : mythe ou réalité ?
Paul : J’ai 72 ans, et, depuis quelques années, je me sens
diminué dans ma virilité, mes érections ne sont plus
aussi fréquentes. Je sais bien que je n’ai plus vingt ans,
mais j’ai peut-être atteint la limite d’âge.Je
voudrais savoir si je dois faire le deuil de ma vie sexuelle, et si continuer
d’avoir des rapports sexuels n’est pas dangereux pour ma santé?
Une chose est sûre, c’est que, chez l’homme, il n’y
a pas un âge particulier où la sexualité s’interrompt.
Chez la femme, la ménopause peut avoir pour conséquence
une baisse voire un désintérêt pour l’activité
sexuelle, c’est dû à l’arrêt de la production
de certaines hormones. Ce n’est pas du tout le cas chez l’homme,
qui, tout au long de sa vie fabrique des hormones mâles. Il arrive
cependant qu’un taux de testostérone faible soit responsable
de troubles sexuels, dans votre cas, il faudrait effectuer un dosage de
testostérone biodisponible.
On oublie aussi trop souvent que certains médicaments, indispensables
par ailleurs, ont des effets néfastes sur l’activité
sexuelle, votre médecin traitant pourra adapter éventuellement
la thérapeutique.
Certaines maladies sont responsables de troubles de l’érection,
sans entrer dans les détails, les maladies qui affectent les artères
sont les plus souvent en cause.
Enfin, le rôle de la partenaire est déterminant : schématiquement,
on dit qu’à 30 ans, 30% de l’érection dépend
de la femme mais à 70 ans, c’est 70% !
Après 50 ans, si on cesse trop longtemps d’avoir des relations
sexuelles, la remise en marche est parfois difficile, autant pour l’homme
que pour la femme. 
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Anévrisme,
et activité sexuelle
Ma question
va peut-être vous surprendre ..J'ai 85 ans, et oui, vous avez bien
lu 85!
Jusqu'à présent, j'ai eu une activité sexuelle satisfaisante,
en complétant mes relations par une masturbation qui, depuis la
ménopause de mon épouse était devenue hebdomadaire.
Un anévrisme de l'artère iliaque a été découvert;
un chirurgien réputé a tenté le pontage, il y a un
mois, et a été obligé d'y renoncer en raison de l'état
de mes artères d'ancien fumeur .
Cet anévrisme paraissant stable depuis 2 ans, il considère
que je peux "vivre avec" pendant de nombreuses années.
La masturbation qui est devenue beaucoup moins "tonique" peut-elle
augmenter mon espérance de vie, par l'équilibre psychique
qu'elle procure, ou au contraire risquer de provoquer un accident mortel
?
Pouvez-vous apporter une réponse ... fiable ? !!!
Je vais essayer de répondre simplement
à votre question.
Comme vous le savez, le risque de l'anévrisme, c'est sa rupture
et ses conséquences "fâcheuses"; cette rupture
peut se faire lors d'une brusque augmentation de tension artérielle.
Toute activité physique est responsable d'une augmentation de la
T.A. dont l'intensité est fonction de cette activité. Il
faut savoir qu'un rapport sexuel classique avec une partenaire habituelle
augmente peu cette T.A., en tout cas moins que de monter deuxétages
d'un escalier. Je ne pense donc pas que la masturbation puisse présenter
pour vous un risque important, mais s tout au contraire serait plutôt
bénéfique pour votre propre équilibre.
Si vous disposez d'un tensiomètre, il est vous est possible de
vérifier votre tension avant et après et vous serez sans
aucun doute rassuré.
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Tout
savoir à propos des sécrétions vaginales
Bonjour
, je souhaiterais comprendre ce que sont les taches blanches un peu visqueuses
que je constate dans les slips de ma copine quand je séléctione
le linge pour mettre au lavage. Parfois ces taches sont de couleur jaune
et cela a une odeur de vinaigre. Et d'autre fois son slip et mouillé
d'une subtance comme l'eau mais collante et cela a une odeur proche du
sperme. Et est-ce que cela est normal? Merci de me répondre.
Toutes ces taches que vous observez sont des sécrétions
vaginales tout à fait normales : le vagin est en effet un organe
vivant qui s'exprime, et ce sous différentes formes.
Les parois du vagin sont tapissées d'une membrane qui ressemble
à l'intérieur de la bouche : l'épithélium
vaginal. Cette muqueuse est toujours humide, mais cette humidité
varie en fonction du cycle de la femme ou de son état d'excitation
sexuelle.
Les sécrétions blanches, qui peuvent devenir jaunâtres
en séchant, sont l'expression des mécanismes de défense
du vagin contre les infections. A l'état naturel, le vagin abrite
de "bons germes", les bacilles de Doderlein, qui composent la
flore vaginale habituelle, et qui sont des "lactobacilles" (comme
le yaourt...) ce qui explique la coloration de ces sécrétions,
composées à la fois de bacilles de Doderlein et de cellules
mortes de l'épithélium vaginal. Ces sécrétions
sont souvent plus importantes dans les jours qui précédent
les règles.
D'autres sécrétions vaginales sont effectivement visqueuses
et transparentes. Il peut s'agir :
- Soit de la glaire cervicale produite par le col de l'utérus,
particulièrement abondante au moment de l'ovulation, qui protège
les spermatozoïdes et favorise leur passage dans l'utérus.
Celle-ci n'apparaît pas en cas de contraception hormonale.
- Soit de la lubrification vaginale (mouillure) produite en cas d'excitation
sexuelle. Il s'agit en ce cas d'une sorte de "transpiration"
du vagin due à l'afflux de sang dans les organes génitaux.
Enfin, chez toute femme en bonne santé, il est tout à fait
normal que ces sécrétions soient légérement
odorantes. Ces odeurs jouent le rôle de signal sexuel... même
si notre civilisation nous offre des produits de substitution comme le
parfum !
Sachez en dernier point que le vagin est "auto-nettoyant", parfaitement
propre, et qu'une toilette extérieure quotidienne au niveau de
la vulve avec du savon est amplement suffisante.
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La masturbation
ou le rapport sexuel peuvent-ils provoquer une infection urinaire?
Aurélie, 30 ans
Je vous envoie ce mail pour vous poser une question qui me préoccupe
beaucoup en ce moment. Il y a quelques jours, j'ai malheureusement contracté
une infection urinaire, alors que je ne suis habituellement pas sujetteà
ce trouble.
Je souhaiterais savoir si cette infection peut être due à
une pratique occasionnelle de la masturbation (je précise toutefois,
car je sais que cela a une importance- que la pénétration
est uniquement vaginale et pas du tout anale).En vous remerciant par avance
de bien vouloir me rassurer.
Aurélie
Bonjour Aurélie,
Il me semble important de vous préciser d'abord quels sont les
mécanismes habituels d'une infection urinaire chez la femme. Comme
vous le savez l'urètre féminine est courte et les germes
viennent, dans la grande majorité des cas de l'extérieur.
Toute manœuvre qui a
tendance à ouvrir le méat peut être responsable de
la migration de quelques germes dans l'urètre et donc dans la vessie.
Ce ne sont donc pas la masturbation à proprement parlé,
ni le rapport sexuel qui sont responsables le la cystite. Mais si la masturbation
est prolongée et "trop irritante" ou si vous n'êtes
pas suffisamment lubrifiée lors d'un rapport sexuel, vous pouvez
ouvrir le méat et développer une cystite. En résumé,
lubrifiez "l'endroit" si vous voulez éviter ce genre
de désagrément et videz votre vessie ensuite: l'urine stérile
va nettoyer l'urètre, d'où l'importance de boire suffisamment
d'eau. Il est évident que si le problème devenez chronique,
qu'il faut consulter pour rechercher d'autres causes.
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Taille des testicules
Cyril, 16 ans se demande s'il est normal,
il écrit: je suis un adolescent en pleine puberté et je
me demande s'il est normal que mon testicule droit soit plus petit et
placé plus bas que le gauche...
Bonjour Cyril, Bien observé en
effet, il est tout à fait normal qu'un testicule soit légèrement
plus petit que l'autre; il est également normal qu'il y en ait
un plus bas que l'autre; cela facilite la marche.
S'ils étaient exactement au même niveau, ils se heurteraient,
ce qui serait particulièrement gênant pour marcher, courir
et dans toutes les activités de la vie quotidienne...
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De petites
veines apparentes sur les testicules
Maxime
16 ans écrit:: "je voudrais vous demander si c'est tout a
fait normal que l'on puisse voir des petites veines sur les testicules
( notamment lorsque je sors de la douche ou que jai chaud ), de couleur
je dirai ... hum ... rouge , rouge foncé,... et je me
demandais si ce n'était pa dû a des problemes de circulation
... J'en ai parlé à mes parents et mon père m'a dit
que c'était pareil pour lui, sûrement même que cela
se voit plus encore...
Merci de me donner votre avis, cordialement
Maxime
Bonjour Maxime
Ces veines superficielles sont tout à fait normales. Comme il s'agit
de sang veineux, leur couleur en est naturellement plus sombre. Elles
ont naturellement tendance à se développer avec la chaleur
et aussi avec l'âge.
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Irritations et
démangeaisons
Cedric
et Audrey, jeune
couple, la trentaine. Cedric écrit:
Cela
fait 3 ans que lorsque j'ai un rapport sexuel avec ma copine je me retrouve
le lendemain avec des points rouges sur le gland qui restent quelques
jours, qui me démangent et qui finissent par partir avec une crème
MYCOSTER. Ma copine a aussi des démangeaisons le lendemain lorsqu
elle va aux toilettes.
Il lui faut ensuite quelques jours pour avoir moins mal et vouloir refaire
un calin ce qui évidemment ne favorise pas l'harmonie dans le couple.
Nous avons vu chacun de notre côté des médecins, des
gynécologues, fait des traitements FLURADONTILE, prélèvement
vaginal, analyse urinaire, analyse de sang pour l'herpès et les
résultats sont négatifs, nous n'avons d'après les
médecins rien hormis un pH trop acide pour ma copine.
Je tiens à préciser que ma copine a mal à l'entrée
du vagin sur un endroit très précis lors de nos rapports
depuis l'épisiotomie lors de la naissance de notre fille il y a
deux ans et que l'entrée de son vagin reste relativement sec.
Pouvez vous nous donner un conseil car on ne peut plus continuer ainsi
et je dois avouer que je ne peux plus croire les médecins qui continuent
à dire que nous n'avons rien?
Vous donnez vous même l'explication à
votre problème!
Du fait de sa douleur vulvaire, votre amie a développé un
petit vaginisme (contraction involontaire des muscles qui entourent le
vagin) par peur d'avoir mal; la pénétration est donc plus
difficile surtout que cette appréhension est aussi responsable
d'une insuffisance de lubrification.
Les frottements qui s'ensuivent lors du rapport deviennent irritants surtout
s'ils sont assez longs d'où la survenue de petites rougeurs visibles
sur votre gland, mais moins visibles chez votre amie.
Le processus de cicatrisation est responsable d'une démangeaison
passagère qui disparaîtrait d'elle même, sans traitement.
Et compte tenu des différents examens négatifs, il vaut
mieux vous abstenir de traitements qui auraient plutôt tendance
à aggraver la situation.
Il est préférable d'utiliser un lubrifiant.
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