Andropause
ou Andromiose
Une diminution physiologique des hormones mâles
chez l'homme...
Le terme
le plus approprié pour définir la diminution physiologique
des hormones mâles chez l’homme n’est pas andropause,
mais andromiose ; le premier correspondrait à un arrêt
des secrétions hormonales ce qui n’est pratiquement jamais
le cas, alors que le deuxième signifie diminution ce qui représente
une réalité biologique.
A partir de sa puberté, l’individu masculin va voir ses
testicules de développer , et arrivés à maturité,
ils vont se mettre à fabriquer les spermatozoïdes et une
hormone : la Testostérone. Cette fabrication va se faire tout
au long de la vie avec un pic maximal entre 20 et 30 ans, ce qui explique
que ce soit pendant cette période que sa fécondité
est maximale.
Passé la trentaine la sécrétion de la Testostérone
va amorcer une diminution progressive, mais sans jamais s’arrêter
totalement, ce qui n’est pas le cas pour les œstrogènes
et progestérone (hormones féminines) chez la femme où,
là, il y a un véritable arrêt d’où
le terme de ménopause.

Tous les hommes ne sont pas égaux à cette
étape de leur vie
Cette diminution
régulière chez l’homme est soumise à de nombreuses
variations individuelles (tous les hommes ne sont pas logés à
la même enseigne), et influences extérieures dont nous
reparlerons plus loin.
Et c’est surtout à partir de 50 ans, que cette diminution
peut devenir excessive et se manifester par différents symptômes
dont des symptômes sexuels comme la perte du désir et des
troubles de l’érection. Mais il existe d’autres signes
comme une diminution de la force musculaire, une prise de poids, une
diminution de la pilosité et épaisseur de la peau, une
perte d’énergie, des troubles de l’humeur et du sommeil.
Il ne faut pas prendre ces signes et symptômes individuellement,
mais c’est leur association qui doit faire évoquer une
Andromiose.

Un
traitement médical peut remédier à l'andromiose
Devant,
ces signes un médecin fera réaliser des dosages de Testostérone
et essentiellement un dosage de Testostérone Biodisponible, en
effet la Testostérone Totale ne présente que peu d’intérêt.
Le résultat doit être inférieur à 0,70 µg/l
pour faire évoquer une Andromiose. Les valeurs données
par les laboratoires d’analyse étant la plupart du temps
inexactes, il ne faut donc pas en tenir compte.
S’il n’existe pas de contre-indication comme une suspicion
d’un cancer de la prostate, un traitement hormonal pourra être
mis en route. Il faut essentiellement utiliser de la Testostérone
sous forme de gel (voie percutanée) ou sous forme d’injection
à action prolongée. Sous forme de gel, il s’agit
d’une administration quotidienne et sous forme injectable, un
nouveau médicament autorise une injection tous les 3 mois. La
voie orale semble être beaucoup moins efficace, ainsi que la dihydrotestostérone,
du moins dans les troubles sexuels. De toute façon, ces médicaments
ne doivent pas être utilisés sans avis et prescription
du médecin.
Bien sûr cela nécessitera une surveillance dont la surveillance
de la prostate, organe très sensible à la Testostérone
!

Le
stress, l'effort, jouent un rôle important...
Maintenant,
il faut savoir que tous les hommes n’ont pas besoin d’un
traitement hormonalà partir de 50 ans ; en effet cette diminution
peut être influencée par différents facteurs extérieurs.
Disons pour schématiser que tout surmenage, tout stress physique
ou psychique, tout état dépressif aura tendance à
provoquer une diminution du taux de Testostérone, alors que la
détente,les vacances, la joie de vivre, une activité sexuelle
régulière, ludique et épanouie aura tendance à
maintenir un taux correcte et suffisant. A l’inverse de certaines
piles, le sexe ne s’use que si l’on ne s’en sert pas
!
Ainsi, si à 20 ans, un homme soumis à un stress physique
comme une compétition sportive aura un taux d’hormone très
diminué, immédiatement après elle, celui-ci va
retrouver très rapidement des chiffres normaux, ce qui n’est
plus toujours le cas après 50 ans.
Enfin, il existe d’autres causes d’hypogonadisme (insuffisance
hormonale) chez l’homme, mais elles n’entrent pas dans le
cadre de l’Andromiose ; elles seront décrites dans une
autre rubrique. 

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actualisé
le 4-déc-07