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Éjaculation prématurée, les médicaments réellement efficaces
Il fut un temps, pas si lointain où était considéré comme éjaculateur prématuré l’homme dont l’éjaculation survenait dans la majorité des cas en moins de 3 mn, puis ce fut 2 mn et maintenant la prestigieuse ISSM (International Society of Sexual Médicine) la définit comme survenant en moins de 1mn. On comprend mieux que dans ces conditions le pourcentage de prévalence dans une population américaine âgée de 18 à 59 ans passe à 21%! Bientôt et à ce rythme là, ne seront plus considérés comme éjaculateurs prématurés que ceux qui éjacule avant la pénétration, pas plus de 5% de la population mâle américaine et sans doute mondiale! Que savons nous? Quel intérêt l’homme peut-il trouver à prolonger la pénétration si ce n’est pour permettre à sa partenaire d’éprouver du plaisir, voire un orgasme vaginal profond! Dans ces conditions l’homme, en contrôlant le moment de survenue de son éjaculation peut l’aider à découvrir ce plaisir tant espéré. Les médicaments les plus utilisés S’il n’existe pas de médicament véritablement adapté à ce problème, il existe un certain nombre de produits qui peuvent apporter une aide non négligeable, mais très variable. Les IRS (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine). Ce sont, de par leur nature des antidépresseurs; le retard à l’éjaculation qu’ils provoquent ne sont qu’un de leurs effets secondaires. La Clomipramine anti-dépresseur tricyclique (Anafranil®) est connue depuis de nombreuses années pour provoquer une augmentation de l’IELT d’un facteur 3 à 4, mais elle n’est pas très bien supportée en dehors de la dépression, ayant de nombreux effets secondaires à dose efficace. On s’est également intéressé au IPDE5 (Viagra®, Cialis® et Levitra®). Ils peuvent allonger l’IELT chez des hommes qui souffrent de trouble de l’érection et cherchent à la maintenir en augmentant leur excitation ce qui, on peut le comprendre, a tendance à précipiter la survenue de l’éjaculation. Mais ce sont des médicaments de la dysérection (trouble de l’érection) et non de l’éjaculation prématurée. La diversité de ces produits montre bien qu’il est difficile de mettre au point une molécule pour traiter un problème dont la solution n’est probablement pas médicale. Dans l’avenir, d’autres molécules seront sans doute développées. Actuellement, l'une d’entre elles est à l’étude en Europe. Il est d’ailleurs encore possible de participer à celle-ci: http://www.pacestudy.com. Dr Patrice CUDICIO Ref: ESSM Today: n° 18 Novembre 2009. Jas Kalsi BSc (Hons) FRSS (Urol) , Asif Muneer MD, FRCS (Urol), Suks Minhas MD, FRCS (Urol) |
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actualisé le 17-jan-10