Le Prince Khurram,
qui deviendra le cinquième empereur Moghol, fils de Jahangir,
petit-fils d’Akbar, est un beau jeune homme de seize ans, dont
les talents s’affirment déjà depuis plusieurs années
: courageux guerrier, poète, expert en chant et en calligraphie…
Sur le marché de Meena, il reste soudain immobile, son regard
vient de croiser celui de belle Princesse Arjumand Banu Begam, âgée
de quinze ans, tout aussi belle et talentueuse que le jeune Prince.
C’est le coup de foudre immédiat entre
les deux adolescents, dès le lendemain, le prince demande à
son père l’autorisation d’épouser Arjumand.
Jahangir accepte l’idée, mais diffère la date. L’année
suivante, cependant, le Prince Khurram est marié, non pas à
sa bien-aimée, mais à une princesse perse. La coutume
musulmane n’admet pas la monogamie, bien au contraire, les princes
moghols se doivent d’entretenir un grand nombre de concubines.
Les apparences sont donc sauves. Les tourtereaux devront encore attendre
cinq ans, sans pouvoir se parler ni échanger, avant de pouvoir
se marier à la date fixée par les astrologues de la cour,
le 27 Mars 1612. La cérémonie se déroula chez la
fiancée comme l’exige la coutume musulmane, mais à
minuit, le roi convia les invités à partager un somptueux
festin , honneur fort rare. Sous le charme de sa belle-fille, il lui
accorda de nombreuses marques de distinctions et notamment celle de
changer de nom, désormais, elle serait « Mumtaz Mahal »
ce qui signifie « la préférée du palais ».
Après le mariage, les jeunes époux sont inséparables,
Mumtaz Mahal allie la beauté et l’élégance
à des qualités de cœur appréciées de
tous, elle est donnée comme modèle de la femme idéale.
Le prince est devenu, quant à lui un homme accompli, ce n’est
que seize ans plus tard, le 4 Février 1628, qu’il accède
au trône Moghol et prend le nom de Shah Jahan.
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Les fêtes
pour le couronnement de l’empereur durèrent un mois entier,
mais Shah Jahan s’aperçut très vite des nombreux
problème de son vaste empire, que son père Jahangir, trop
porté sans doute sur les plaisirs, lui léguait en héritage.
L’idylle avec Mumtaz Mahal, se poursuivit cependant sans ombre
pendant les années qui suivirent.
Au cours des dix neuf années de vie commune, Mumtaz Mahal eut
quatorze enfants dont sept seulement survécurent. En 1630, au
cours d’une campagne menée contre le dissident Khan Jahan
Lodi, l’empereur Shah Jahan avait permis à Mumtaz Mahal
de l’accompagner, bien qu’elle fut enceinte. La naissance
de l’enfant était annoncée et l’empereur envoya
un messager aux nouvelles : leur quatorzième enfant, une fille
en bonne santé venait de naître, mais aucune nouvelle de
la mère. D’autres messagers furent envoyés, mais
ce n’est que tard dans la nuit que l’Empereur apprit les
mauvaises nouvelles : Mumtaz Mahal était au plus mal et le demandait.
Shah Jahan se rendit immédiatement au chevet de sa bien-aimée,
et ne la quitta plus. Au matin, elle s’endormit à tout
jamais. L’empereur se retira une semaine entière dans ses
appartements, et quand il en sortit, il ordonna la construction d’un
grandiose mausolée en mémoire de Mumtaz Mahal.
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La légende veut
que cette dernière ait formulé deux souhaits avant
de mourir, le premier voulait que son époux n’ai
plus d’autres enfants, et le second qu’il fasse construire
un monument à sa mémoire, capable de défier le
temps pour proclamer leur amour éternel.Les travaux débutèrent
en 1632, on fit appel aux meilleurs architectes et aux meilleurs ouvriers
et artisans venus de Perse, d’Europe, et de l’empire Ottoman.
Le TaJ Mahal est fait de marbre blanc, il abrite la tombe de Mumtaz
Mahal. Il a été imaginé et conçu comme un
véritable joyau et reflète différentes couleurs
tout au long du jour et de la nuit, pour rappeler la souplesse et les
changements d'humeur de la femme: rose à l'aurore, éclatant
de blancheur à midi, doré au couchant, mystérieusement
lumineux sous la clarté lunaire. L’harmonie des formes,
l’élégance des lignes, la richesse des décors,
toute la construction symbolise le caractère intemporel de l’amour
et la beauté de Mumtaz Mahal.
