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| La newsletter N°1, Mars 2005, Le Sexe et la Sexualité, .... Vos Questions, votre Avis Contact |
Editorial La
sexologie est une discipline récente
(XIX ème siècle), qui à l’origine étudiait
et cherchait à expliquer certains troubles sexuels que nous qualifions
aujourd’hui de perversion sexuelle ou d’anomalie sexuelle:
l’homosexualité, le transsexualisme, le fétichisme,
le sado-masochisme faisaient partie des thèmes de prédilection
de la sexologie. Ces comportements sont aujourd’hui, pour la plupart,
banalisés, et considérés comme différents,
mais « normaux ». Le XXème siècle a vu l’émergence
aux USA de nouveaux « troubles sexuels » comme l’éjaculation
dite prématurée, l’impuissance, ou encore l’anorgasmie,
etc…, Auparavant, ces symptômes n’étaient pas
considérés comme des problèmes; la normalité
sexuelle pour un couple était représentée par la
grossesse, la maternité, les enfants. La recherche du plaisir ne
faisait pas partie de la norme: la jouissance de la femme était
même perçue, dans certains milieux, comme indécente,
et même menaçante pour « l’ordre » établi.
Les choses, on le voit, ont bien changé, la norme a changé
de camp ! Patrice
Cudicio
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Le
sexe et la sexualité |
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| On ne parle que de
"ça", mais sait-on à quoi sert la sexualité?Avant
de parler de problèmes ou de difficultés sexuelles, voici
un bref rappel des différentes fonctions du sexe chez l’homme
et chez la femme. |
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La reproduction est la première fonction du sexe chez l’homme et chez la femme. La survie de l’espèce humaine en dépend, c’est donc une fonction essentielle qui justifie la recherche d’efficacité dans le comportement sexuel du « mâle et de la femelle". Cela explique et justifie la prise d’initiative de l’homme et une certaine « passivité » naturelle de la femme, qui lui est souvent reprochée. Il s’agit pourtant d’un comportement humain parfaitement naturel qui peut se modifier selon l’éducation, les apprentissages et quelques interrogations à propos du bien fondé des préjugés et représentations.» Ne voir qu'un seul aspect de la sexualité serait réducteur, chacun y apporte ses savoirs, ses croyances, ses objectifs. |
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| Et, dès que la femme accepte d’être séduite, Un rapprochement intime, prélude à l’acte sexuel se réalise. Si l’érection de l’homme est indispensable pour permettre la pénétration vaginale, il est nécessaire que la femme ait été stimulée pour que la pénétration soit possible ; c’est la fonction du clitoris : organe essentiellement destinée à l’excitation et au plaisir féminin. Il va permettre la lubrification vaginale indispensable à une pénétration facile, non douloureuse. La nature ne perd pas de temps!La pénétration est naturellement de courte durée, l’éjaculation survient la plupart du temps en moins de 2 minutes, ce qui est largement suffisant pour une reproduction efficace, surtout que le vagin féminin n’a pas la faculté de déclencher spontanément du plaisir. Ce qui revient à dire que l’homme est naturellement « programmé » pour éjaculer rapidement et que la femme l’est aussi naturellement à ne pas ressentir de plaisir et encore moins d’orgasme à point de départ vaginal.Très certainement en rapport avec des secrétions hormonales importantes les aspects reproductifs de la sexualité sont dominants chez l’adulte jeune. Cet aspect pulsionnel ou compulsif débute au moment de la puberté pour commencer à diminuer entre 25 et 30 ans. |
Le mâle exécute une parade amoureuse pour se mettre en valeur! |
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| Chez l’homme, la sexualité possède une fonction anxiolytique, car elle permet de résoudre les tensions, quelles qu’en soient les origines; c’est l’effet apaisant, conséquence immédiate de l’éjaculation qui est recherché et non plus la reproduction. Cela s’explique car nous savons qu’une sécrétion cérébrale d’endorphines (source de bien être, de détente, mais aussi de dépendance) s’associe à l’éjaculation provoquée par l’acte sexuel ou par la masturbation. Certains hommes présentent une véritable addiction à l’acte sexuel , dans des périodes de stress important, soucis, problèmes, difficultés diverses et variées, et parfois aussi au cours de périodes d'intense créativité. |
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| Réduire le stress
il s’agit en
réalité d’un état de dépendance à
la sécrétion endogène de morphine. On comprend
mieux que certaines névroses et plus particulièrement
l’anxiété va s’exprimer chez l’homme
par une hyperactivité sexuelle.
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Que doit-on en conclure?
Les différents
aspects de la fonction sexuelle sont étroitement mêlés,
on les distingue pour en faciliter la compréhension, en temps réel,
le comportement sexuel est un ensemble plus complexe. |
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Dionysos, dieu des plaisirs aura le dernier mot! Dans l’antiquité,
le plaisir, la jouissance, l’orgasme avaient un caractère
divin; n’y accédaient que les initiés, ceux ou celles
qui avaient été conduits sur le chemin.
Et bien Dansez, maintenant! C’est une voie d’accomplissement
qui se construit peu peu chemin faisant. |
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| Sexe et Culture: La culture féminine | Aphrodite,
déesse de l'Amour |
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La mode,
la presse, les médias se font porteurs d'images qui influencent
les représentations sociales
1'idee qu'on se fait de la femme. II existe une presse "feminine"
qui s'adresse a un public de lectrices, construit et transmet des images
valorisees de la femme.Pourtant, bien souvent l’adjectif “féminine”
qualifie une presse légère, peu sérieuse, simpliste… La "femme idéale" d'aujourd'hui est toute autre que celle du début du XXème siècle. |
Certains critères demeurent cependant, comme la permanence des thèmes de la presse féminine : mode, beauté, amour, enfants. Mode et beauté sont des thèmes qui concernent la femme séductrice et partenaire de l'homme. Quels artifices choisir pour mieux attirer 1'attention d’un partenaire convoité, mettre en valeur sa beaute? La femme idéale d'aujourd'hui, comme ses ancêtres depuis la nuit des temps, développe ses talents et son imagination pour être belle. Le but de cette activité n'est pas toujours avoué, car 1'image de la femme idéale qui mène sa vie privée et sa carrière professionnelle avec maîtrise et énergie ne s'accommode pas toujours très bien de celle de la séductrice, sauf sans doute dans les fantasmes masculins. Progressivement, l'image de la femme s'édifie à partir de différents codes. Le vêtement, en particulier, joue à la fois le rôle de carte d'identité sociale et de parure, incitant ou inhibant certains types de relations. Une femme vêtue d'un tailleur strict et sombre, les cheveux serrés en catogan, portant des lunettes et des chaussures plates, présente une image sévère; elle évoque davantage la maîtresse d'école d'autrefois qu'un top model, et, par conséquent, cette image influence le style de ses relations. |
Des styles se dessinent, et permettent d'identifier la femme en fonction de son appartenance sociale: la bourgeoise bon chic bon genre, la baba cool en tenue ethnique, la croqueuse d'hommes perchée sur ses talons aiguilles, 1'executive woman glaciale, la frimeuse affichant la marque de ce qu'elle porte, la punkette en haillons, la cyber-heroine body buildée, canon...Comme il se doit. À chacune son charme, mais quel que soit le choix, il faut que 1'image accroche, intéresse et porte un rêve. D'ailleurs, la premiere rêveuse, c'est la femme qui se pare pour ressembler au modèle qui pilote ses choix. L'image de certaines femmes en contamine des milliers d'autres qui s'appliquent à lui ressembler. Les médias et la publicité utilisent 1'image des femmes politiques, mannequins, chanteuses, actrices, sportives comme modèles d'identification permettant de mieux vendre differents produits de consommation. Toutes ces images de femmes contribuent à fabriquer une représentation aux multiples aspects qui dessine un idéal féminin en fonction duquel s'organisent les choix individuels. *** |
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Des
personnages issus de la fiction ou de la réalité apportent
leur contribution à1'édifice. La poupee Barbie en
fait partie, qui choquait les féministes par 1'arrogance de ses
formes et son sex-appeal affirmé. Les versions actuelles de Barbie
ont changé par rapport aux premieres, sous 1'influence de mouvements
féministes choqués par les formes de la poupée. Les
fabricants 1'ont dessinee moins "parfaite" Ie nez un peu plus
long, la poitrine moins volumineuse; elle conserve cependant son allure
de mannequin. Le phénomene Barbie a marqué des décennies
de petites filles qui ont rêvé de lui ressembler. La fameuse
poupée, interdite dans certains pays de culture islamique, y fait
son apparition, voilée, comme il se doit. Le pouvoir de séduction
et d’idenfication de Barbie est immense et international!!! Barbie represente aujourd'hui comme hier une femme préoccupée de son corps, de sa beauté, de son pouvoir de séduction. Belle, jeune et riche elle ne fait pas la cuisine, n'élève pas une nombreuse et bruyante marmaille, mais se promene dans un cabriolet rose, paresse au bord de sa piscine et bavarde avec ses copines dans sa somptueuse villa! Le bonheur à la Barbie reflète le rêve américain et se fonde sur la possession de biens et sur la chance, deux éléments depuis toujours fédérateurs des désirs populaires. Qui ne reve pas en effet d'être ainsi: belle, jeune, riche et vivre activement son oisiveté tout en guettant le prince charmant? Le caractère immoral de Barbie fait l’unanimité, mais ne se fonde pas sur les mêmes criteres selon le camp qui la dénonce! |
D'autres
personnages, plus conformes à la morale,
participent àla construction d'une image de 1'idéal feminin.
Blanche Neige, aujourd'hui un peu vieillotte, et ses jeunes soeurs issues
de 1'imagination américaine représentent un certain type
d’héroïne bien pensante, romantique et sexuellement
correcte. Plus près
de nous, la Princesse Diana a connu une célébrité
mondiale, elle incarnait aussi un certain idéal féminin
et permettait une solide identification en véhiculant 1'image
d'une personne déterminée, engagée à fond
dans sa quête du de l’amour et du bonheur. |
La réalite du milieu familial de l'enfance et l'adolescence se mêle à ce monde de rêve que traversent héroïnes et aventurières. Ce ne sont pas que les mères qui transmettent la culture féminine, les pères y participent aussi en exprimant les attentes et les objectifs qu'ils estiment corrects pour leurs filles. Les mères transmettent inconsciemment leur propre modèle; on observe ainsi que les filles dont la mère travaille à 1'extérieur du foyer réussissent généralement mieux à 1'école que celle dont la mère reste à la maison. Ce critère n'étant pas valable pour les garcons, on peut attribuer ce constat à 1'application d'un modèle plus valorisé de la femme qui travaille à 1'extérieur( en 2005, 46% des travailleurs sont des femmes). Les filles dont la mère n'attache que peu d'importance à son image, soit adoptent la même attitude, soit s'y opposent en surajoutant les comportements contraires. Toutefois, ceux-ci demeurent quelque peu artificiels n'ayant pas été intégrés precocément, mais appliqués en mode d'opposition.
La belle Jane Russel, photo du film "le Banni", cité dans le livre de Gérard Lenne, Le Sexe à l'écran |
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Le milieu scolaire tendrait plutôt à abolir les différences en ne les faisant pas, au nom de 1'égalite. Le terme d'élève demeure "neutre" puisque sa forme ne varie pas d'un genre à 1'autre! Cependant, la séparation des sexes est tres nette depuis 1'ecole. Les filles et les garcons se mélangent rarement pour jouer, d'autant qu'ils n'ont pas les mêmes centres d'interêt, ni les mêmes jeux, et surtout parce que leur développement ne s'effectue pas au même rythme. A 1'âge ou les petites filles jouent avec leurs poupées mannequin, les petits garcons jouent a 1'homme chauve-souris! Le monde des jouets marque nettement les differences: les jeux techniques et guerriers pour les garcons, les jeux d'identification du rôle feminin pour les filles. Depuis quelques années, on voit cependant certains jeux d'assemblage de pièces specialement destinés aux filles. Ainsi, tres tôt, Les enfants apprennent qu'il y a des couleurs féminines: le rose et le clair pour les filles, le bleu et les couleurs foncées pour les garcons.
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Le monde du travail conforte à son tour les modèles de comportement feminin dejà acquis dans le milieu familial, en y ajoutant leurs contraintes specifiques. Même
si la plupart des carrières sont aujourd'hui ouvertes aux femmes,
la manière d'y réussir differe, car les femmes conquièrent
plus souvent le pouvoir par la persuasion, la patience , la détermination
que par d'autres qualités plus valorisées chez les hommes.
La culture féminine représente un terrain de choix pour le commerce, et le marché qu'elle représente intéresse de nombreux secteurs. Les médias proposent tous des produits spécifiques. Par exemple, la littérature dite , non sans mépris “feminine” ou “sentimentale” réalise d’importants chiffres d'affaires. À certaines heures de la journée les programmes de la télévision s'adressent tout particulièrement aux femmes. De nombreuses entreprises de vente par correspondance s'adressent, elles aussi, a un public féminin. |
Changer de nom figure aussi parmi les caracteristiques de la culture féminine. Bien qu'aujourd'hui
la femme qui se marie ait le choix de garder son nom de naissance, elle
et elle seule, peut aussi choisir de porter le nom de son mari. Cette
coutume, toujours présente en dépit de la loi, exerce
une influence importante et produit quelquefois des changements de comportement
tout à fait spectaculaires. Changer de nom n'est pas une affaire
anodine, car cela modifie1'identité de la femme (elle ne peut
done plus être exactement la même en portant le nom de son
mari). C'est aussi une manière symbolique d'affirmer la rupture
de la femme avec son univers familial antérieur.
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Des médicaments comme le Viagra®, le Cialis® et le Levitra® appartiennent à la catégorie des inhibiteurs de la Phosphodiestérase PDE5. Patrice Cudicio explique comment cela marche et dans quelles conditions ces produits sont efficaces. Des
médicaments vraiment efficaces ... Patrice CUDICIO |
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