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Médecine sexuelle : Les brèves d'Été 2009

 

L'impuissance masculine c'est fini! Le Monde 2, magazine hebdomadaire du Monde publie dans son numéro 288 une grande enquête au titre passablement racoleur qui affirme sans rire que «l’angoisse de la panne virile, passagère ou chronique...est désormais sans objet: entre médicaments érectiles, psychothérapies et prothèses, il est possible de rendre leur tonus aux plus affaiblis.»

Comme on n’ose plus parler d’impuissance, le terme étant trop porteur d’inquiétudes, on parle de «dysfonctions érectiles», c’est plus correct, ça sonne plus «médical» et le trouble étant ainsi reconnu, il suffit de trouver le bon remède pour en venir à bout. Les médicaments ne font aucun effet, qu’à cela ne tienne, on mettra une prothèse pénienne propre à maintenir au garde à vous le membre défaillant. 
Cet étalage de recettes et de techniques illustre parfaitement la tyrannie du «tout biologique», l’homme se voit réduit à son sexe, segmenté, chosifié, mais si simple que lui même se considère comme une machine dont on peut changer les pièces qui ne fonctionnent pas.
L’arsenal est tel, prétend le rédacteur, qu’au final, l’homme n’a plus aucune raison de ne pas assumer son rôle viril, sauf que, le problème ne vient peut-être pas de lui!
La femme reste le «meilleur aphrodisiaque» continue-t-on de lire, doit-on en conclure que si l’homme ne bande pas, c’est de la faute de la femme? C’est ce qu’affirme en conclusion  un andrologue cité par le journal: « Aujourd’hui, après la vague féministe, beaucoup de femmes ne savent plus jouer les courtisanes, donner du plaisir, faire bander les hommes.» L’éminent spécialiste poursuit en accusant les hommes de ne plus savoir retenir leur excitation et de se contenter d’images pornographiques et de masturbation. Et de se plaindre de l’indigence érotique ambiante.
L’article ne nous épargne pas le sempiternel couplet dénonçant les méfaits de la pornographie. 
Hommes et femmes, nous voici dépossédés de nos corps suite à la segmentation qu’opèrent allègrement d’éminents spécialistes bourrés de bonnes intentions relayés par nombre de plumitifs en mal de lectorat. Hommes et femmes ne sont-ils que des sex toys
se devant de fonctionner selon les normes en vigueur?
Pourra-t-on un jour parler de la sexualité sans rejeter la faute de nos frustrations sur l’autre? Sans chercher le remède à nos problèmes sexuels dans une recette ou une drogue? En attendant la presse, y compris celle qui se prétend sérieuse continue de nous servir les mêmes clichés sexistes. Si la "mécanique" sexuelle peut relever de la médecine, la sexualité humaine fait plutôt partie de son histoire.

Sexologie Magazine recommande la lecture d’un article traitant des dysfonctions érectiles et met en exergue les questions de confiance. Généralement les articles de médecine sexuelle renvoient à une conception mécaniste de l’humain et de ce fait s’éloignent de la réalité: même si on parle de soi en se comparant à une «mécanique» cela ne signifie pas qu’on se vive ainsi. Confiance en soi, en l’autre, confiance dans le dialogue avec le médecin, le Docteur André Corman, Directeur d’enseignement CHU Toulouse III, Président du syndicat national des médecins sexologues. déclare: « Sans doute faut-il voir dans les fulgurantes transformations des sociétés contemporaines, l’origine du sentiment d’incertitude généralisée qui habite l’individu et auquel la confiance fait écho »
http://www.senioractu.com/Dysfonction-erectile-la-confiance,-souvent-au-coeur-des-troubles_a11062.html

 

Le site Street reporter sous un titre provocateur évoque la sexualité des seniors pour mettre en lumière qu’elle existe bel et bien mais que n’étant pas «érotique», elle demeure souvent dans le secret et le non dit.
Aujourd’hui , de nombreux sites de rencontres sont réservés au seniors, clientèle souvent aisée, disposant de temps libre et pas trop regardante quand il s’agit d’obtenir un peu de sentiment, et mieux encore un plan sexe... Il y a encore du chemin à parcourir avant de surmonter les tabous et les préjugés qui dénient aux seniors le droit d’avoir une sexualité épanouie comme si le désir sexuel devait prendre sa retraite...
http://www.streetreporters.net/views/2565-dis-papy

 

Au Canada, on ne fait pas les choses à moitié! Au printemps dernier le Réseau de Médecine Sexuelle du Québec (RMSQ) a offert au grand public une série de conférences sur les thèmes d’intérêt majeur: les difficultés sexuelles de l’homme et de la femme, la dysfonction érectile, la sexualité et l’arthrite, la sexualité et le diabète, la vaccination pour le VPH, la ménopause et la sexualité, l’andropause et la sexualité et la thérapie sexuelle).
La santé sexuelle à la portée de tous, tel est l’objectif du RSMQ. Et ce n’est pas tout! Des consultations gratuites dispensées par des médecins et sexologues avaient lieu toute la journée.

Premiers résultats de notre enquête sur le plaisir féminin

Pendant plusieurs semaines, un questionnaire sur le plaisir féminin a été disponible sur notre site. Les résultats définitifs seront bientôt publiés, au moment où paraît notre édition de Juin 2009, nous savons que 98 questionnaires ont été validés, l’âge moyen des femmes ayant participé à l’enquête était de 36 ans, celles-ci étaient en très grand majorité impliquées dans le monde du travail ( 1% seulement de mères au foyer). L’âge du premier rapport des participante est de 18 ans, et 80% d’entre elles vivent en couple. Près de la moitié des participantes ont eu de 1 à 5 partenaires, 14 % d’entre elles témoignent en avoir eu plus de 15. Seuls 10% des participantes ont déjà consulté un sexologue. Merci à toutes celles qui ont répondu.

Dérives sexuelles ou abus de langage? En Suisse le portail «Les quotidiennes» ( un des sites internets de la Tribune de Genève) s’inquiète beaucoup des «dérives sexuelles», suite au procès de Cécile Brossard meurtrière de son amant au cours d’un jeu dit sadomasochiste. Et de s’alarmer devant la recrudescence de jeux sexuels qu’on n’hésite pas à qualifier de pathologiques. Le récent décès de David Carradine que la presse présente comme un accident de masturbation (l’acteur a été retrouvé nu, pendu dans le placard de sa chambre d’hôtel et portant un lien autour du pénis) . Les dérives sont ici langagières, l’acteur n’est pas mort de masturbation, mais de pendaison. L’amant de Cécile Brossard n’est pas décédé parce qu’il portait une combinaison de caoutchouc, mais de quelques balles dans la tête...
http://www.lesquotidiennes.com/société/les-dérives-sexuelles-se-multiplient-faut-il-s’en-inquiéter.html

 

Alternative non chirurgicale au traitement de la maladie de La Peyronie
La maladie de La Peyronie est une coudure acquise de la verge qui provoque parfois des douleurs lors de l’érection et des difficultés à la pénétration.
L’utilisation d’un dispositif de traction du pénis destiné à l’origine à l’allonger, a prouvé son efficacité à réduire la coudure. Testé aux États Unis pendant 6 mois à raison de 2 à 8 heures par jour sur un groupe de 11 hommes, le dispositif (commercialisé en France par Andromédical) a permis de réduire la coudure de 10 à 40 % en moyenne et a permis un allongement de 1 à 2,5 cm. (Journal of Sexual Medecine, 2008)

 

actualisé le 18 Juillet 2009

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