Vient
de paraître :
« Je m’entraîne donc je suis ! »,
par Claude Boiocchi, créateur de l’EDP,
Editions Lham, Juillet 2007, 90 minutes
Sommaire:
- Quatre leçons interactives : Méditation, Energie, Souffle,
Orientation
- Un reportage exclusif tourné dans les conditions réelles
d’un stage d’EDP
- Bonus : Découvrez l’effet PowerBall, galerie photos, 20
conseils au quotidien
En savoir plus :
www.entrainement-dynamique.com
|
|
L’art de se réconcilier avec son
corps
Les mains posées sur un mur imaginaire, un peu crispée,
j’entends la voix de Claude : «regardez par dessus le mur….
» . Comment n’y avais-je pas pensé avant ? C’était
aussi limpide que le ciel de cette matinée de printemps. Il suffisait
en effet de regarder par-dessus le mur pour que se dessine le sens même
de l’EDP.
S’inscrire dans l’espace et le temps, bouger sans gesticuler,
être à la fois immobile et actif, en éveil sensoriel:
tous les ingrédients étaient réunis qui venaient
enfin illustrer ce que je tentais d’exprimer depuis longtemps
à travers mes écrits et mes séminaires. La maîtrise
de soi ne passe pas par une attitude guerrière et brutale, mais
par la réconciliation avec son corps, le respect de soi, et la
connaissance.
Dans l’Antiquité, il existait déjà ce que
Galien appelle un « art du corps », cette capacité
de créer du bien être par un solide ancrage dans la connaissance
des réalités physiques et mentales, destinée avant
tout à maintenir les gens en bonne santé. La beauté
du corps ne prend-elle pas sa source dans sa santé pour s’allier
tout naturellement avec les qualités morales : courage, ardeur,
honnêteté ? Une ligne philosophique dont nous ne retenons
plus que les aspects purement sportifs et esthétiques de la culture
grecque antique, oubliant qu’ils reflétaient un idéal
d’harmonie globale de l’être dans son environnement
social et spirituel. Claude Boiocchi montre d’ailleurs bien comment
nous avons associé « corps » et « performance
» dans une dialectique de contrainte : beauté, efficacité,
compétition.
Accéder à une perception intelligente
du corps et du mouvement
Pour moi, pratiquer l’EDP est d’abord une façon de
se libérer. Notre culture actuelle, mettant en valeur la vitesse,
néglige l’approfondissement et la réflexion pour
se faire l’écho d’une pensée unique, inodore,
sans saveur au nom de laquelle on bannit tout propos qui dérange
ou qui fâche. L’EDP, c’est tout le contraire, on commence
par oublier tout ce qu’on a cru bon ou nécessaire de faire
pour atteindre un idéal physique impossible, tout ce que les
modes cherchent à imposer, toutes les inutiles souffrances qu’on
s’inflige au nom d’un hypothétique mieux être.
La pratique de l’EDP apporte d’intenses satisfactions sur
tous les plans, mais par des moyens fondés sur une perception
intelligente du corps et du mouvement.
L’intelligence, sans doute le meilleur qualificatif qu’on
puisse appliquer à cette méthode, est la qualité
qui nous permet une adaptation optimale aux situations rencontrées,
qu’il s’agisse de la communication avec soi-même,
ou des relations à l’environnement. Il s’agit de
bien discerner ce qu’il est utile de faire pour être bien
dans son corps.
Dès le départ, Claude ne cherche pas à masquer
les difficultés, tout au contraire, il met en exergue des exigences
auxquelles il faudra souscrire, il s’adresse à notre sens
des responsabilités, à notre capacité d’engagement
pour mieux nous faire bénéficier de sa méthode.
Rien de solide ne s’acquiert en effet sans régularité
dans l’effort, et il serait illusoire d’imaginer le contraire.
Claude interpelle nos qualités humaines et nous permet de nous
situer dans une logique de communication et d’échange.
L’EDP c’est aussi une re-découverte de soi plus réaliste,
plus efficace et aussi plus en accord avec ce que nous savons aujourd’hui.
En effet, la conscience de soi est d’abord une conscience corporelle
et spatiale comme le montrent les recherches actuelles en Neurophysiologie
et en sciences cognitives. Cette forme d’entraînement a
le mérite de nous relier à des réalités
physiques simples : la verticalité, le mouvement, la respiration,
la perception du temps.
Catherine
Cudicio
|