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Médecine sexuelle : Les brèves de Mai 2009

Campagne contre l'excision et les mariages forcés

affichetteCampagne contre les mariages forces

En France, chaque année, 60000 filles sont victimes de mutilations sexuelles: excision/infibulation. 70000 sont mariées de force par leurs famille.

Au nom du respect des traditions, certains feignent d’ignorer quand ils ne défendent ces pratiques qui relèvent de la barbarie et de la cruauté. C’est inacceptable.
Ces pratiques peuvent avoir de très graves conséquences physiques et psychologiques, parfois elles entraînent la mort.

Cette année, la journée nationale de lutte contre l’excision et les mariages forcés a eu lieu le 14 avril grâce à Valérie Létard, secrétaire d'État à la solidarité, qui a lancé la campagne contre ces "violences coutumières".

"L'excision n'est pas une singularité coutumière à respecter. Aucune forme de violence ne peut être tolérée", a déclaré Mme Létard, souhaitant que la campagne invite les femmes à "briser la loi du silence".Les mariages forcés et les mutilations sexuelles, liées à des traditions culturelles ou religieuses présentes dans les familles originaires de Turquie, du Maghreb, d'Afrique noire et d'Asie, sont difficilement chiffrables.Au-delà de leurs compétences médicales, les professionnels de la santé doivent assumer un rôle de la plus grande importance : témoigner, alerter, éduquer...
On souhaite que l’éclairage officiel sur ces pratiques contribue à les faire disparaître.

Les agressions à caractère sexuel

Un colloque s’est tenu récemment au Canada pour faire le point à propos des agressions sexuelles, Camille Thibault, psycho-sexologue, dans une interview pour infodimanche.com, lève le voile sur nombre de mythes à propos de l’agression sexuelle.

1. Les viols sont commis dans des endroits cachés et isolés.
 
Faux. 67% des agressions sexuelles sont commises au domicile de la victime  

2. Les personnes qui agressent sont habituellement des inconnues.
 
Faux. La majorité des agressions sexuelles ne sont pas commises par des inconnus mais par des personnes que la victime connaît. Dans 78% des cas des agressions rapportées, la victime connaissait son agresseur  

3. Une personne qui n'est pas consentante ne peut pas être violée .
 
Faux. Le viol est une situation constituant un risque et ou un danger de mort qui peut comprendre des menaces physiques ou verbales. La société apprend aux femmes à voir les hommes, peu importe leur force réelle, comme possédant une plus grande force physique. Cette croyance est, à elle seule, suffisante pour qu'une femme ou un garçon se sente incapable de se défendre.
 
4. La force physique est toujours présente lors d'une agression sexuelle.
 
Faux. La majorité des agressions sexuelles sont commises par des connaissances. Les agresseurs connus de la victime sont plus susceptibles d'utiliser la violence verbale, les menaces, la ruse ou la violence modérée (ex., tordre le bras) qu'une arme ou une grande force physique.
 
5. Les personnes qui agressent sexuellement souffrent de troubles psychiques. On reconnaît un agresseur à son allure.
 
Faux. Les études et les tests psychologiques démontrent tous que la plupart des agresseurs sexuels ne sont pas atteints de maladie mentale. Elles sont pour la plupart,  des personnes 'normales' que l'on rencontre tous les jours. Ce sont des petits amis, des maris, des amis, des cousins, des pères, des médecins, des entraîneurs, etc.
 
6. Des hommes sont violés par des femmes tout comme des femmes sont violées par des hommes.

 
C'est vrai, des hommes peuvent être violés. Mais on en parle beaucoup moins...Et ceux-ci, malheureusement, les dénoncent encore moins que le font les victimes féminines de peur d’être déconsidérés. Ce sont pourtant des victimes. Il est important de souligner que ce sont des hommes et non des femmes (rarement selon les statistiques) qui agressent les hommes ou les garçons. En réalité, 98% des agressions rapportées (seulement 10% sont rapportées...la réalité pourrait donc être différente) sont faites par des hommes. La majorité des agressions sexuelles où la victime est de sexe masculin sont commises sur des garçons et de jeunes adolescents qui, tout comme les femmes et les filles, sont des êtres vulnérables de la société.
 
7. Toutes les femmes ont des fantasmes d'actes sexuels violent et rêvent secrètement d'être violées.
 
Aucune femme ne fantasme sur les horreurs réelles d’une agression sexuelle! Les fantasmes de séduction, d'amant énergique ou d’enlèvement par un bel inconnu ne sont simplement que des constructions imaginaires! Dans le fantasme, on garde le contrôle, mais jamais lors d'un viol : la victime éprouve un sentiment d'impuissance et craint pour sa vie. Pendant une agression sexuelle, la victime ne contrôle rien, elle est sous l’emprise de l’autre. Personne ne désire être agressé sexuellement.
 
8. Un mari ou un conjoint de fait ne peut pas violer son ou sa conjoint-e.

 
Faux. Le projet de loi C127 a été voté le 24 janvier 1983. Ce projet de loi a rendu illégal le sexe sans consentement dans le mariage (c'est différent en Afghanistan...). Avant l'adoption de cette loi, une femme ne pouvait pas poursuivre son mari pour viol. Aujourd'hui au Canada, un ou une conjoint-te possède, en tout temps. le droit légal de dire non à tout acte sexuel.
 
9. Pourquoi un bel homme violerait-il une femme laide? Il peut avoir ce qu'il veut. Il n'y a que les belles femmes qui se font agressées.

 
Faux. L'âge des victimes se situe de la petite enfance (des bébés de 2 mois ont été victimes d'agressions sexuelles) au troisième âge (78 ans) comme des personnes ayant des handicaps physiques ou intellectuels. De plus, l'agression sexuelle ne fait pas de distinction de classe sociale, race, religion, d'un certain type de vie ou avec ou non un certain attrait physique. Il est toutefois important de mentionner que le risque est plus fort pour les jeunes femmes.
 
10. Les situations d'inceste se produisent dans des familles pauvres ou des foyers brisés.
 
Faux. L'inceste ne connaît aucune barrière de classe sociale ou de condition économique, pas plus que de race ou de religion dans les familles où il a lieu.
 
11. Les hommes agressent sexuellement parce qu’ils sont frustrés Le viol est donc un crime passionnel.

 
Faux. L'agression sexuelle est un crime de violence qui s’exprime sexuellement, l’assouvissement sexuel ou la passion sont des prétextes, la véritable motivation est dans l’exercice de la violence. La personne qui agresse prend plaisir dans le pouvoir, la domination et l’humiliation ou la dégradation de l’autre. Le violeur ne ressent peu d'affection ou d'inquiétude pour la victime.
 
12. Certaines femmes incitent les violeurs en s'habillant sexy .
 
L'agression sexuelle est le seul crime où le blâme est rejeté sur la victime! Ex: Personne ne demande à une victime de vol pourquoi elle portait une montre en or ce jour-là? Mais on demande à une victime d'agression sexuelle pourquoi elle s'est habillée ou agit de telle ou telle façon. Ironiquement, la société encourage les femmes à s'habiller pour plaire aux hommes, ce qui signifie d'encourager les femmes à s'habiller d'une manière provocante! Paradoxe non?
 
13. Lorsqu'une femme dit ' Non' , ce qu'elle veut dire en réalité c'est «oui»  

Lorsqu'une personne dit «non», on doit respecter son refus. Elle fait valoir son droit à refuser d'avoir des relations sexuelles. Et surtout, cela ne devrait pas être compris comme un rejet personnel ou des stratagèmes amoureux.
 
Camille Thibault est diplômé en psychologie à l'Université d'Ottawa et en sexologie à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). L'UQAM est d'ailleurs la seule université en Amérique du Nord à dispenser un programme spécialisé en sexologie de premier et de deuxième cycle. Il est également l'auteur de nombreuses publications dans le domaine de la sexualité.
http://www.infodimanche.com/index.asp?s=detail_actualite&id=130592
Les chiffres cités proviennent de sources canadiennes de statistiques


http://www.statcan.gc.ca/

 

 

Alternative non chirurgicale au traitement de la maladie de La Peyronie
La maladie de La Peyronie est une coudure acquise de la verge qui provoque parfois des douleurs lors de l’érection et des difficultés à la pénétration.
L’utilisation d’un dispositif de traction du pénis destiné à l’origine à l’allonger, a prouvé son efficacité à réduire la coudure. Testé aux États Unis pendant 6 mois à raison de 2 à 8 heures par jour sur un groupe de 11 hommes, le dispositif (commercialisé en France par Andromédical) a permis de réduire la coudure de 10 à 40 % en moyenne et a permis un allongement de 1 à 2,5 cm. (Journal of Sexual Medecine, 2008)

 

actualisé le 27 Avril, 2009

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